Les Villes du Monde
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Date de création : 19.06.2007
Dernière mise à jour : 02.01.2010
64 articles


KOBE. (JAPON)

Publié le 12/09/2009 à 17:07 par lesvillesdumonde
KOBE. (JAPON)
Kobé donc est une ville du Japon, sur l’île d’Honshu, peuplée par plus d’1 600 000 personnes.

Kobé située à 30 kilomètres d’Osaka, date de l’ère Meiji, de 1868 à 1912, époque où Osaka avait besoin d’un port en eau profonde, établit ici, près du petit port, déjà ancien de Hyogo. Et de nos jours, au-delà de ce port se trouvent le centre des affaires et les quartiers résidentiels. Bien qu’étant surtout un port, Kobé est aussi un important centre industriel caractérisé par la grande dimension de ses usines. 40 % d’entre elles ayant plus de 1.000 ouvriers. Il s’agit, en effet, d’industries lourdes, constructions navales. Quant aux usines d’outillage, de caoutchouc, de textile et confection, elles n’emploient que 5 % de la main-d’œuvre.

Une partie de la zone industrielle a été conquise sur la mer; le port l’a divise en deux secteurs. À l’ouest sont les chantiers navals et, dans l’intervalle le long des canaux, des établissements plus petits de fonderie, raffinerie de sucre, ateliers de travail du bois et usines d’appareillage électrique. Cependant, les industries de Kobé ont un double handicap : le manque de terrain et d’eau douce. La montagne ferme la ville au nord, celle-ci ne peut s’étendre qu’aux dépens de la mer, et de vastes polders industriels jusqu’à Osaka. Rien qu’entre 1966 et 1970, 6.000 hectares ont été conquis sur la mer.

Kobé est le premier port du Japon. Son arrière-pays comprend surtout l’énorme région industrielle s’étendant de Nagoya à l’est, jusqu’à Kyushu, à l’ouest. Un port pour les voyageurs également, qui demeure important faisant le lien avec Yokohama.

Effectivement, le coton en est la première marchandise importée. Du coton venant des États-Unis, du Mexique, et de l’Inde. Suit le caoutchouc. Le coton lui est filé et tissé hors de la ville, alors que le caoutchouc est traité sur place. Ces produits sont ensuite distribués dans tout l’ouest du pays, d’où les produits fabriqués reviennent parfois pour être exportés. Les textiles forment le tiers de ces sorties. L’acier et les produits métalliques venant ensuite. En fait, 38 % des achats et 23 % des ventes se font avec les États-Unis. Toutefois, l’Asie du Sud-Est prend une importance croissante.

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TORONTO. (CANADA)

Publié le 25/08/2009 à 18:46 par lesvillesdumonde
TORONTO. (CANADA)
Toronto est une ville du Canada, principale ville du pays, et capitale de la province de l'Ontario, peuplée par près de 3 millions de personnes.

Cet emplacement reconnu par Etienne Brulé dès 1615, fut occupé par un fort français entre 1720 et 1730 puis entre 1750 et 1759. Ce n'est qu'en 1793 qu'un établissement définitif a été fondé pour servir de centre à la colonie d'York. Toronto comptait 10 000 habitants lorsqu'elle fut érigée en ville. Au cours du XIXème siècle, la population s'accrue, Toronto qui servit de point d'entrée aux immigrants. Cette situation a été aussi valorisée par la construction du chemin de fer. Bien sûr, la ville ne joua pas un rôle aussi important que Montréal comme nœud ferroviaire, mais elle fut dès l'origine au cœur d'un réseau provincial très dense, qui favorisa le développement agricole et la création d'entreprises industrielles à Toronto.

Par la suite, c'est à ces progrès économiques et plus encore à l'immigration massive qu'est due la croissance rapide de Toronto. Une immigration essentiellement britannique bien sûr, mais également hollandaise et allemande. Ce qui fit de Toronto, une ville à la fois anglo-saxonne et protestante. Par la suite, ce sont les Israélites qui sont arrivés en grand nombre. De ce fait, à ce jour sur les plus de 800 000 personnes nées à l'étranger, soit plus de 40% de la population, on compte 400 000 Italiens, 100 000 Juifs, 50 000 Portugais et Grecs. Toronto une ville cosmopolite, puisqu'à eux seuls, par exemple, les Allemands disposent de trois journaux.

Quant à la croissance de Toronto, il faut dire qu'au recensement de 1951, la ville comptait plus d'un million d'habitants, en 1971, le double, pour atteindre actuellement les 3 millions de Torontois.

ll faut savoir que la plus grande partie de la ville est construite selon un plan en damier. Le centre des affaires occupe un rectangle de 2,5 km de longueur entre Queens Street et Bloor Street et de 600 mètres de largeur entre University Street et Yonge Street. Au nord et au sud de la falaise, se trouvent les quartiers de résidences aisés comme ceux de Forest Hill et Rosedale Park. Le reste du territoire étant le fief des résidences des classes moyennes. Enfin, les secteurs d'industrie et de commerce occupent les abords du port et suivent les voies ferrées.

On retiendra que Toronto est le principal foyer industriel de l'Ontario, l'aire métropolitaine rassemble plus de 205 000 emplois industriels. A la fin du XIXème siècle, Toronto est devenue concurrente de Montréal en étant l'un des fournisseurs des provinces de l'Ouest. Ici, l'industrie se caractérise par la prédominance des petites entreprises, 80% des sociétés ayant moins de 50 salariés.

Quant au secteur tertiaire, depuis la Seconde Guerre mondiale, il s'est accru encore plus rapidement que celui de l'industrie, employant plus de 60% de la population active. En fait, Toronto est la principale place financière du Canada. Des compagnies d'assurances, des sociétés industrielles et minières, ainsi que des banques y ont leur siège. Si bien que l'on dit de Bay Street que c'est le Wall Street de Toronto. Il faut dire qu'àprès New York, Toronto détient le record de l'Amérique du Nord pour la part de la population active employée dans le secteur de la finance soit 6,6%. Toronto, qui est également le 3ème port canadien des Grands Lacs, après Thunder Bay et Hamilton. Enfin, Toronto métropole culturelle, que ce soit par son université que par ses théatres, ses artistes ou ses écrivains. En compétition permanente avec Montréal.

Merci pour votre visite et votre lecture. Vos commentaires toujours.

JERUSALEM. (ISRAEL)

Publié le 12/01/2009 à 12:00 par lesvillesdumonde
JERUSALEM. (ISRAEL)
Jérusalem est la capitale de l'Etat d'Israël. Une ville habitée par environ 400 000 personnes. Jérusalem cœur religieux, centre de toutes les convoitises puisque juifs, chrétiens et musulmans se partagent -avec toutes les difficultés que nous connaissons- les terres.

La ville apparaît dans l'histoire, vers 2000 avant J.C. Elle porte alors le nom d'Urushalem, et l'on estime qu'au temps d'Abraham, elle comptait jusqu'à 15 000 habitants. Jérusalem était alors le centre religieux de tout Israël et Salomon y construisit un temple et un palais royal en 969 avant J.C. En 332, Alexandre le Grand mis fin à l'hégémonie des armées perses sur Jérusalem. Au IIème siècle, l'influence grecque est pesante avec l'apparition des jeux du stade à Jérusalem. Les romains, eux, s'emparèrent de la ville dès 135.

C'est les temps de Jérusalem cité romaine. De 135 à 636, elle fut une ville romaine et cela du fait de l'armée de l'empereur Hadrien. Ainsi, des migrations forcées de peuples de tout l'empire vers la nouvelle conquête, furent organisées, si bien qu'avec la présence durable de ces derniers, on y parlait le grec. Par ailleurs, avec l'instauration de l'empire chrétien en 325, Jérusalem, ville sainte du christianisme, devint un centre de pèlerinage : juifs et chrétiens cohabitaient. Cependant, dès 632, alors que les Byzantins et Perses se battaient pour reconquérir la ville, apparurent sur la scène des conquérants aux forces neuves, les Arabes, qui, unifiés par leur messager Mahomet, s'emparèrent de Jérusalem dès 638.

Ainsi, sous le commandement du calife Umar 1er, celui-ci autorisa les chrétiens à demeurer dans la ville et aux juifs à commencer de s'y installer. Bref, de 638 à 1099, Jérusalem même si elle était au main des musulmans, était tout de même habitée en majorité par des chrétiens. Toutefois, elle fut rebaptisée Al Quds qui veut dire La Sainte, et est alors la quatrième cité sainte de l'islam, après la Mecque, Médine et Damas. En 688, le calife omeyyade Abd al Malik ordonne la construction de la Coupole du Rocher, grande mosquée. Enfin, Charlemagne offrit son aide aux carolingiens pour récupérer la cité. Cependant, la riposte musulmane fut terrible puisque la calife Hakim instaura en 996 une politique d'élimination des chrétiens.

Et les siècles qui suivirent, furent toujours aussi difficiles pour Jérusalem qui passa de conquérants en conquérants. Après la défaite des musulmans face aux Turcs en 1077, les chrétiens continuaient à s'enfuir, les pélerinages cessèrent tout comme les académies rabbiniques. Ainsi, les latins s'emparèrent de Jérusalem de 1099 à 1244, puis succédèrent les mamelouks jusqu'en 1517 et les ottomans jusqu'à 1917. Enfin, plus récemment, la période du mandat britannique jusqu'en 1947 a été aussi éprouvante. Des quartiers modernes comme ceux de Talpiyot ou de Rehavia destinés aux juifs provoquèrent la colère des musulmans, et avec la montée du nazisme et la Seconde Guerre mondiale, l'on créa le 14 mai 1948, l'Etat d'Israël avec pour capitale Jérusalem.

C'est alors le début des hostilités entre arabes et juifs. Depuis Palestiniens et Israéliens se battent. Sans cesse. Jérusalem qui est en libre accès pour les croyants des trois religions conformément à la loi sur la protection des lieux saints du 27 juin 1967, car cette ville fut un temps, avec la pression jordanienne, interdite d'entrée aux juifs.

Pour finir, sachez qu'en 1948, la ville comptait 165 000 habitants, dont 100 000 juifs. De nos jours, Jérusalem est en plus d'un centre religieux, un centre d'administration et d'éducation. Les activités industrielles y sont médiocres autour de 12% de la population active. 9% de la population juive vit à Jérusalem. Jérusalem ville en majorité occupée, actuellement encore, par les juifs que l'on estime à 300 000. 75 000 musulmans et 15 000 chrétiens y sont également présents mais minoritaires.

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KYOTO. (JAPON)

Publié le 11/01/2009 à 12:00 par lesvillesdumonde
KYOTO. (JAPON)
Kyoto est l'une des principales villes du Japon, dans l'île de Honshu. Kyoto, une ville habitée par près de 2 millions d'habitants. Kyoto qui veut dire "ville-capitale".

La ville de Kyoto a été fondée en 794 par l'empereur Kammu. Celui-ci, désireux de se soustraire à l'influence grandissante des religieux, transféra sa résidence et son gouvernement sur le site d'un ancien lac. Cependant, dépouillée de son pouvoir politique par les shogun, dès la fin du XIIème siècle et enjeu de terribles guerres civiles, Kyoto n'en garda pas moins son prestige moral et intellectuel. Après l'installation d'un gouvernement militaire en 1185, Kyoto ne conserva plus que son activité artistique. Les fonctions principales étant déplacées à Kamakura.

Et les XVème et XVIème siècles n'ont pas arrangé les choses. Ruinée par les guerres, Kyoto ne retrouve sa splendeur qu'à la fin du XVIème siècle, grâce aux vastes travaux de restauration et de construction entrepris par les dictateurs qui se succèdent au pouvoir : de Oda Nobunaga à Tokugawa Ieyasu, en passant par Toyotomi Hideyoshi. Sont élevés alors des temples, des palais et des châteaux. A partir du XVIIème siècle, la classe bourgeoise s'affirme et les riches marchands de la ville stimulent les métiers de l'art: les poupées et les peignes y sont réputés.

L'époque actuelle a laissé moins de traces ici que dans les autres métropoles japonaises. D'abord, les quartiers industriels se concentrent au sud de la gare. Environ 16% de la population se livrent à des activités manufacturières, en usine ou en atelier; appareillage électrique. On retiendra également que la principale richesse de la ville provient du tourisme, 10 millions de personnes la visitant chaque année. Un grand nombre d'hôtels vivent de ce tourisme. Des touristes en grande partie Japonais puis aussi étrangers qui restent fascinés par les héritages d'antan, comme le palais impérial datant du XIXème siècle, mais également attirés par les grands magasins, qui avec les banques et établissements modernes, forment un îlot de constructions récentes au milieu de l'agglomération. Enfin, aujourd'hui encore, centre moderne ayant une grande activité artistique, Kyoto dispute à Tokyo, l'honneur d'être le haut lieu culturel du pays.

Quant à l'organisation de la ville, l'ancienne cité impériale garde une originalité marquée parmi les grandes villes japonaises. Taillée au Moyen-Age sur le plan des capitales chinoises, elle oriente le damier parfait de ses avenues selon les points cardinaux et s'axe sur le palais impérial. Ses temples et ses jardins lui confèrent une ceinture prestigieuse, et son paysage urbain, avec ses maisons de bois aux tuiles grises, lui offrent un certain charme. Kyoto qui s'intègre de plus en plus à la conurbation d'Osaka pour laquelle elle devient, peu à peu, une ville dortoir. Par ailleurs, un métro a vu le jour bien que la largeur des avenues pose moins de problème de circulation que d'autres métropoles. Et pour finir, trois voies ferrées relient Kyoto à Osaka. Et Kyoto n'est plus qu'à 2h50 de Tokyo. Toujours en train.

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KIEV. (UKRAINE)

Publié le 04/01/2009 à 12:00 par lesvillesdumonde
KIEV. (UKRAINE)
Kiev est la capitale de l'Ukraine, ancienne ville de l'ex-URSS. Elle est peuplée par près de 2 millions d'habitants, alors qu'elle était occupée par 847 000 personnes en 1939, et par 1 100 000 résidents en 1959. Elle était la troisième ville du bloc soviétique.

Kiev est l'une des plus anciennes villes de l'Europe de l'Est; elle constituait au temps de Staline le cœur de la Russie Kiévienn. Cette ville qui atteignit son apogée sous le règne de Iaroslav le Sage de 1019 à 1054, en devenant le siège gouvernemental et en se couvrant de monuments remarquables, comme la cathédrale Sainte Sophie, par exemple. La décadence vint au XIIème siècle, lorsque Kiev fut délaissé au profit de Vladimir. Tombée entre les mains des envahisseurs Mongols, le replie de la ville se poursuivit car elle fut réduite à une agglomération de faible importance du XIIIème au XVIIIème siècle et suzeraine du royaume de Pologne du XIVème au XVIIème siècle.

Et c'est la reconquête russe qui lui permit un nouveau départ. Elle renaquit à partir de 1654 et surtout au cours du XVIIIème siècle, lorsque Catherine II décida la conquête et la colonisation des contrées de l'est. Ainsi, de siège gouvernemental local, elle devint la capitale de la Petite Russie, et lors de la formation de la République soviétique d'Ukraine en 1918, elle perdit son titre de capitale d'Ukraine au profit de Kharkov, mais dès 1934, elle retrouva sa nomination. Par ailleurs, elle fut endommagée gravement au cours de la Seconde Guerre mondiale. C'est bien sûr à partir de 1991, que l'Ukraine a été indépendante et que Kiev dirigeait jusqu'à maintenant tout le pays.

Actuellement, la presque totalité de l'agglomération entourant la vieille ville s'est étalée sur les plateaux dominants. Sur les anciens marécages aujourd'hui asséchés, y sont construits des quartiers nouveaux très peuplés. De plus, port dont le trafic s'élève à plusieurs millions de tonnes par an, produits agricoles et matériaux de construction essentiellement, Kiev a su aménager de nombreux barrages le long du fleuve Dniepr, tirant ainsi profit des débits de ce dernier pour le ravitaillement en électricité.

Le rôle de capitale est attestée par la présence des premières universités du pays fondées en 1834. De plus, Kiev reste le foyer ukrainien de la culture par ses librairies et ses clubs. L'industrie s'y est développée d'abord en rapport avec les activités fluviales, puis avec l'essor de l'agriculture. Une certaine activité est aussi assurée par les usines électroménagers ou de fabrication de motos. Enfin, la pétrochimie s'y est récemment installée.

Kiev, une capitale artistique parce qu'elle le berceau de l'art et de l'architecture de toute l'Ukraine. La cathédrale Sainte Sophie, construite en 1037 sous Iaroslav le Sage, en est un emblème fort, avec ses 13 coupoles, sa double galerie et ses murs marbrés. Enfin, si le quartier le plus ancien de Kiev est le Podol, où se concentraient autrefois les commerces, le foyer spirituel et intellectuel de la ville, se trouve le grand monastère de la "Laure des Grottes", fondé au XIème siècle. Son ensemble qui renferme des bâtiments et des églises, fut souvent abîmé par des incendies.

Merci pour votre visite. Et votre lecture. Vos commentaires.

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KINSHASA. (REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO)

Publié le 04/01/2009 à 12:00 par lesvillesdumonde
KINSHASA. (REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO)
Kinshasa est une capitale peuplée par plus de 8 millions de personnes. Capitale de l'ancien Zaïre, aujourd'hui rebaptisé République Démocratique du Congo, elle est située sur le fleuve Congo.

De son ancien nom Leopoldville, ainsi appelée en hommage au roi des Belges Leopold II, la ville fut d'abord un poste militaire fondé en 1881 par Henry Morton Stanley sur la rive méridionale du Stanley Pool, actuellement Pool Malebo. L'agglomération n'a pris le nom de Kinshasa qu'en 1966, en référence à un village situé sur l'emplacement actuel du quartier de la gare. Et c'est l'achèvement, en 1897, de la voie ferrée Matadi-Leopoldville qui donna à cette ville une importance capitale.

C'est aussi le transfert des activités vers Kinshasa, en 1926, qui a changé la donne. Le transfert des services du gouvernement général jusqu'à là installés à Boma, dota la ville d'une fonction administrative à laquelle se sont ajoutées, plus tard, d'importantes fonctions industrielles et intellectuelles. Ainsi, la croissance de la population a suivi une courbe de plus en plus tendue. De 5 000 habitants en 1889, la ville passait à 30 000 en 1925, 50 000 en 1940 et 200 000 en 1950. Et à la veille de l'indépendance, l'agglomération comptait 400 000 résidents. Après 1960, aucun obstacle ne s'opposait à une immigration urbaine incontrôlée puisque la capitale offrait un refuge sûr à tous ceux qui fuyaient les zones troublées de l'intérieur. C'est cet exode rural et une forte natalité, à savoir 56 pour 1000, qui ont porté la population à 1 million de personnes à la fin des années 1960 et à plus de 2 millions en 1974.

Quant aux différentes étapes de transformation de la ville: alors que le site originel qui est la baie de Galiéma abrite les premières installations portuaires et les habitations européennes, très vite, un second noyau s'est développé à Kinshasa, celui-ci autour de la gare. En 1960, la ville couvrait 5 500 hectares, mais le flot énorme d'immigrants a poussé les limites de la ville vers le sud et le sud-est. L'agglomération s'étend à présent sur 30 000 hectares.

Les quartiers urbains sont assez contrastés. Les quartiers de types européens bordent le fleuve et comprennent le centre des affaires, la zone administrative et plusieurs zones résidentielles. Les buildings, les larges avenues, les espaces dégagés, mais aussi les pavillons luxueux, témoignent d'une volonté d'urbanisme moderne, et la densité humaine y est faible avec 36 habitants à l'hectare. Quant aux quartiers plus modestes que l'on appelle là bas les Cités, il s'agit de petites maisons anciennes, en briques sèches, mais l'aspect de l'habitat est rarement misérable, les espaces ont une fonction quasi-uniquement résidentiel avec ici ou là des commerces et artisanats qui animent ces quartiers où la densité atteint un niveau particulièrement élevé puisque plus de 200 personnes à l'hectare y vivent.

Les activités à Kinshasa y sont extrêmement variées. Bien sûr, le secteur tertiaire occupe plus des deux tiers de la population active, mais le secteur secondaire moderne a connu son essor précoce. Ce qui a fait de Kinshasa le premier centre industriel de la République Démocratique du Congo. Les besoins alimentaires sont couvert par plusieurs brasseries et fabriques de sodas, de minoteries de maïs, des usines de pâtes alimentaires et de biscuits ou de confiseries... Enfin, le développement des cultures maraîchères et l'activité des pêcheurs maintiennent un secteur primaire.

Kinshasa, cette ville qui doit apprendre à résoudre ses problèmes de structurations urbaines, d'équipements collectifs tout en maintenant son unité nationale qui est menacée.

A bientôt. Merci. Et vos commentaires sont les bienvenus.

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KHARTOUM. (SOUDAN)

Publié le 04/01/2009 à 12:00 par lesvillesdumonde
KHARTOUM. (SOUDAN)
Khartoum est la capitale de la Rèpublique du Soudan. Elle est habitée par plus de 700 000 personnes. Khartoum de l'arabe Al -khartum, qui veut dire "trompe d'éléphant" en référence à la forme du confluent des deux Nil.

Khartoum a été fondée par l'armée égyptienne vers 1821, et cette ville s'est rapidement développée jusqu'en 1946. Date où sa population était déjà estimée à 60 000 habitants, mais des épidémies diverses, dont celle du choléra, avaient ramené ce chiffre à 20 000 en 1870. Après l'occupation anglaise, l'agglomération s'est développée en trois villes: Khartoum centre, moderne, administratif, commercial et militaire; Khartoum nord sur la rive droite du Nil Bleu, zone résidentielle bientôt gagnée par l'industrialisation; et Omdourman, sur la rive gauche du Nil Blanc, qui demeure une ville africaine dense avec des milliers de maisons d'argile séchée, mais aussi l'un des marchés traditionnels le plus important, avec également de nombreuses mosquées et la tombe du Mahdi. Par ailleurs, des ruines des anciennes fortifications sont visibles le long du fleuve.

Et c'est ainsi que la ville a été organisée: les emplacements les plus favorisés dans chacune des trois villes sont les corniches des fleuves. Dans Khartoum, le front de berge du Nil Bleu est occupé par les ministères, les résidences officielles et plus à l'est par l'université. En arrière et jusqu'à hauteur de la gare centrale, viennent les centres de commerces et d'affaires, ainsi que les anciens quartiers résidentiels des classes aisées, de même que les quartiers d'étrangers expatriés, essentiellement des Italiens et des Grecs.

Et au-delà de la gare, se sont développés des quartiers résidentiels modernes, à la fois des villas somptueuses des classes riches ou du corps diplomatique, et une colonie dense de maisons en terre à un étage abritant plus de 50 000 personnes. Par ailleurs, Khartoum est la seule ville soudanaise à posséder de nombreux buildings, et plus loin vers le sud, apparaissent des bidonvilles. Enfin, l'aéroport est également situé au sud depuis le déplacement de son site initialement au nord d'Omdurman. En fait, il faut dire que les trois villes se sont développées inégalement au cours du XXème siècle. Tandis que Khartoum et Omdurman groupent, chacun un peu plus de 300 000 habitants, Khartoum-Nord, lui est deux fois plus peuplé.

Outre, le fait d'être la capitale politique et intellectuelle du pays, cette ville et son agglomération regroupent les principaux services commerciaux, et, à l'exception des usines d'égrenage du coton, des cimenteries et des ateliers ferroviaires, elle possède pratiquement toutes les industries modernes ainsi qu'un important artisanat. Par ailleurs, c'est la région qui possède le plus haut revenu par habitant de tout le Soudan. Et presque tous les Soudanais instruits y sont employés. Enfin, 90% des véhicules enregistrés au Soudan le sont dans cette agglomération.

Merci pour votre lecture. Vos commentaires.

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IZMIR. (TURQUIE)

Publié le 04/01/2009 à 12:00 par lesvillesdumonde
IZMIR. (TURQUIE)
Izmir avec ses près de 800 000 habitants est la troisième ville de Turquie. C'est le premier port exportateur du pays, concentrant la vente de produits des riches vallées agricoles de l'Egéide. Izmir de son ancien nom Smyrne se situe aux abords de la mer Egée. Izmir est la seconde ville industrielle de la Turquie, après Istanbul, avec 31% de sa population active dans le secteur secondaire. Izmir, ville qui organise annuellement le grand siège d'une foire, restant la principale animation commerciale de la façade égéenne.

Smyrne est née de ses activités portuaires. Il s'agit en réalité d'un carrefour d'où l'on gagne aisément les vallées voisines du Gédiz et du Grand Méandre, voies permettant l'accès direct à l'intérieur des terres. Et c'est sa position centrale sur la façade égéenne qui explique son rayonnement. Cependant, Smyrne n'était pas seule à s'enrichir de la pêche puisque d'autres ports prétendaient, dans l'Antiquité, à la même fortune, comme celui de l'Ephèse, qui, au débouché du Petit Méandre a été longtemps le plus grand port du pays.

Mais d'autres ports ont été de grands concurrents. Les villes du bas cours du Grand Méandre, comme celle de Milet ou de Priène, furent aussi prospèrent de part leurs activités, alors que la ville de Smyrne restait en ces temps, modeste. Rebatie au VIème siècle avant Jésus Christ par Lysiamique, lieutenant d'Alexandre, sur les flancs de l'acropole du mont Pagos, cette dernière dut essentiellement sa croissance au déclin progressif de la cité voisine Ephèse. Ainsi, dès l'époque romaine, certains l'a considérait déjà comme l'une des plus belles villes d'Asie.

Et Smyrne conserva son privilège parce qu'à la fin du XIXème siècle. En 1886, Smyrne se dota d'un port artificiel en plus du détournement de la vallée du Gédiz, dont la menace du colmatage était pesante sur la pérennité du port. C'est de ce fait, que cette cité débuta ses exportations internationales. Et cela aussi grâce à l'ouverture du pays au commerce occidental.

Quant à la morphologie urbaine d'Izmir, elle est bien entendu de type méditerranéen. Au pied de la colline de la citadelle, vers le nord-est, s'étendent le quartier du bazar, puis du port. Près de celui-ci se situe une première concentration industrielle, constituée surtout par des industries de préparation alimentaires, comme les raisons secs, par exemple. Au sujet de la répartition des densités de population, elles sont fortes dans la zone en arrière du quartier portuaire et industriel puis baissent dans les espaces résidentiels.

Izmir s'est étendue largement vers le nord, dans la basse plaine. C'est là que se situe, au nord du port, l'avenue résidentielle la plus aisée de la ville, en bordure de mer, l'avenue Kordon. Quant au quartier de la gare, il est désormais cerné par celui du nouvel espace industriel, qui produit textile et coton. Enfin, Karn Yaka est le quartier balnéaire et estival. Autrement dit une banlieue résidentielle aisée.

Merci pour votre visite. Vos commentaires bien sûr.

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TURIN. (ITALIE)

Publié le 03/09/2008 à 12:00 par lesvillesdumonde
TURIN. (ITALIE)
Turin est une ville d'Italie. Il s'agit en réalité de la capitale du piémont italien. Elle est habitée par près d'1 500 000 Turinois. C'est une ville qui est située sur une basse terrasse proche du confluent du Pô et de la Doire Ripaire, qui correspond en fait à une situation de carrefour.

C'est sur le site, sans doute, de l'ancienne Taurasia, cité du peuple des Taurini, détruite en 218 avant Jésus Christ par Hannibal, qu'Octave Auguste fonda la colonie romaine d'Augusta Taurinorum. Après la chute de l'empire romain, la cité traverse une période obscure, durant laquelle Turin est confiée de duchés en comtes. Alors que celle-ci veut lutter pour son indépendance, elle doit finalement se soumettre à la maison de Savoie en 1820.

En 1418, sous Amédée VIII, Turin devient la capitale de la Savoie. Ce n'est encore qu'une petite ville, peu différente de l'ancienne cité romaine, mais dont la population va rapidement s'accroître au cours du XVIème siècle. De grands travaux de fortifications sont mêmes terminés en 1566 sous Emmanuel- Philibert Ier. C'est à ce moment que la ville se couvre de superbes édifices, qui constituent un très bel ensemble baroque. Et ce sont les rois Victor-Amédée Ier, Charles Emmanuel II et Victor Amédée II, qui contribuent à son embellissement. Mais c'est surtout le roi Charles Emmanuel III qui y fera preuve de sa magnificence. C'est ainsi que Montesquieu qualifiera Turin comme étant "le plus beau village du monde".

Les Français sont venus occuper Turin de 1536 à 1562 et l'ont assigné à deux reprises en 1640 et 1706. Et c'est encerclée de mai à septembre et soumise à un bombardement intense, que la ville n'est délivrée qu'après la victoire du Prince Eugène sur Philippe d'Orléans le 7 septembre 1706. Cependant, elle est annexée à la France par Bonaparte, après être reconquise de nouveau en 1798. Elle devient alors de 1802 à 1814, le chef-lieu du département français du Pô. Ce n'est qu'en 1861, qu'elle est considéreé, après la réalisation de l'unité italienne, comme la capitale du nouveau royaume d'Italie. Mais, elle ne le resta qu'un temps jusqu'à ce que la ville concurrente Florence, là où résideront les rois, soit nommée dès 1865, capitale italienne.

Actuellement les fonctions de Turin sont variées. Le rôle tertiaire est certes bien développé grâce à l'administration, à l'université ainsi qu'aux banques et aux mouvements touristiques. Mais en fait, l'industrie l'emporte de loin. Le secteur mécanique est essentiel avec la construction automobile, qui représente 90% de la production italienne. Fiat en est un emblème important. Bref, Turin est de nos jours le deuxième centre industriel de l'Italie. Philips, Michelin ou encore même l'Oréal y ont leur siège. Turin est également une capitale culturelle et idéologique. C'est à Turin qu'est né, à la fin du XIXème siècle le mouvement socialiste. On l'a compris même si Turin a vu son rôle politique décliner, son importance économique ne cesse par contre de s'affirmer.

Et ces activités ont eu des conséquences directes sur la ville. D'abord, elles ont suscité de forts mouvements migratoires. Si bien que Turin est passée de 173 000 habitants en 1861 à 720 000 en 1951. Puis en vingt ans, a fait un bond de près de 500 000 personnes. Tout cela a transformé le visage de la ville. Le centre actuel tend à rassembler les fonctions tertiaires, même si dans ses immeubles les plus anciens les immigrés s'entassent. Vers l'est, au delà du Pô, l'urbanisation est lente car les terrains sur les collines sont chers. Tandis que dans les autres directions, habitations et usines s'étendent.

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BANGKOK. (THAILANDE)

Publié le 27/06/2008 à 12:00 par lesvillesdumonde
BANGKOK. (THAILANDE)
Bangkok est la principale ville du pays thaïlandais. Elle est habitée par plus de 9 millions de personnes. Bangkok qui signifie " la ville des anges" ou "la cité des divinités".

L'évolution de la ville débute dès 1765, lorsque que les Birmans ont envahi la plus grande partie du bassin Ménam et s'emparèrent en 1767, d'Ayuthia, l'ancienne capitale du Siam à 70 kilomètres au nord de Bangkok, qu'ils détruisirent par ailleurs. Le général Taksin avait pu s'enfuir et s'installer à Thonburi, sur la rive droite du Ménam, une nouvelle capitale, où il se fit couronner à la fin de l'année 1767. Son successeur, Rama 1er, construit à partir de 1782 sa résidence sur l'autre rive du fleuve. Ce palais, entouré par une double ligne de fortifications, constitua le premier noyau de la ville de Bangkok qui commença à se développer. Cette première ville fut construite à l'image de l'ancienne capitale Ayuthia. Ce fut d'abord un site à l'abri des invasions birmanes.

1855 est une date tournant dans le développement de Bangkok, où se fut l'année où un traité signé avec l'Angleterre permettait une ouverture au commerce international. Avec le début de l'influence occidentale et l'immigration massive des Chinois, la ville s'étendit vers le sud. A la fin du XIXème siècle, Bangkok était déjà une grande ville, avec une population de l'ordre de 350 000 habitants. Cette évolution a fait de Bangkok une cité double: d'une part, la cité royale, centre du pouvoir politique, comprenant les ministères, les tribunaux, les principaux temples bouddhiques et le palais royal; et d'autre part, la cité commerciale avec les boutiques, les banques, notamment dans le quartier chinois de Sampeg. Enfin, Bangkok n'a cessé de s'étendre surtout vers l'est et le sud, tout au long du XXème siècle, et cette croissance de la ville s'est particulièrement accélérée au cours des années 60, avec les aides américaines.

Aujourd'hui, le Grand Bangkok est devenu une métropole moderne; il faut dire que de larges avenues rectilignes ont été aménagées pour la circulation, en accroissement constant. En plus de cela, de grands buildings, luxueux hotels ou encore des sièges de compagnies commerciales se sont installés. Un quartier administratif et universitaire ont été crées entre la ville et l'aéroport international de Don Muang. Bangkok se développe surtout le long de ses axes de communication, les bidonvilles y sont très rares; par ailleurs, les marchés flottants sur les eaux font toujours le charme de cette capitale.

C'est également une capitale économique et politique: avec un dixième de la population du pays, Bangkok est la seule grande ville de Thaïlande. Cette importance s'explique par la centralisation des activités administratives, intellectuelles, politiques et économiques du royaume. La population s'est accrue jusqu'à la Seconde Guerre Mondiale, surtout grâce à l'immigration chinoise. Mais, depuis 1940, les paysans Thaïs sont venus peupler davantage la capitale. On estime à plus de 50% la population originaire de Chine, et avec ses 9 millions d'habitants, Bangkok est la deuxième grande ville d'Asie du sud-est, après Djakarta. La capitale rassemble tous les départements ministeriels, le Parlement et la Cour, et les entreprises y sont nombreuses. Enfin, le port de Bangkok, dont le trafic dépasse les dix millions de tonnes, assure notamment des exportations de riz et de maïs.

Bangkok est le cœur du pays, cette ville est au centre de tous les réseaux de communication. La capitale attire tous les trafics. Les quatre grandes voies ferrées, comme celle de la frontière cambodgienne, convergent toutes vers la gare de Bangkok. Il en est de même pour le réseau routier. Quant à l'aéroport, il a une importance internationale, dépassant maintenant celle de Singapour, il est une escale pour les lignes joignant l'Europe à l'Extrême Orient. Le site touristique en puissance est aussi le fief des congrès internationaux et des sièges de conférences. Enfin, au niveau international, c'est la Commission économique pour l'Asie et l'Extrême Orient des Nations Unies qui y est installée de façon permanente.

Voilà pour Bangkok... Merci pour votre lecture... Vos commentaires..

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