Publié le 27/06/2008 à 12:00 par lesvillesdumonde
Bonjour à tous et bienvenue à Bangkok...
Bangkok est la principale ville du pays thaïlandais, elle est habitée par plus de 9 millions de personnes. Bangkok qui signifie " la ville des anges" ou "la cité des Divinités".
L'évolution de la ville débute dès 1765, lorsque que les Birmans ont envahi la plus grande partie du bassin Ménam et s'emparèrent en 1767, d'Ayuthia, l'ancienne capitale du Siam à 70 kilomètres au nord de Bangkok, qu'ils détruisirent par ailleurs. Le général Taksin avait pu s'enfuir et s'installer à Thonburi, sur la rive droite du Ménam, une nouvelle capitale, où il se fit couronner à la fin de l'année 1767. Son successeur, Rama 1er, construit à partir de 1782 sa résidence sur l'autre rive du fleuve. Ce palais, entouré par une double ligne de fortifications, constitua le premier noyau de la ville de Bangkok qui commença à se développer. Cette première ville fut construite à l'image de l'ancienne capitale Ayuthia. Ce fut d'abord un site à l'abri des invasions birmanes.
1855 est une date tournant dans le développement de Bangkok, où se fut l'année où un traité signé avec l'Angleterre permettait une ouverture au commerce international. Avec le début de l'influence occidentale et l'immigration massive des Chinois, la ville s'étendit vers le sud. A la fin du XIXème siècle, Bangkok était déjà une grande ville, avec une population de l'ordre de 350 000 habitants. Cette évolution a fait de Bangkok une cité double: d'une part, la cité royale, centre du pouvoir politique, comprenant les ministères, les tribunaux, les principaux temples bouddhiques et le palais royal; et d'autre part, la cité commerciale avec les boutiques, les banques, notamment dans le quartier chinois de Sampeg. Enfin, Bangkok n'a cessé de s'étendre surtout vers l'est et le sud, tout au long du XXème siècle, et cette croissance de la ville s'est particulièrement accélérée au cours des années 60, avec les aides américaines.
Aujourd'hui, le Grand Bangkok est devenu une métropole moderne; il faut dire que de larges avenues rectilignes ont été aménagées pour la circulation, en accroissement constant. En plus de cela, de grands buildings, luxueux hotels ou encore des sièges de compagnies commerciales se sont installés. Un quartier administratif et universitaire ont été crées entre la ville et l'aéroport international de Don Muang. Bangkok se développe surtout le long de ses axes de communication, les bidonvilles y sont très rares; par ailleurs, les marchés flottants sur les eaux font toujours le charme de cette capitale.
C'est également une capitale économique et politique: avec un dixième de la population du pays, Bangkok est la seule grande ville de Thaïlande. Cette importance s'explique par la centralisation des activités administratives, intellectuelles, politiques et économiques du royaume. La population s'est accrue jusqu'à la Seconde Guerre Mondiale, surtout grâce à l'immigration chinoise. Mais, depuis 1940, les paysans Thaïs sont venus peupler davantage la capitale. On estime à plus de 50% la population originaire de Chine, et avec ses 9 millions d'habitants, Bangkok est la deuxième grande ville d'Asie du sud-est, après Djakarta. La capitale rassemble tous les départements ministeriels, le Parlement et la Cour, et les entreprises y sont nombreuses. Enfin, le port de Bangkok, dont le trafic dépasse les dix millions de tonnes, assure notamment des exportations de riz et de maïs.
Bangkok est le cœur du pays, cette ville est au centre de tous les réseaux de communication. La capitale attire tous les trafics. Les quatre grandes voies ferrées, comme celle de la frontière cambodgienne, convergent toutes vers la gare de Bangkok. Il en est de même pour le réseau routier. Quant à l'aéroport, il a une importance internationale, dépassant maintenant celle de Singapour, il est une escale pour les lignes joignant l'Europe à l'Extrême Orient. Le site touristique en puissance est aussi le fief des congrès internationaux et des sièges de conférences. Enfin, au niveau international, c'est la Commission économique pour l'Asie et l'Extrême Orient des Nations Unies qui y est installée de façon permanente.
Voilà pour Bangkok... Merci pour votre lecture... Vos commentaires..
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Publié le 18/06/2008 à 12:00 par lesvillesdumonde
Bonjour à tous et bienvenue à la découverte de Salvador...
Salvador est une ville du Brésil au cœur de l'Etat de Bahia, elle est occupée par plus d'un million de personnes. C'est la cinquième ville du Brésil. Salvador de son ancien nom Sao Salvador.
C'est en 1549 que Tomé de Sousa créa la ville, qui fut la plus ancienne cité du Brésil et la capitale de la colonie jusqu'au XVIIIème siècle, avant d'être remplacé par Rio de Janeiro. Elle dut sa croissance non seulement à sa fonction de capitale, mais également à son rôle de port d'exportation de la canne à sucre. Mais elle fut aussi tristement un grand lieu de commerce d'esclaves. De ce fait, au début du XXème siècle, sa population dépassait déjà les 200 000 habitants.
Il y a eu ensuite une période de relative stagnation: il faut dire que les fonctions urbaines ne connaissaient aucun développement spectaculaires même si sa population continuait à s'accroître du fait des migrations. Et c'est aussi pour promouvoir le développement de Salvador qu'elle fut choisie comme pôle d'implantation industriel dans le cadre d'un plan d'aménagement, qui à long terme lui a permis d'accroître sa richesse surtout grâce aux prélèvements de pétrole; alors qu'auparavant cette ville n'abritait seulement que des usines textiles et alimentaires traditionnellement liées au marché urbain.
Ainsi, c'est l'industrie de la raffinerie qui a permis l'essor d'un certain nombre d'industries chimiques. Effectivement, on s'est mis à produire du kérosène, du gaz; en plus les incitations fiscales, et les subventions, ajoutées aux facilités de crédit, ont permis la création d'un immense complexe dans la zone banlieusarde d'Aratu, située à 16 kilomètres de Salvador qui reste bien desservie par de routes. On y compte d'ailleurs plus d'une centaine d'entreprises. Cette fonction s'ajoute aux activités traditionnelles, qui animent toujours le centre des affaires de Salvador.
De plus, il faut souligner que cette ville brésilienne est un centre de maisons de commerce et d'entrepôts. C'est aussi un centre bancaire, mais sa fonction la plus importante repose sur son rôle intellectuel et culturel, lié bien sûr à son passé d'anciennne capitale coloniale. Son université possède un certain nombre de centres de recherche, notamment dans le domaine de la civilisation afro-brésilienne, Salvador étant la ville qui détient la plus forte proportion de population noire.
Cependant, cette ville n'est pas épargnée par le fléau de la pauvreté; Salvador doit faire face à un surpeuplement très net par rapport au nombre d'emplois offert et l'accroissement accéléré des années 70 et 80 n'a fait qu'amplifier le phénomène, parce que la misère des campagnes chasse de plus en plus de monde vers la misère des villes, ces populations s'abritant dans des bidonvilles.
Justement, l'organisation de la ville de Salvador est particulière parce que les quartiers marécageux, abandonnés, sont occupés par la fraction de la population qui n'a pu s'insérer dans l'économie urbaine; et puis il y a la vieille ville, entre les espaces de verdures, centre des affaires et monuments baroques, découpée par des taudis misérables. Quant aux quartiers aisés, ils sont remarquables face à la mer, véritable attrait touristique.
Des touristes qui font le détour pour profiter des richesses culturelles. Salvador est également remarquable par son architecture religieuse. Il faut le dire, cette ville possède un grand nombre d'édifices religieux, allant des églises aux chapelles et autres couvents. Tout cela œuvre des Jésuites dès leur arrivée au XVIème siècle. L'héritage est désormais riche: le couvent de Santa Teresa, fait aujourd'hui office de musée des Beaux-Arts. Sans oublier, le couvent de Sao Francisco détruit par l'invasion hollandaise puis reconstruit; et l'église de la Conceiçao da Praia. Tous ces édifices parmi tant d'autres aussi historiques que prestigieux, participent à la beauté de toute une ville, qui vacille entre richesse et pauvreté.
Merci pour votre visite et votre lecture... Vos commentaires et à Bientôt...
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Publié le 08/05/2008 à 12:00 par lesvillesdumonde
Bonjour et partons pour St Louis...
St louis est peuplée par plus de 2 millions et demi de personnes. Elle se situe dans l'état américain du Missouri, à proximité du fleuve Mississippi, où certaines activités portuaires fleurissent.
Il faut d'abord savoir que la situation de St Louis est remarquable parce que riverain du Missouri, celui-ci lui offrait et lui offre toujours d'ailleurs, une voie immense vers le nord-ouest de l'ancienne Louisiane, et sa proximité d'un autre cours d'eau, à savoir l'Illinois, situé à une trentaine de kilomètres de St Louis, lui permet de rejoindre les Grands Lacs. Et ce sont Pierre Laclede et Auguste Chouteau, fondateurs de la ville en 1764, qui choisirent ce point stratégique, comme centre de leur commerce des fourrures avec les Indiens.
De plus, non loin de là se trouve la confluence de l'Ohio, et c'est sa vallée qui a servi d'axe de peuplement américain, assurant alors un accès direct au territoire du Missouri, et sa capitale de l'époque, St Louis. Et c'est à partir de 1820, que sa situation entre l'Ohio et le vaste bassin du Missouri, prit toute sa valeur, avec l'avènement de la navigation à vapeur.
Après 1850, la construction des voies ferreés en direction de l'ouest ou du sud-ouest renforça l'avantage de sa position: St Louis est devenue alors une des portes de l'ouest pour le marché des produits agricoles et du bétail, vers le centre et le sud des Grandes Plaines. Cependant, ses fonctions commerciales et ses premiers développements industriels furent entravés par l'expansion de Chicago, bientôt grand carrefour ferroviaire du pays, grâce au dynamisme de ses hommes d'affaires mais surtout grâce à son éloignement et sa non-implication dans la guerre civile dans laquelle fut, au contraire, impliqué St Louis.
Actuellement, certaines fonctions du moment sont comme un héritage historique, certaines activités anciennes se prolongent, à l'image du commerce de fourrure. Autrefois poste de traite de fourrure, St Louis en est désormais un marché important, et une foire internationale s'y tient même chaque année, sans compter que la ville possède de nombreux magasins de fourrure. Marché agricole également puisque St Louis possède le plus grand nombre d'abbatoirs et d'industries alimentaires diverses de tous les Etats du Grand Ouest. Enfin, St Louis est le grenier de blé et de soja.
Mais, on imagine que cette ville vit d'autres activités; on retiendra d'abord que port fluvial depuis ses origines, St Louis est aujourd'hui le siège de compagnies de navigation et possède des chantiers navals. A cette activité s'est ajoutée la construction de wagons et d'automobiles. Au total, on estime que 30% de la population active est employée dans l'industrie ce qui fait de cette ville, la 7ème au rang des agglomérations industrielles des Etats-Unis.
St Louis a subi de profondes modifications tant démographiques que sociales, elle doit faire face au déclin dans la ville propement dite, puisque sa population est tombée de 856 000 en 1960 à 622 000 en 1970, et à près de 500 000 de nos jours. En plus de cela, les Blancs ont tendance à quitter le centre-ville pour préférer la banlieue pendant que les Noirs réoccupent cet espace, si bien que leur proportion au centre est passé de 13,4% en 1940 à 41,3% en 1970, à plus de 50% de nos jours.
Il y a eu de plus une transformation urbaine, parce qu'on a réfusé la ghettoïsation par la destruction des taudis et l'amélioration de l'habitat. D'autre part, on a éxécuté de remarquables travaux d'embellissiment, avec des jardins et des fontaines entre des immeubles modernes. Par ailleurs, St Louis doit rivaliser avec ses villes concurrentes, comme Dallas, Denver, ou Kansas City, qui l'a menacent sur le marché des Grandes Plaines et sur ses activités de redistribution des marchandises.
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Publié le 04/05/2008 à 12:00 par lesvillesdumonde
Bonjour à tous... Bienvenue à Karachi...
Karachi est l'une des principales villes et ports du Pakistan, elle est occupée par plus de 5 millions de personnes. Elle est située au débouché de la vallée de l'Indus, un peu en dehors du delta, et cette ville a connu un essor récent.
Il faut d'abord savoir que ce sont des communautés de marchands et de pêcheurs qui se sont installées au XVIIème siècle sur l'île de Kiamari et sur la presqu'île de Manora, en face d'une péninsule séparant l'embouchure de deux rivières modestes, la Layari et la Malir. Mais cette installation côtière ne permit pas la mise en place d'un grand comptoir, comparable à Bombay ou à Calcutta, par exemple, dans la mesure où l'arrière pays est désertique, et parce que les souverains n'acceptèrent pas l'installation des Européens.
Et un premier tournant fut pris en 1843, à la suite de la conquête anglaise, il faut dire que Sir Charles Napier, qui avait eu l'initiative de cette conquête s'efforça de développer Karachi. Toutefois, ce n'est qu'avec l'essor de la culture du coton le long de l'Indus et l'augmentation rapide de la production pendant la guerre civile américaine que Karachi acquit de l'importance. Mais encore, bien plus tard, en 1947, le port était d'une importance limitée, comparée à celle de Bombay, qui concurrençait victorieusement cette ville pakistanaise.
L'indépendance du Pakistan en 1947 a permis une nouvelle donne pour Karachi, qui fut préféré à Lahore, une autre ville du Pakistan, trop proche elle, de la frontière, ainsi Karachi fut choisit comme capitale du nouvel Etat fédéral. Et elle le resta jusqu'en 1967 avant le transfert du gouvernement à Rawalpindi, ville à proximité de laquelle s'est construite la capitale du moment, à savoir Islamabad.
Il n'empêche que pendant cette période, Karachi se développa rapidement; elle commença à croître de façon sans précédent, et cela sous une double impulsion. D'une part, les industriels sont venus s'installer près du centre de décision politique; d'autre part, de nombreux réfugiés de l'Inde vinrent également y résider. Ces réfugiés qui constituaient en 1960, environ les deux tiers de la population. Parmi eux, il y avait un grand nombre de gens dotés d'un réel esprit d'entreprise et de capitaux.
On imagine alors que Karachi a subi de profondes transformations: cette ville est devenu en même temps qu'un centre administratif, une ville industrielle, et des investissements considérables y furent engagés, si bien que les deux tiers des dépenses de logements faites pour le Pakistan, furent concentrés à Karachi. Il est moins étonnant alors que la population soit passée de 350 000 habitants en 1947 à plus de 2 millions en 1960, pour atteindre les plus de 5 millions actuellement. Karachi qui vit, par ailleurs de son port, qui sert à l'exportation du coton, mais aussi des produits sidérurgiques.
Quant à l'organisation spatiale de l'urbanisation, on retiendra que l'agglomération s'est développée très vite. Elle est encore mal organisée et insuffisamment équipée, et ne comprte guère de beauté architecturale. Le port qui s'étend sur trois kilomètres, est entouré d'un quartier commercial et artisanal assez serré, et au nord-ouest de celui-ci, est remarquable un quartier pauvre. Dans certains espaces, c'est plus de 80% des résidents qui vivent dans des huttes, où les conditions de vie, il faut le dire, laissent à désirer. On estime même que les trois quarts des logements de Karachi sont dépourvus d'eau et d'électricité. Enfin, il y a comme partout les villas des quelques privilégiés riches qui se développent vers l'est de la ville, tandis que le nord-est de l'agglomération est formé de quartiers résidentiels de niveau moyen.
Merci pour votre lectures... Remarques et suggestions sont les bienvenues...
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Publié le 17/02/2008 à 12:00 par lesvillesdumonde
Bonjour et bienvenue à Salzbourg...
Salzbourg est une ville autrichienne occupée par près de 170 000 personnes. Sa situation, sur le fleuve Salzach, au pied des Alpes, correspond à un important carrefour. Le nom de cette cité n'est pas sans rappeler les richesses des sous-sols en sel.
C'est pendant la période romaine, que la ville de Salzbourg est née sur la rive droite de la Salzach. Salzourg par ailleurs s'appelait à cette époque Juvavum. Pendant les temps médiévaux, se dégagèrent les quartiers qui devinrent les noyaux de la ville actuelle, comme celui de Bischofsburg avec les abbayes Sankt Peter, mais aussi celui de Nounberg. Mais c'est à partir du XIXème siècle que la ville s'est fortement développée entre croissance urbaine et croissance de sa population.
Pendant la période contemporaine, alors que Salzbourg fut longtemps une principauté religieuse, un prince archevêque y exerça son pouvoir et renforça l'autonomie urbaine par rapport à l'Autriche, à laquelle cette ville ne fut rattachée définitivement qu'en 1816. Et c'est en 1861 que l'expansion urbaine connut une nouvelle phase, avec la perte de ses forteresses. C'est à partir de ce moment que la population de Salzbourg va augmenter, elle ne va cesser d'attirer les populations essentiellement rurales. Alors qu'en 1900, seulement 33 000 personnes résidaient sur place, cinq ans plus tard, plus de 100 000 personnes s'y étaient installés. Ainsi, la superficie de Salzbourg est passée de 9 km² en 1900 à 25 km² en 1939 puis à 67 km² en 1950. Il faut dire que face à l'exode rural, la ville n'a cessé d'annexer des espaces de proximité qu'elle intégrait dans son agglomération, ce qui fait désormais de Salzbourg la quatrième ville d'Autriche.
Et de nos jours, Salzbourg reste avant tout un grand centre commercial et culturel. Bien sûr, les extractions de l'époque d'or, d'argent, de sel ou de cuivre ont laissé place aux industries du bâtiment ou de transformation de métaux. Le tourisme demeure l'une des activités majeures de cette ville. En fait, avec ses quelque 250 hôtels et près de 10 000 lits, Salzbourg est un des hauts lieux du tourisme autrichien et alpin.
Des touristes qui sont attirés par l'art de cette ville: Salzbourg possède de nombreux vestiges, comme d'abord la ville forteresse de Hohensalzburg qui domine la ville, mais aussi quelques églises médiévales comme celles de Nonnberg. Le centre-ville reste un des lieux le plus prisé et le plus visité grâce à ses trois vastes places, celle de la Cathédrale, ornée d'une grande statue de la Vierge, et celles de la Résidence et du Chapitre, animées par leur fontaines monumentales à la romaine. Le château de Hellbrunn est aussi un haut lieu touristique, avec son parc, ses eaux qui jaillissent de toutes parts et ses grottes. Enfin, en plus de la visite des jardins de Mirabelle, la maison de Mozart fait salle comble toute l'année puisque que c'est dans cette ville que le grand vertuose a résidé, dans une modeste demeure où sont conservés ses objets familiers.
Enfin, sachez que Salbourg était à l'époque considérée comme aussi belle que Naples et Constantinople. Cette ville que l'on retiendra également grâce au musée de Mozart, le Mozarteum, qui a reçu un trésor d'archives ainsi que le très simple cabinet de bois, où fut écrite "la flute enchantée".
Merci pour votre lecture... Vos commentaires...
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Publié le 10/02/2008 à 12:00 par lesvillesdumonde
Bonjour à tous et bienvenue à Johannesburg...
Johannesburg est une ville d'Afrique du Sud, la première ville au niveau de la population avec près d'1 400 000 habitants. C'est une ville a majorité habitée par des Noirs, même si on estime à près de 500 000 le nombre de résidents Européens et 40 000 Asiatiques.
C'est après la découverte des champs aurifères, c'est-à-dire qui contiennent de l'or, que le gouvernement de Pretoria chargea Johann Rissik et Christiaan Johannes Joubert de choisir un site pour la création d'une ville au coeur de cette zone riche, c'est ainsi que naquit en 1886 Johannesburg à savoir " la ville de Johannes". Primitivement cité de mineurs, la ville s'est développée rapidement surtout à partir de 1930 et est devenue la capitale des affiares, la principale ville industrielle et le centre culturel le plus important de la république d'Aftique du Sud.
Aujourd'hui situé à 1750 mètres d'altitude et le grand Johannesburg s'étend actuellement sur 30 kilomètres du nord au sud et sur 20 kilomètres d'est en ouest. Le quartier des affaires qui fait figure de centre-ville, avec ses buildings et ses avenues rectilignes occupe l'emplacement des anciennes cités minières. On y retrouve bien sûre des banques, des bureaux, les administrations, mais aussi la plupart des théâtres et des cinémas ainsi que la gare. Et vers le nord, s'étendent largement les quartiers de résidences, avec essentiellement des villas entourées de jardins, comme par exemple le quartier d'Hyde Park ou de Randbeug.
A noter par ailleurs, une certaine ségrégation spatiale: alors que les Blancs ont tendance à occuper le centre-ville, les Noirs, eux, résident plutôt dans les espaces urbaines de l'est, tandis que les Asiatiques habitent au sud. Et justement si les zones résidentielles se sont surtout développées au nord, c'est parce qu'au sud notamment, se sont implantées les usines d'activité industrielle. La principale zone industrielle étant celle de Selby ou encore de Springfield. On y retrouve en fait plus de 90% de toutes les usines de Johannesburg. Finalement, d'autres espaces industriels existent, mais restent moindres à l'est et à l'ouest du centre des affaires.
L'activité industrielle est donc très importante à Johannesburg. Ce secteur économique intéresse environ 200 000 salariés, Johannesburg qui intervient pour 75% dans la production industrielle du sud du pays et pour 25% environ de celle de l'ensemble de la république. Alors bien sûre, les inustries mécaniques d'extarctions minières ou de montage automobile, viennent en tête, mais l'éventail et très ouvert comprenant encore l'électrique, la papeterie, la diamanterie et même des fabriques de cigarettes.
On retiendra aussi de Johannesburg qu'elle est un pôle culturel. Au delà de son université, cette métropole d'Afrique du Sud concentre plusieurs musées, comme l'African Museum ou le Jewish Museum. Des parcs botanniques ainsi que zoologiques sont remarquables comme le Zoological Gardens et le Melville Koppies Nature Reserve. De plus, les théâtres font de Johannesburg le principal centre culturel de la république d'Afrique du Sud.
Enfin, Johannesburg est le principal noeud de voies de communication, tant au point de vue routier qu'au point de vue ferrovaire, Johannesburg dessert de nombreuses villes provinciales, vers le Cap, Lourenço Marques, Durban et bien sûre vers la capitale qui est Pretoria. Quant à l'aéroport Jan Smuts, situé à 25 kilomètres de Johannesburg, il est le plus impotant de tout le pays bien avant celui de Pretoria, si bien qu'une quinzaine de compagnies aériennes y transitent.
Merci pour votre visite et pour votre lecture... Il ne vous reste plus qu'à me laisser vos remarques... A bientôt...
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Publié le 10/02/2008 à 12:00 par lesvillesdumonde
Bonjour à tous... Bienvenue à Samarkand...
Samarkand est l'une des principales villes d'Ouzbékistan, elle est habitée par plus de 300 000 personnes. C'est l'une des plus belles villes et l'une des plus anciennes de l'ex Asie Soviétique.
Il faut savoir que cette ville a été conquise par Alexandre le Grand en 329 avant Jésus Christ. Au début du VIIIème, elle est occupée par les Arabes. Cependant, elle est détruite par des batailles successives si bien que Samarkand disparaît des cartes jusqu'au XVIème siècle, quand Tamerlan en fait la capitale de son empire et un des grands foyers de la civilisation musulmane. En 1500, les Ouzbeks s'en empare, et la ville, en proie aux pillages des nomades, décline de nouveau, jusqu'à ce que les Russes s'en empare dès 1868. La suite on la connaît: il faut attendre 1991 et la chute de l'URSS pour que cette ville retrouve son indépendance.
Depuis son indépendance, Samarkand joue un rôle économique de plus en plus important. En plus des usines qui préparent les raisons secs, la ville dispose de nouveaux instituts de recherche sur les moutons. Samarkand cultive du riz et aussi du tabac. Elle pratique l'élevage de nombreux animaux dont elle s'enrichie de leur laine. Enfin, elle dispose non seulement d'un complexe d'industries mécaniques, notamment pour les pièces de tracteurs et d'appareillage cinématographique, mais aussi d'un institut de médecine tropicale.
Samarkand est aujourd'hui, après Tachkent, qui est la capitale de l'Ouzbékistan, le premier centre culturel de tout ce pays. La culture russe s'y exprime par ses théâtres, opéras et musées. L'université est placée sous le patronage du grand humaniste musulman Mir Ali Chir Navaï. Par ailleurs, son urbanisation est remarquable parce que la ville nouvelle, en pleine expansion, est bâtie sur un plan orthogonal qui a tendance à s'étendre à l'est de la rivière Zeravchan. A l'ouest, c'est la cité médiévale, historique, musulmane, maintes fois détruites mais restaurée et qui présente un bel ensemble architectural.
On retiendra aussi que Samarkand est une ville artistique. Tamerlan, qui est le fondateur de la ville a attiré à Samarkand de nombreux artistes étrangers, notamment Chinois. Il y déporta aussi l'élite de tous les pays qu'il avait soumis, y rassembla les ouvrages des plus grandes bibliothèques. Bien sûre, l'un des édifices phares, le plus important et le plus impresionnant de cette ville, reste sans doute le mausolée Gur-Mur, élevé à partir de 1404 par l'architecte Muhammad Ibn Mahmud, et qui abrite le tombeau de Tamerlan. Une salle funéraire qui culmine tout de même jusqu'à 34 mètres.
A noter aussi la présence d'une madrasa, c'est-à-dire d'une école, certes immense, baptisée Bibi Khanum, en mémoire de l'épouse Chinoise de Tamerlan. Une autre madrasa au sud, sert elle, de mosquée. Les madrasas sont en faites nombreuses dans cette ville d'ex URSS, comme celles de Chir Dar et Tilla Kari. Enfin, l'une des places centrales de Samarkand reste celle de Registan qui a été jusqu'à la Révolution soviétique, un centre de vie actif.
Merci pour votre lecture... Vos commentaires, s'il vous plaît, sont les bienvenus...
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Publié le 10/02/2008 à 12:00 par lesvillesdumonde
Bonjour et bienvenue à tous pour le découverte de Reykjavik...
Reykjavik est habitée par seulement plus de 100 000 personnes. Elle est néanmoins la capitale de l'Islande. Reykjavik qui veut dire "la baie fumante" en référence au volcanisme de cette région.
Tout d'abord, sachez que Reykjavik est installée sur l'une des zones volcaniques active qui traverse l'Islande du nord-est au sud-est, ce qui entraîne la présence de nombreuses sources d'eau chaude autour de la ville. Ainsi, c'est toute la capitale qui tire profit de cette ressource aquatique naturelle en se servant donc de celle-ci pour assurer la ditribution de chauffage à domicile, et cela tout au long de l'année. Rappelons tout de même que cette ville islandaise est située à proximité de l'Artique et reçoit de façon quasi-permanente les vents glaciales du pôle nord.
II faut savoir que ce sont les premiers colonisateurs Vikings qui débarquèrent dans l'île vers 874 et s'installèrent donc sur ce site. Pendant des siècles, ce ne fut qu'une petite ville de pêcheurs et de marchands, avec quelques maisons de bois groupées autour du petit port et d'une modeste église. Au début du XIXème siècle, après les catastrophes démographiques provoquées par les éruptions volcaniques, Reykjavik ne comptait plus que 300 habitants. Il a fallu attendre 1900, pour que la population augmente un petit peu, avec le développement de la pêche, des industries et des relations maritimes. Ainsi, la ville comptait comptait 900 résidents.
Et c'est l'autonomie du pays en 1918 qui a permis à Reykjavik de s'agrandir, et encore plus à partir de 1944, quand la ville devenait la capitale de l'Islande et comptait alors 50 000 habitants. C'est ainsi que toute la ville s'organisa. Alors que le centre historique est fait de maisons basses et de rues en damier, le centre des affaires, lui, est composé de grands immeubles et de bureaux d'administration. Non loin de là, se trouvent la cathédrale luthérienne tout comme le parlement qui a été construit en 1881. L'hôtel de ville, enfin, se localise aussi à proximité de ces hauts-lieux. Et plus loin, se trouvent les bâtiments universitaires, fondés en 1911, avec la bibliothèque et autres résidences. C'est aussi là que s'élève depuis 1968, la Maison nordique de la culture, création que l'on doit à Alvar Aalto.
Par ailleurs, il faut ajouter que Reykjavik dispose du port de commerce le plus important de l'île. Ce complexe portuaire assure des liaisons maritimes internationales. C'est d'ici que sont acheminés les produits indispensables à toute une population. C'est de là que partent toutes les marchandises importées ou exportées. Vous l'imaginez sans doute, Reykjavik concentre la plus grande partie des activités portuaires du pays en étant donc en tête de ligne pour tous les services maritimes côtiers. La capitale islandaise dispose aussi de deux aéroports, le premier, dont les services rayonnent sur tout le pays en assurant les liaisons entre les principales villes du pays; et le second, celui de Keflavik, situé à une cinquantaine de kilomètres de celui de Reykjavik et qui lui permet les trafics internationnaux.
En fait, Reykjavik concentre bon nombre d'activités: en plus du poids portuaire dont dépend toute une économie, grâce notamment aux 100 000 tonnes de poissons, essentiellement de morues, qui sont pêchés annuellement et qui en font alors le premier port de pêche de l'Islande; il faut retenir que cette capitale dispose d'une importante raffinerie d'aluminium, tout en étant une ville industrielle en tout genre, tant dans les chantiers navaux que par de nombreuses usines alimentaires et de traitement de poissons. Enfin, il ne faut pas oublier que Reykjavik est le siège du gouvernement bien entendu, mais aussi du parlement, de la Cour suprême de justice, et autres grands instituts.
Merci pour votre lecture, vous pouvez me laisser vos remarques ou suggestions...
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Publié le 14/01/2008 à 12:00 par lesvillesdumonde
Bonjour à tous et bienvenue à Sao Paulo...
Sao Paulo est avec ses 16 millions d'habitants l'une des plus grandes villes de tout le Brésil, bien avant Brasilia ou encore Rio de Janeiro qui compte 10 millions d'habitants.
Sao Paulo est née de la découverte du continent américain.
Sa création au XVIème siècle, a donné naissance à une petite ville, qui a l'origine exercée une fonction religieuse et scolaire, et non comme les autres villes brésiliennes de son époque, qui elles avaient plutôt des fonctions commerciales et d'entrepôts. Avec l'œuvre des Jésuites, qui construisirent un collège en 1554, pour l'éducation des enfants; ceci incita le gouvernement portugais à installer aux alentours un certains nombre de maisons et de services administratifs. Au XVIIème siècle, les activités agricoles se développèrent aux environs de la cité. En 1776, on ne recense que 2026 personnes, de ce fait Sao Paulo ressemble à de multiples petites villes brésiliennes; rien ne laissant présager un avenir brillant. Le XIXème siècle apporte la mise en valeur plus intense de la région agricole grâce au développement de la culture de la canne à sucre, et le progrès de la culture du coton qui entraîna une certaine prospérité, si bien que Sao Paulo devînt le centre d'une zone plus riche, la ville anima donc un commerce plus important grâce à la commercialisation des produits agricoles, supérieur à leur voisin de Santos.
A partir de la première moitié du XIXème siècle, la croissance de Sao Paulo s'est accélérée, si bien qu'en 1836, on estime à 21 000, le nombre de Paulistes. A partir de 1870, les premiers grands propriétaires producteurs de café, que l'on appel les fazendeiros, s'installèrent à Sao Paulo. Ainsi, pour les besoins même de la culture, des sociétés font construire des lignes de chemins de fer, reliant Sao Paulo au reste de l'espace intérieur, et cette ville devînt lieux d'impact pour une grande vague d'immigration, qui fuit l'Europe, essentiellement des Portugais, Espagnols, des Italiens et autres ressortissants de nationalité argentine et uruguayenne. Et vers 1870, Sao Paulo est désignée comme capitale économique du Brésil, et de 1877 à 1914, un afflux massif d'immigrants; 1 819 000 plus précisément, dont 846 000 Italiens, qui firent repousser les vieilles limites de la ville qui déborde désormais de son site originel. La colline qui abritait le vieux collège des Jésuites, est devenue depuis le centre des affaires, où se localisent les magasins, les bureaux des maisons de commerce ou encore les banques. Quant aux quartiers résidentiels, ils s'étendent dans les vallées et les collines des alentours. Avec le XIXème siècle et l'industrialisation, les usines s'installèrent.
Et au XXème siècle, la croissance s'est poursuivit. Peu à peu Sao Paulo va attirer les investisseurs étrangers, si bien qu'en 1925, les capitaux canadiens provoquent la création de firmes d'automobiles américaines telles que Ford ou encore General Motors. A l'époque de la Seconde Guerre Mondiale, alors que la mécanique se développe considérablement, les premiers chimistes viennent s'y ajouter. La ville prend alors une importance démesurée: 1 300 000 habitants en 1940, 3 800 000 en 1960, et plus de 6 millions actuellement et même 16 millions si l'on tient compte de son agglomération. De ce fait, les émigrants continuent à s'y installer et notamment, cas surprenant, les Japonais qui représentent la première minorité ethnique après les hispaniques.
De nos jours, l'organisation de l'espace urbain est intéressante parce que contrairement à la plupart des autres grandes cités latino-américaines, qui se sont développées dans des sites de bord de mer, Sao Paulo, elle s'est installée dans un haut bassin ouvert au milieu des hautes terres du Brésil tropical. La ville se situe à plus de 800 mètres d'altitudes, alors pour assurer le lien entre les différents quartiers de celle-ci, nombreux sont les viaducs qui offrent une vue imprenable sur l'horizon. A l'origine du site, se trouvent de belles maisons avec jardin mais entourés par des alignements de gratte-ciel qui bordent des rues bien souvent étroites; c'est là que se concentrent les banques et sièges sociaux des grandes maisons de commerce. Alors, puisque le centre est à l'assaut des bureaux, symbole de la fonction dirigeante de la métropole, les quartiers riches se trouvent au nord et à l'ouest, toujours en quête du calme. Quant à la masse sans cesse croissante des gens pauvres et de la classe moyenne, a entraîné une extension considérable et tout autour de la ville, de quartiers plus modestes qui se sont développées d'abord à l'est et qui progressent maintenant dans toutes les directions. Le long des axes, des milliers de résidences individuelles précaires se sont aussi développées, encerclant même l'aéroport international de Viracopos, qui est tout de même à 90 kilomètres du ville-centre. Les touristes qui restent fascinés par l'extension et l'ampleur du phénomène urbain.
Quant aux grandes industries, elles ont conquis de nombreux espaces, à savoir le long des voies ferrées qui unis Sao Paulo à Santos, c'est aussi là que se trouvent les plus grandes industries de mécanique lourde, de construction automobile, de matériel agricole et de raffinerie de pétrole. Pour terminer, il faut dire que Sao Paulo doit faire face aux problèmes cruciaux de la métropolisation, il ne reste que des petites parcelles de terres: l'aménagement pose donc de sérieuses difficultés, que tentent de résoudre les services publics responsables de l'organisation de l'espace dans cette aire métropolitaine. Ce service voulant contrôler la croissance. Finalement, devant la menace d'asphyxie consécutive à la démesure de cet essor, peut-être serait-il préférable de replacer la ville dans le cadre d'un aménagement général de l'espace régional et national, et de trouver un moyen de freiner sa croissance, plutôt que de tenter seulement de l'aménager en acceptant son rythme actuel?
Voilà pour Sao Paulo... Des remarques, des suggestions... faites-moi en part...
Venez visionner Sao Paulo sur http://www.dailymotion.com/video/x7oqdw_les-villes-du-monde-sao-paulo_travel
Publié le 14/01/2008 à 12:00 par lesvillesdumonde
Bonjour à tous, bienvenue à la découverte de Tirana...
Tirana est la capitale de l'Albanie, elle est peuplée par près d'un million de personnes. Cette ville est au centre du pays, entre les montagnes de Guégarie au nord et les régions habitées par les Tosques au sud. Elle est aussi située non loin de la côte, à quelques kilomètres de la montagne de l'Albanie et de l'un de ses principaux sommets, le Dajti qui culmine à 1612 mètres d'altitude. Tirana du grec " te ranat" qui veut dire " alluvions", en référence bien entendu à la fertilité des terres montagnardes.
Il faut d'abord savoir que Tirana a vu son développement grâce à son site plutôt favorable car Tirana s'est implantée au cœur du plaine offrant un passage facile vers la côte, recevant donc en abondance des eaux de l'arrière-pays, dominée par quelques collines couvertes d'une belle végétation. Cette zone qui a longtemps été marécageuse a subi de nombreuses transformations.
A l'époque, Tirana était un gros village balkanique, et mieux que ces villes voisines, a toujours été un grand marché, un carrefour de caravanes et de marchandises, circulant du nord au sud et de l'Adriatique vers l'arrière pays. Au temps de l'Albanie médiévale, occupée par les Ottomans, le bazar aujourd'hui détruit, attestait l'importance de la fonction commerciale. Avec l'arrivée de l'aristocratie et de la bourgeoisie on construit de belles demeures, marquées par l'architecture ottomane ou musulmane.
C'est l'indépendance théoriquement établie en 1912, mais surtout l'avènement du régime de démocratie populaire en 1946, qui entraîna la croissance de Tirana. Jusqu'avant, au cours notamment, de la période mouvementée que connue le pays de 1912 à 1945, la capitale albanaise accrue légèrement sa population et quelques quartiers s'étendirent dont celui d'un ensemble monumental le long d'une allée large qui demeure aujourd'hui une place bordée de ministères, de l'université et d'un Opéra.
C'est le régime socialiste qui a fait de Tirana une vraie capitale; cette ville a dès lors concentrée les organes du parti, de la planification et de l'Etat. La construction d'un réseau ferré dans le pays a permis la liaison de la capitale au port de Durresi, qui approvisionne Tirana; De nos jours, la ville est le siège d'importantes manifestations en tous genres, tant culturelles que sportives. Le nouveau palais de la culture, commencé lors de l'époque de l'amitié soviétique a été achevé grâce à l'aide chinoise. Enfin, la capitale est devenue un important centre industriel, les usines étant alimentées par la centrale hydro-électrique Lénine, située non loin de la ville.
L'activité industrielle à Tirana a une grande importance; au total la ville assure le cinquième de la valeur de la production industrielle globale du pays, et cela grâce aux nombreux ateliers de drap, de verrerie ou encore l'usine de tracteurs équipée par du matériel provenant de Chine. En fait, c'est l'immigration des paysans chassés de leurs villages par le mécanisation de l'agriculture, qui a permis d'assurer aux industries nouvelles, la main œuvre nécessaire. Un long processus avec des stages de formation de cadres qui ont eu lieu à Moscou et depuis 1961, ce sont les techniciens Chinois qui assurent sur place cette formation.
L'exode rural a provoqué une nouvelle morphologie urbaine. On retiendra l'afflux d'une main œuvre nouvelle auquel s'est ajouté un excédent naturel élevé dans la ville même, qui ont conduit le gouvernement à tracer un plan d'urbanisme faisant place à des ensembles résidentiels répartis à la périphérie, ainsi qu'à une restructuration du centre, où ont été démolis donc l'ancien bazar et autres quartiers. Ont vu le jour, de plus, de larges espaces verts, allant des simples jardins ou parcs aux stades et autres installations sportives, réalisant ainsi le type même de l'urbanisme socialiste.
La ville a gardé son charme touristique : les quartiers historiques restent largement entretenus, on y retrouve de nombreuses mosquées datant du XVIIIème et XIXème siècle, ainsi que des maisons et des rues d'époques anciennes, tout comme les édifices décorés datant d’occupation ottomane.
Enfin, un mot sur la population de la capitale albanaise, pour vous dire que Tirana n'est pas excessivement peuplée ni très étendue par rapport à l'ensemble du pays, qui compte plus de 3 millions d'habitants. La population de Tirana est passée de 12 000 habitants en 1920 à 17 000 en 1939, puis à 135 000 en 1950 et 180 000 en 1970, pour atteindre actuellement seulement plus de 320 000 résidents. En fait, il faut dire qu'un réseau de villes moyennes contrebalance parfaitement l'importance de Tirana dans tout le pays.
Merci pour votre lecture... Des suggestions, des remarques, des idées, n'hésitez pas à mon faire part...
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