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lesvillesdumonde
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New York, Honk Kong, Moscou ou Dakar... découvrez l'histoire des grandes métropoles de la planète.
Catégorie :
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Date de création :
19.06.2007
Dernière mise à jour :
27.06.2008
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NAIROBI. (KENYA)

Posté le 29.06.2007 par Meddeh BELKANICHI
Bonjour... Bienvenue à Nairobi...

Nairobi est la capitale du Kenya, elle est habitée par environ 1 million de personnes. Nairobi, qui en masaï veut dire "eau fraîche".

Située à 1 600 mètres d'altitude, sur les hautes terres orientales du Kenya, Nairobi a été choisie en 1896 pour servir de dépôt lors de la construction du chemin de fer de l'Ouganda. Le site qui permettait, par ailleurs, un approvisionnement en eau, se prêtait bien à la création d'une ville. C'est ainsi que Nairobi est née, elle resta longtemps un "bazar" au profit des colons "white Highlands" avant de connaitre une croissance récente.

On retiendra que cette capitale à plusieurs atouts: tout d'abord, située à 110 km au sud de l'Equateur, cette ville a un climat très supportable pour les Européens; une température annuelle en moyenne de 17°C. Il faut aussi signaler comme facteur favorable celui de la position centrale de la ville dans l'ancienne Afrique Orientale Anglaise, qui lui permet une proximité avec les lieux de mis en valeur agricole (thé, café, blé et élevage). Nairobi est sur le principal axe ferroviaire et elle profite de la main d'œuvre importante que constituent les ethnies Kikuyu et Kalba au nord et à l'est de celle-ci.

L'organisation de la ville s'ordonne surtout autour d'un centre des affaires et commercial, à plan, en partie en damier. On y trouve des rues commerçantes avec des centaines de boutiques tenues par les Indiens, mais aussi d'imposants immeubles des grandes sociétés et des banques. Le quartier industriel, lui s'étend vers le sud-est, le long de la route qui mène à l'aéroport international et de la voie ferrée de Mombasa.

Nous avons aussi affaire à des ségrégations dans le domaine de l'habitat. Il y a effectivement les quartiers du nord-est qui s'étirent le long de la route de Thika, qui sont habités par les Africains, tandis que les Asiatiques résident surtout au nord, le long de la route de Nakuru. Enfin, à l'ouest, sur le plateau Kikuyu se trouvent les quartiers de résidences aisés, aux villas entourées des arbres et des jardins.

Quant aux principales fonctions économiques de Nairobi, on distingue les trois fonctions administratives, industrielles et commerciales car elles sont d'égales importances, en employant chacune de 30 000 à 35 000 personnes. Sur le plan commercial et bancaire, la plupart des firmes ont maintenu dans cette capitale kenyane leur siège social, et la ville demeure la zone commerciale des affaires de l'Afrique orientale, comme le marché central du café et du thé. En plus de ce rôle, Nairobi joue celui de capitale régionale, qui concentre la plus grande partie de la population et de l'activité économique du pays.

Cependant, Nairobi profite largement de ses acticités industrielles en étant le centre du Kenya et même de l'Afrique orientale avec environ 40% des employés qui travaillent dans se secteur. Ces derniers se répartissent dans les usines de savonneries, des huileries, dans les fabriques de meubles ou encore dans la confection de vêtements. De plus, il faut aussi souligner le poids des ateliers mécaniques liés au chemin de fer.

Enfin, Nairobi est aussi une capitale culturelle, avec son université bien sûre, mais aussi ses théâtres et ses cinémas qui participent à un centre touristique majeur. C'est d'ici que des milliers de visiteurs étrangers partent pour faire des circuits à travers les réserves d'animaux du Kenya et même du nord de la Tanzanie. Nairobi est un centre de communication routier et ferroviaire; et bien entendu à 10 km à l'est du centre ville, l'aéroport international est une plaque tournante vers la Grande-Bretagne, l'Inde, Madagascar et l'Afrique australe.

Merci pour votre lecture laissez-moi vos remarques...

Venez visionner Nairobi sur http://fr.youtube.com/watch?v=zKzbIm92JT8



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NEW YORK. (ETATS-UNIS)

Posté le 29.06.2007 par Meddeh BELKANICHI
Bonjour à tous. Aujourd'hui notre tour du monde se poursuit par New York.

New York, donc grande ville des Etats-Unis avec plus de 18 millions d'habitants, est comme vous le savez sur la côte est du pays, à l'embouchure d'Hudson, mais ce que vous ne savez peut être pas c'est qu'elle se trouve au 41ème degrés nord, comme Naples, en Italie.

C'est une ville récente puisque ce n'est qu'en 1524, que l'explorateur italien Florentin Giovanni da Verazano, au service du roi de France, à savoir François 1er, y découvre les terres. Cette découverte va rapidement portée ses fruits puisqu'un siècle plus tard, la presqu'île de Manhattan est achetée aux Indiens, pour un prix dérisoire, quelque 60 florins (monnaie des Pays Bas à l'époque). Elle est baptisée la Nieuw Amsterdam, mais dès 1664, soit 40 ans, les Anglais s'en emparent, et elle devînt alors la fameuse New York.

New York, explose démographiquement de façon très rapide à partir du moment où elle devient porte d'entrée de l'Amérique. En effet, dès la fin de la guerre de Sécession en 1865, des centaines et centaines de milliers d'Anglais, d'Allemands, d'Irlandais et Scandinaves entre-autre, affluent vers New York, accueillis par la Statue de la Liberté, tout un symbole, si bien que dès 1898, un recensement fait état de l'énormité de la population avec déjà plus de 3 millions d'habitants, et l'on décide alors de structurer l'agglomération en cinq districts, à savoir Manhattan, le Bronx, Brooklyn, le Queens et Staten Island. New York, qui restera "terre promise" pour des milliers de réfugiés Juifs, Turcs, Grecs ou encore Italien fuyant avec la Seconde Guerre Mondiale, la répression et la misère.

Ce sont donc ces événements d'hier qui permettent à Big Apple de rester aujourd'hui l'une des plus fascinantes villes du monde. De nos jours, New York porte encore les marques du passé, puisque -et cela va peut être vous paraître insolite- il y a plus de Juifs à New York, qu'à Tel-Aviv même, plus d'Irlandais, qu'à Dublin, ou encore plus de Grecs qu'à Athènes, les uns et les autres ayant tendance à se regrouper en communauté et forme de petits pays, de Chinatown, l'Asiatique, en passant par Harlem, la Noire, sans oublier Little Italy et El Barrio, le quartier Latino. les beaux quartiers étant le fief des WASP (White Anglo-Saxon Protestant)

Si New York fait aussi parler d'elle, c'est aussi parce qu'elle est le centre économique au monde, avec la presqu'île de Manhattan. Alors qu'autrefois, le pont de Brooklyn était le plus haut édifice de la ville, ce dernier s'est fait rattraper par la skyline, que l'on peut remarquer jusqu'à 30 kilomètres de distance, et qui fait tout le charme de New York; que se soit le Chrysler Building, l'Empire State Building ou encore les ex-mythiques Twins Towers de 410 mètres, chaque gratte-ciel laissant en lui une emprunte architecturale, car l'on s'attache à l'esthétique. Vous l'avez compris, c'est le quartier des affaires, par excellence, avec notamment Wall Street. Enfin, en plus de la vision économique que l'on peut avoir de cette ville, il faut dire qu'elle est aussi le symbole de la diplomatie puisque c'est là bas qu'est situé depuis sa création en 1952, le siège des Nations Unies.

Ainsi, si New York est la Grosse Pomme pour toutes les qualités que je viens de vous citer, elle a aussi des pépins... En effet, elle est confrontée à d'importants problèmes de pauvreté, de chômage, et dans certains quartiers dévastés de Harlem ou du Bronx, le rêve américain sombre plutôt dans la misère et la délinquance, même s'il est vrai que depuis l'arrivée de l'ancien maire Rudolf Guliani, les incivilités ont diminué. A cela s'ajoutent donc les ségrégations sociales et spatiales, où l'on a vraiment l'impression que finalement il y a des villages dans la ville new-yorkaise.

Alors que penser de cette ville dont on entend dire qu'elle ne dort jamais? A chacun son opinion, en tout cas, ce qui est sûre, c'est que New York a été longtemps perçue comme une terre idyllique pour des millions d'Européens à la poursuite et à la quête du rêve américain. Aujourd'hui elle reste néanmoins une destination phare pour le tourisme, avec des millions de curieux chaque année aux portes du nouveau monde.

Voilà ce sera le mot de la fin. Excellente journée. Merci et n'hésitez pas à laisser vos remarques. A bientôt.

Venez visionner New York sur http://fr.youtube.com/watch?v=uhoEYqQYtyo

ORAN. (ALGERIE)

Posté le 29.06.2007 par Meddeh BELKANICHI
Bonjour à tous et bienvenue à Oran...

Alors Oran est la deuxième ville d'Algérie, c'est l'une des plus importantes villes du Maghreb avec 600 000 habitants.

Fondée au Xème siècle, la cité a été à plusieurs reprises sous tutelle espagnole et servait d'appui militaire et commercial ibérique. De la fin du XVIIIème siècle, jusqu'à la conquête française, la ville, fut la capitale du beylik turc de l'ouest, gouvernant de loin un territoire s'étendant des rives de la Méditerranée au Sahara. Puis, soumise aux Français dès 1831, elle devînt alors le principal point d'appui de la colonisation dans l'ouest de l'Algérie.

Oran a connu une croissance rapide, d'une modeste cité de 3 000 Oranais, elle se transforma rapidement en une imposante métropole avec 106 000 habitants en 1906, 205 000 en 1936, et 312 000 en 1954. A la veille de l'Indépendance, Oran était occupée par environ 450 000 personnes, en 1962 donc. Bien sûre, il faut dire que le peuplement européen a joué un rôle prépondérant pendant plus d'un siècle.

Depuis la conquête jusqu'en 1954, la population européenne fut constamment supérieure à celle d'origine algérienne et à l'heure de l'Indépendance, Oran comptait 200 000 Européens parmi les habitants. Dans ce peuplement, se trouvait l'influence des Espagnoles; Oran étant à moins de 200 kilomètres des côtes d'Espagne.

Oran a été par ailleurs au coeur des conflits d'Indépendance, la ville a subit avec rage et passion les dernières secousses de la guerre, avec des affrontements sanglants entre communauté musulmane et européenne.

L'Indépendance a conduit à une accélération de l'exode rural. En fait, depuis la fin du XIXème siècle, l'immigration de travailleurs ou de ruraux appauvris a constamment augmenté. Alors que les Algériens n'étaient que 3000 à Oran en 1866, soit 10% des effectifs de la ville. Ce taux n'a cessé de progresser avec 24% en 1936, 42% en 1954 et 50% de la population oranaise était d'origine algérienne en 1962. Les pauvres en provenance des campagnes sont venus occuper les bidonvilles qui contrastaient avec le centre européen. Et au lendemain de l'Indépendance, la vitalité démographique a presque comblée les vides laissés par les Européens.

Oran, la ville aux plusieurs fonctions, il faut d'abord souligner le poids du port qui même s'il est modeste, reste néanmoins important dans la liaison des marchandises diverses, agricoles et alimentaires, notamment entre l'Algérie et la France. Ce même port permet d'assurer des activités de pêches. Quant à l'industrialisation, elle s'accélère encore de nos jours avec de nombreuses entreprises qui se sont installées dans cette ville. Oran se présente ainsi comme un centre industriel important aux activités diversifiées, avec des branches métallurgiques et de textiles, par exemple, ou encore automobiles.

Oran, une ville régionale, avec son rôle administratif qui est remarquable par ses fonctions universitaires et bancaires, par son hôpital et ses médecins, par la présence d'un commerce de détail très actif et par des bureaux des grandes sociétés à capitaux d'Etat. De plus, l'industrie s'y est installée et le port d'Arzew à 50 kilomètres de la ville d'Oran, assure les exportations de pétrole et de gaz qui atteignent plus de 25 millions de tonnes annuellement.

Au niveau de la morphologie urbaine, vous l'imaginez sans doute, Oran porte encore très profondément la marque de son passé européen. Le site plein de grandeur et de beauté n'est pas cependant sans inconvénient. A l'ouest, s'élèvent au dessus de 500 mètres les rudes pentes qui abritent les quartiers précaires. Au pied de la colline s'étendent les quartiers anciens de la Marine et de la Calère. De plus, une falaise sépare les nouveaux espaces à l'ancien centre européen. Les quartiers de la Médina et de Médioni sont fortements prisés dans cette ville ou les activités tertiaires règnent. Enfin, vers l'est et le sud, se juxtaposent les belles résidences et les habitats délabrés. Toutefois, les bidonvilles ont été rasés dès l'Indépendance et aujourd'hui sachez que la ville d'Oran, tout comme l'Algérie d'ailleurs, est un véritable chantier où les HLM modernes sortent de terre.

Ce sera le mot de la fin, j'espère vous avoir permis de connaître ou de mieux connaître la ville d'Oran. Laissez-moi vos commentaires...

Venez visionner Oran sur http://fr.youtube.com/watch?v=a4C2nOqKHDw

OTTAWA. (CANADA)

Posté le 29.06.2007 par Meddeh BELKANICHI
Bonjour et bienvenue pour découvrir ou redécouvrir Ottawa...

Ottawa, capitale du Canada est une ville qui est occupée par 1 million de personnes. Située dans la province de l'Ontario, cette ville se trouve dans les vallées de l'Outaouais, proche de la rivière Rideau.

Il faut savoir que la ville n'a accédé à la dignité urbaine que fort tardivement, dans le dernier tiers du XIXème siècle. Sous le régime français, elle n'était qu'un point de passage, sur la route des voyageurs. Ce sont les Britanniques, qui sont venus exploiter les premiers, les ressources de la région, notamment le bois destiné à l'Angleterre. De plus, de 1826 à 1832, l'armée britannique fit creuser le canal Rideau entre le lac Ontario et l'Outaouais. C'est ainsi que le village de Bytown se développa près des dernières écluses du canal. Ce n'était encore qu'une modeste bourgade, même lorsque le chemin de fer l'atteignit en 1854 et lorsqu'elle fut choisie comme capitale provinciale sous le nom d'Ottawa.

En 1857, la reine Victoria choisit cette ville comme capitale pour résoudre une dispute entre Montréal, Toronto, le Québec et Kingston. Elle fut désignée capitale du Canada grâce à sa situation sur la frontière entre le Québec et l'Ontario, afin de ne favoriser ni les anglophones, ni les francophones. De plus, sa distance qui la séparait de la frontière américaine, la protégeait contre une éventuelle attaque des Etats-Unis. C'est donc sa promotion politique qui déclancha le processus de développement urbain.

Il faut souligner que le rôle de capitale l'emporte aujourd'hui sur toutes les autres fonctions, si bien que plus de 40% de la population active d'Ottawa est occupée dans les ministères et bureaux du gouvernement canadien, ainsi que dans les organismes et institutions qui en dépendent. Ottawa concentre et regroupe la Banque du Canada, la Cour Suprême et bien entendu la demeure du Gouverneur général et du Premier ministre. C'est aussi une ville culturelle qui renferme notamment le musée national du Canada. La ville est le siège des universités d'Ottawa et de Carletton, et de l'institut de technologie. La présence de l'administration et des laboratoires du Conseil national de la recherche, comme le centre d'observation géophysique et astronomique, ont fait de la capitale le premier lieu d'investigation scientifique de tout le pays.

On retiendra aussi que près de 15% de la population active est employé dans l'industrie. Outre la fonderie, relativement ancienne, il s'agit surtout d'entreprises d'imprimerie et d'édition, qui travaillent en fait avec le gouvernement. A noter de plus, la présence ici et là, de nombreuses industries de textiles ou chimiques.

Quant à l'organisation urbaine de la ville: si une petite partie de la ville a été conservée dans son aspect traditionnel, caractérisé par son style britannique, par ses monuments les plus imposants, des quartiers entiers ainsi que les abords de la capitale, ont été totalement transformés selon les plans de l'urbaniste Jacques Greber. Mis à part les quartiers résidentiels aisés de l'est, à savoir ceux de Sandy Hill et d'Eastview, Ottawa comptait en effet, bons nombres de secteurs construits sans goût et enlaidis par les voies ferrées qui coupaient le tissu urbain. Ce sont ces travaux qui ont permis à Ottawa de devenir l'une des plus belles villes du Canada. Les abords du canal de Rideau ont été aménagés en parcs et en campus universitaire. Enfin, une immense ceinture verte est venue embellir la capitale et les voies ferrées ont laissé place aux autoroutes reliant Ottawa à Montréal et Toronto, notamment.

Ces rénovations ont eu des conséquences sur l'aspect attractif d'Ottawa, puisque entre la ville industrielle et la cité dortoir, qui sont de réelles villes satellites, la population s'est véritablement accrue passant de 200 000 habitants en 1961 à 1 million de nos jours.

Merci pour votre lecture... A bientôt et laissez-moi vos remarques...

Venez visionner Ottawa sur http://fr.youtube.com/watch?v=06ycsKEQEhY

PARIS. (FRANCE)

Posté le 29.06.2007 par Meddeh BELKANICHI
Bonjour et bienvenue à Paris...

Paris est la capitale de la France donc, et avec ses 11 millions de Parisiens, elle est l'une des plus grandes villes d'Europe.

L'Histoire de Paris est passionnante, à l'origine c'est le peuple celte des parisiis qui s'installa sur les bords de la Seine au IIIème siècle avant Jésus Christ, sur l'actuelle île de la Cité, facile à fortifier, ils s'y construisirent un village que l'on connaît tous sous le nom de Lutèce. En 52 avant J.C, avec la défaite de Vercingétorix, les romains investissent la région et reconstruisent Lutèce, en s'étendant sur la rive gauche du fleuve jusqu'au sommet de la montagne Ste Geneviève.

Au milieu du IIIème siècle, sous la pression des invasions barbares, la ville se replie sur le minuscule territoire de l'île de la Cité, fortifié avec des pierres des habitations de la rive gauche déjà détruites, et dès le IVème siècle, Paris, que l'on appelle désormais ainsi, renaît, elle est un temps résidence impériale sous Julien et Valentien. En 1508, Clovis, devenu roi chrétien y fixe son trône, et le triomphe du christianisme donne, lui, naissance à de nombreux monuments religieux, telle que la Basilique des St Apôtres, actuelle église Ste Geneviève.

Au IX siècle, Paris est délaissée, pour se défendre des invasions normandes. La ville renaît par la suite, par la rive droite, dynamisée par le commerce fluvial, si bien que dès le XIème siècle, le Mardi de Grèves, sur le port, se développe. Au XIIème siècle, Philippe Auguste fait de Paris, un immense chantier, manifestant un souci d'aménagement urbain. Au XIIIème siècle, Paris s'affirme comme le foyer intellectuel, avec la création de l'Université. La Cité, elle, s'affirme comme le centre de pouvoir politique et le cœur d'une capitale religieuse grâce à la construction de la cathédrale Notre Dame de 1163 à 1260. Par la suite, St Louis et Philippe Le Bel y fixent les origines du pouvoir: Parlement, Chambre des comptes, Trésor et Monnaie du roi, et face à Notre Dame, est érigé un vaste palais royal. Cependant, suite à la première révolution parisienne de 1358, Paris engendre la méfiance des souverains, qui déplacent leur lieu de résidence vers l'est, sur le chemin de Vincennes, au bourg St Paul, celui-ci, devient alors le foyer d'expansion aristocratique. Mais, par manque de chance, avec la guerre de Cent ans, les troubles sociaux, les maladies, dès le XVème siècle, Charles VII, décide de quitter Paris, pour la douceur de la Loire.

Paris en pleine croissance, avec la construction du pont Neuf en 1606, de la Place Dauphine, en 1607, et de la place royale, actuelle place des Vosges en 1612. François 1er s'installe au Louvres, Louis XIII aux Tuileries, Louis XIV à Versailles. S'en suit la construction de l'Hôtel des Invalides, les faubourgs St Honoré; la ville attire alors les ruraux, et Paris se développe vers l'ouest, avec les fameux Champs Elysée en 1724, la Place Louis XV, actuelle place de la Concorde en 1755, et avec Napoléon III, Hausmann, construit une caserne sur l'actuelle préfecture de la police. Construction de nombreux espaces verts aussi, comme le bois de Boulogne. Tous ces travaux d'aménagements ne cessent de renforcer le pouvoir attractif de Paris. Alors qu'elle est habitée par 2 millions de personnes au début du XIXème siècle, petit à petit, s'implantent usines, entrepôts et cités ouvrières.

Aujourd'hui, Paris n'est plus la même qu'hier, révolue le temps de la ville industrielle et bonjour la ville monde, avec sa place dans l'économie européenne, voir mondiale. L'augmentation des bureaux et leur modernisation, de la Défense aux Champs Elysée, en passant par Bercy, avec la tour Montparnasse, la tour emblématique, la plus haute d'Europe; offrent un espace qui s'étend sur plus de trois kilomètres. Sans compter qu'elle est la ville qui accueille le plus grand nombre de congrès, de salons et d'expositions. Un lieu culturel en puissance avec plus de 200 musées, 120 théâtres, et une Tour Eiffel qui passionne toujours autant, avec plus d'un millions de visiteurs chaque année, et bien sûr pour que vous ne dormiez pas dehors, vous avez le choix entre plus de 200 000 chambres d'hôtels, de quoi y trouver forcément son bonheur.

Voilà alors si vous n'êtes pas encore parti à Paris, vous savez ce qu'il vous reste à faire... En plus, vous avez le choix entre prendre la voiture et l'une des six autoroutes qui vous y conduira, ou prendre l'avion et vous arrêter à l'un des aéroports Paris-Orly ou Charles de Gaulle, ou sinon, prenez le train et faite arrêt à la gare de Lyon, de St Lazare, du Nord ou pourquoi pas à la gare Montparnasse...

Vous retrouverez à Paris, toutes les marques de l'Histoire que je viens de vous raconter.

J'espère que vous avez passé un bon moment. Merci et laissez-moi vos impressions.

Venez visionner Paris sur http://fr.youtube.com/watch?v=DOCdJpG13HQ

PHILADELPHIE. (ETATS-UNIS)

Posté le 29.06.2007 par Meddeh BELKANICHI
Bonjour... Partons à la découverte de Philadelphie...

Philadelphie est une grande ville de la côte est des Etats-Unis, c'est d'ailleurs la quatrième zone urbaine la plus peuplée après New York, Los Angeles et Chicago, en regroupant plus de 6 millions de personnes.

C'est lorsque William Penn reçut de Charles II, en 1681, le territoire qu'il baptisa Pennsylvanie, qu'il assigna un objectif: attirer tous les persécutés et construire "une cité de l'amour fraternel", à savoir Philadelphie. Il voulut en faire une ville aux plans harmoniaux et Philadelphie devînt alors "l'Athènes de l'Amérique coloniale". Jusqu'au début du XIXème siècle, elle demeura la plus importante et la plus raffinée des villes de l'Amérique anglo-saxonne. Négociants et commerçants y sont nombreux exportant vers les Antilles, du blé, du maïs ou encore des bovins. Au lendemain de la Révolution, Philadelphie dépasse déjà avec sa population de 70 000 habitants, toutes ses rivales, même New York. A cette époque, elle est aussi le plus grand centre financier des Etats-Unis, la Banque Nord-Américaine y est fondée en 1781 et dix ans plus tard, la Première Banque Centrale s'y installe, tout comme la Deuxième en 1816.

Philadelphie qui a été par ailleurs longtemps le fief de nombreuses sectes, notamment celle des Quakers, qui est une secte originaire d'Angleterre. En fait, cette ville a acceuilli volontairement les fidèles des autres sectes religieuses. Cependant, au delà de cet aspect négatif, Philadelphie a accordé aussi une place importante à la culture et à la science: Benjamin Franklin y fait prospérer ses journaux et almanachs, et y fonde la Société philosophique américaine, cette académie qui deviendra l'université de Pennsylavanie et la première bibliothèque publique. C'est dans cette même ville, que les colons réussissent leur Congrès en 1776 proclamant l'Indépendance, à l'exception de l'hivers 1777, durant lequel les Anglais, en occupant la ville, espéraient la main mise sur les insurgés. Enfin, c'est à Philadelphie qu'à siégé le Gouvernement bien avant que les fonctions ne soient transférées à Washington. Philadelphie résume, en fait, à elle seule, une grande partie de l'Histoire coloniale.

A compter du XIX ème siècle, Philadelphie doit faire face à ses deux rivales et concurrentes villes que sont Washington et New York. En plus, du transfert des fonctions politiques à Washington, les progrès de New York sont considérables si bien que le port de Philadelphie est fragilisé face aux importations et exportations trois fois plus imposantes à Big Apple. De plus, New York est prisée par des milliers d'immigrants délaissant Philadelphie, qui perd, par ailleurs sa Deuxième Banque Centrale, au profit de Wall Street. La ville luttte de plus en plus, avec acharnement face à la densification des réseaux de transports vers New York, mais le relief lui est peu favorable, et les constructions de canaux et de voies ferrées peinent donc à rattrapper le retard.

Il n'empêche, la ville a conservé des activités portuaires et industrielles telles que la métallurgie, la sidérurgie et le textile, qui lui fournissent alors matières à exporter et c'est tout prêt de Philadelphie qu'est découvert en 1876, le premier puit de pétrole. Sa population atteint alors les 130 000 habitants en 1900. En 1950, ce sont plus de 2 millions de personnes qui y vivent, et apparaissent les premiers mouvements de ségrégation, les Noirs habitent au centre alors que les Blancs s'installent en banlieue, et les bus sont séparés entre les passagers de couleur ou pas.

De nos jours, les problèmes ségrégationnistes ont disparu. 40% de la population active travail dans les industries, cette fonction qui est encore fortement présente et qui est un véritable héritage. Les employés se partagent les productions mécaniques ou navales. D'autres travaillent dans les usines d'alimentation et de sucreries.

Quant à l'organisation de la ville, il faut savoir que le centre historique a conservé son plan orthogonal. Sur la rive droite du fleuve Schuykill, les résidences modestes se ralient aux industries et à l'aéroport internationnal. Les quartiers aisés sont situés sur les hauteurs au nord de la ville. Philadelphie est confrontée aux problèmes propres à toutes les grandes villes américaines, celui de l'importance du trafic automobile, ou encore celui de la qualité et la disponibilité des ressources en eau.

Merci pour votre lecture et laissez-moi vos remarques... Merci...

Venez visionner Philadelphie sur http://fr.youtube.com/watch?v=ScUWUK0Jhlc

PHNOM PENH. (CAMBODGE)

Posté le 29.06.2007 par lesvillesdumonde
Bonjour et bienvenue pour la découverte de Phnom Penh...

Phnom Penh est la capitale du Cambodge, elle est habitée par près de 2 500 000 personnes. Elle est sans doute l'une des plus belles villes d'Asie du sud-est. Elle doit d'abord sa situation géographique aux confluents des "Quatre Bras" que sont le Mékong supérieur, le Mékong inférieur, le Tonlé Sap et le Bassac.

C'est aux plus hautes eaux du fleuve Chaktomuk, qui atteint d'ailleurs une largeur de deux kilomètres, que s'est installé, pour des raisons religieuses, le palais du roi Norodom 1er, en 1869; ainsi, il s'agit d'une ville vraiment récente qui s'est rapidement développée. Les avantages de la confluence sont évidents dans un pays où pendant très longtemps, les transports se sont faits par voie fluviale. Certes, rappelons tout de même que c'est au XVème siècle, que Phnom Penh a été une très éphémère capitale de 1434 à 1494; le "Phnom" qui veut dire "colline" avait été édifié soixante ans auparavant pour abriter, selon la légende, des images en bronze du Bouddha trouvées flottantes sur le fleuve de la vieille Penh.

A partir du XVIème siècle, il y a eu une valorisation de la situation par le grand commerce auquel participent Portugais, Chinois, Japonais, puis Hollandais et Anglais. Toutefois, c'est à la décision politique du commandement Doudart de Lagrée, après la signature du traité de protectorat de 1863, qui persuada la roi Norodom de transférer sa capitale d'Oudong à Phnom Penh en 1867.

C'est cet événement qui a accéléré le développement de la ville. Phnom Penh a été bien construit, le protectorat français a connu une ville régulièrement tracée, dont l'axe principal est un grand boulevard nord-sud, avec rues et avenues perpendiculaires, des voies larges avec beaucoup d'arbres, d'espaces et quelques monuments bien réussi en style traditionnel, comme le musée des Beaux-arts ou encore le Palais royal, inauguré en 1819, sur l'emplacement du palais du roi Norodom.

En réalité tous les plans d'urbanisme ont été élaborés de façon à prendre en compte les difficultés du site, la capitale cambodgienne se situant sur des sols qui se modifient sans cesse sous l'action du Mékong. Ainsi, le port est présent dans le Tonlé Sap, et son accès à partir du Mékong reste délicat car ce dernier à tendance à s'ensabler.

De plus, l'amplitude entre les hautes eaux et les basses eaux est en moyenne de huit mètres, et dans ces conditions, il n'a pas été possible d'édifier des appontements en dur, mais seulement en bois, flottants, qui montent et qui descendent donc en fonction de la crue ou de la décrue. En fait, le développement de la ville de Phnom Penh n'a pu se faire que par de coûteux travaux, comme pour la construction d'une digue contre les inondations.

Quant aux différentes phases de peuplement de la ville, on retiendra que Phnom Penh avait sans doute, d'après les estimations, 50 000 habitants en 1834, avant son incendie par les Siamois, ce qui a entrainé une baisse de la population à 10 000 personnes seulement et cela jusqu'à 1866. Cette population était surtout composée de Chinois, la ville est restée longtemps une petite cité et les étrangers y étaient nombreux. Elle avait 30 000 habitants en 1875, 108 000 en 1939, à cette époque encore plus de la moitié des résidents était Chinois et Vietnamiens.

Et à partir de 1948, l'exode rural a considérablement fait augmenter les effectifs. Ainsi, cette année là, la ville comptait 110 habitants, puis 355 000 en 1985 et 610 000 en 1968, c'est alors que la ville était occupée par des Cambodgiens. Il faut dire que c'est l'insécurité due à la guerre qui a provoquée cette immigration massive vers Phnom Penh. Puis à partir de 1953, date de l'indépendance du pays, l'exode rural s'est poursuivit surtout grâce au poids politique et économique de la capitale cambodgienne.

Plus récemment, 1970 a été une année de déclin pour la ville, car la guerre a provoqué de nouveau, de considérables modifications: les minorités vietnamiennes que l'on estime à près de 60 000, ont gagné la capitale; à cela s'est ajouté l'afflux de paysans ce qui a triplé la population de Phnom Penh.

Toutefois, Phnom Penh est de nos jours le seul centre de décision; la ville concentre toutes les activités. C'est une ville culturelle. En plus de cela, l'aéroport de Pochentong est le premier aéroport international du Cambodge. Phnom Penh regroupe enfin toutes les activités industrielles, rizeries, cigarettes, boissons gazeuses et pneus entre autre, mais l'essentiel des activités réside dans le commerce de détail dans l'artisanat très divers et très variés, longtemps entre les mains des Chinois.

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Venez visionner Phnom Penh sur http://fr.youtube.com/watch?v=-gdFhaK0gXg

PISE. (ITALIE)

Posté le 29.06.2007 par Meddeh BELKANICHI
Bonjour et bienvenue à Pise...

Pise est une ville habitée par plus de 100 000 pisans. Située à 12 km de la côte Tyrrhénienne, elle vit grâce aux industries et au tourisme.

Il faut savoir que tout a commencé au IIIème siècle avant Jésus Christ, quand Pise s'est alliée aux Romains, auxquelles elle servait de base navale et militaire pour la conquête de la Gaule Césalpine. De plus, assujettie à Rome en 180 avant Jésus Christ, érigée en cité romaine en 89 avant Jésus Christ, puis en colonie par Octave, Pise développe ses activités portuaires en exportant déjà du vin, de l'huile, des céréales ou encore du poisson. Un port qu'aiment fréquenter les marchands Syriens et tous autres pèlerins. C'est grâce à la construction d'une puissante flotte, qu'elle repousse les incursions des Sarrasins des IXème et Xème siècle. En fait, la ville n'est impuissante que devant un seul ennemi: la malaria qui sévit dans les marais mal drainés.

On retiendra aussi qu'en 1015, Pise qui s'allie à Gênes réussit à chasser définitivement les Arabes, puis les conquêtes de Bône, de Palerme, de Valence, d'Ibiza et de Majorque, entre 1034 et 1114, lui assurant ainsi, la maîtrise maritime du bassin occidental de la Méditerranée, et lui fournissent les moyens financiers de construire la cathédrale dédiée à la Vierge Marie. A cette époque du XIIème siècle, la ville compte environ 15 000 habitants. Pise continue à prospérer, elle contrôle les trafics d'importations des produits d'Extrême-Orient, essentiellement les épices et la soie; et d'Orient, qui apporte du coton et du sucre, elle avait aussi regard sur les arrivées d'Afrique du nord, cuire et laine surtout.

Cependant, Pise a connu une période de décadence qui est dû à la diversification des activités artisanales de ses habitants, qui en faisait jusque là sa richesse. Finalement cela va lui porter préjudice à partir du moment où les rivalités entre les marchands et les chefs d'atelier vont se multiplier. Par ailleurs, Pise doit faire face au triomphe de Florence, Pise qui n'est alors plus capable de s'imposer face aux attaques de Florence donc, et cela dès 1222. De plus, la mort de l'empereur Frédéric II, condamne la vile à se défendre sans appui. Les villes de Florence et de Gênes font alors basculer le régime aristocratique de la ville au profit du peuple en 1284. Enfin Gênes, décidée à réduire la puissance maritime de Pise, abat par des assauts le port pisan, toujours en 1284.

Les conséquences de ces initiatives sont lourdes: il faut dire que privée de milliers d'hommes emprisonnée, étant le théâtre de nombreuses crises internes, Pise est finalement annexée par sa rivale Florence en 1406, elle prend alors possession de son Porto Pisano en 1421, tandis que les hommes d'affaires pisans se réfugient en Sicile. Enfin, devenue sous-préfecture du département de la Méditerranée en 1808, et dotée de l'Ecole normale supérieure italienne en 1813 par Napoléon Ier, Pise et alors au XXème siècle, l'un des principaux foyers de la vie intellectuelle de la péninsule.

De nos jours, Pise est une ville qui joue un rôle de carrefour ferroviaire et routier auquel se joignent des activités industrielles et tertiaires. L'industrie, justement, est caractérisée par la présence de grosses usines et d'un artisanat traditionnel. La grande industrie est représentée par la production de verre et de céramique, mais aussi de mécanique, à savoir Fiat. Quant aux activités tertiaires, elles sont nombreuse et diverses: l'université, créée en 1343, est très célèbre, complétée par des écoles d'ingénieurs et une école supérieur qui accueille plus de 10 000 étudiants. Le tourisme vient ensuite, tourisme d'abord balnéaire puis des édifices historiques, comme le pizzia dei Miracoli avec sa baptistère, sa cathédrale et son emblématique Campanile, mieux connu sous le nom de Tour de Pise.

Quant au paysage urbain, il est nettement marqué par la séparation entre la ville et les faubourgs, liés à la présence des remparts. la vielle ville est traversée par le fleuve l'Arno. Le secteur nord-ouest est celui de l'université, et ailleurs la résidence l'emporte à l'exception d'un axe nord-sud, qui concentre les commerces. Les faubourgs où vivent plus de 50% de la population, rassemblent aussi les industries. Pise est une ville moyenne.

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RIO DE JANEIRO. (BRESIL)

Posté le 29.06.2007 par Meddeh BELKANICHI
Bonjour et bienvenue, je vous propose de découvrir Rio de Janeiro...

Rio de Janeiro est une ville de pratiquement 10 millions d'habitants; située au sud-est du pays brésilien, elle est remarquable par sa présence sur le littoral atlantique, et l'on a tous en tête les belles images des fêtes de Noël passées là bas sur les plages et sous le soleil chaud d'été.

Peuplée à l'époque par des indigènes, ce n'est qu'en 1502, au lendemain de la découverte du nouveau continent, que la baie de Guanabara est reconnue par le Portugais André Gongalvez qui pensait avoir trouvé l'embouchure d'un fleuve qu'il baptisa alors Rivière de Janvier. Et il s'y attache rapidement pour s'enrichir notamment des richesses qu'offrent la nature, avec des exportations massives de sucre entre autre, vers l'ancien monde

Alors que les Portugais veulent le monopole des lieux, Français et Espagnols tentent aussi de s'implanter mais sont repoussés par les Portugais donc maître de Rio de Janeiro. Cette ville déjà valorisée par le sucre, révèle aussi d'autres ressources comme l'or et le diamant.

Au début du XIXème siècle, avec les guerres napoléoniennes, le roi Jean VI du Portugal s'exile avec sa cours à Rio de Janeiro en 1807, ce dernier qui s'intéresse à cette ville permet alors l'organisation et l'embellissement de celle-ci. Quinze ans plus tard, le 7 septembre 1822, une date importante pour le Brésil puisqu'il devient indépendant, ce qui permet à Rio de Janeiro de devenir la capitale du pays, statut qu'elle perdra bien plus tard en 1960.

Un mot sur sa population; on retiendra que son poids démographique a augmenté passant de 67 550 Cariocas en 1880 à plus de 2 millions en 1933, cette croissance est due à une forte immigration extérieure mais surtout intérieure, si bien qu'en 1950, seulement un peu plus de la moitié des habitants de la ville était originaire de celle-ci.

Aujourd'hui, aux facilités portuaires du site original, se sont imposés des inconvénients majeurs dès lors que la croissance de Rio de Janeiro s'est accélérée, et cela depuis surtout 1945. Le site est désormais bien étroit, la progression de l'urbanisation se fait donc vers le sud et le nord. Le processus se produit le long des côtes Atlantique où l'on y remarque les quartiers chics de la ville, avec des villas luxueuses avec vue sur la mer. Le paradis de Rio qui s'oppose brutalement avec l'enfer des favelas, ces quartiers d'intense pauvreté, qui eux se développent à l'intérieur des terres, toujours plus loin des côtes plagiaires. Ces quartiers ont accueilli en grande majorité les ruraux chassés par l'exode rural. Ces quartiers qui accueillent tout de même aussi les industries industrialo-portuaires, permettant ainsi des emplois. Bref, le contraste reste saisissant entre le sud peuplé par les "blancs" , les classes moyennes et aisés, correctement équipée en services urbains et en infrastructures; et le nord où y vit une population beaucoup plus colorée, dépourvue de tout revenu acceptable, vivant bien souvent sous le seuil de pauvreté, dans ces favelas sous équipés et mal desservis.

Quant au centre de la ville il reste le fief des centres d'affaires, quartiers hérissés de tour abritant de nombreux bureaux. En plus, là bas, les activités sidérurgiques sont en plein essor tout comme les activités de constructions navales, de raffinages ou encore de pétrochimie.

Enfin, pour terminer sur cette quatrième plus grande ville de l'Amérique latine, un mot sur le tourisme avec des curieux qui affluent encore et toujours, même si ces dernières années, il est vrai que le nombre de touristes diminue avec les craintes face aux réels problèmes d'insécurité qui sont présents à Rio de Janeiro. Mais pour les plus courageux ils ont bien sur la chance d'assister à ce qui est sans doute l'une des plus belles manifestations du monde, je vous parle bien sûre du Carnaval, qui fait de cette ville, une Cité qui s'intille et qui passionne le monde entier. Les écoles de samba et les cortèges magnifiques permettent, il faut le dire, un gros coup de pouce au tourisme, puisque c'est au moment de ces événements que le nombre de touriste culmine.

Merci laissez-moi vos suggestions...

Venez visionner Rio de Janeiro sur http://fr.youtube.com/watch?v=BcxNe2mRQFY

ROTTERDAM. (PAYS BAS)

Posté le 29.06.2007 par Meddeh BELKANICHI
Salut... Bienvenue, je vous propose de partir à Rotterdam...

Rotterdam est donc la deuxième ville des Pays-Bas, elle est habitée par plus d'1 million de personnes. Enfin, elle est surtout connue parce qu'il s'agit du plus grand port mondial, puisque cette ville est située en province de Hollande Méridionale, avec donc un accès direct sur la Manche et la mer du Nord.

Alors, à l'origine Rotterdam était un village, et la future ville est née de la construction d'une digue vers 1240 sur la Rotte, rivière qui se jetait dans le Nieuwe Mars, l'un des bras du delta commun de la Meuse et du Rhin. Mais, Rotterdam est aussi née de l'installation d'une colonie près de cette digue. Elle accède à l'état de Cité par les chartes successives, en 1299, puis en 1328, mais il faut surtout attendre 1340, pour que Guillaume, comte de Hollande, lui accorde son statut définitif de ville. Rotterdam devient déjà à cette époque un port de pêche et assure ainsi des exportations de harengs. Mais son véritable essor ne date que de la seconde moitié du XVème siècle, avec notamment la gloire d'Erasme, qui est un érudit, un humaniste hollandais, et permit ainsi une certaine notoriété de la ville. Cependant, l'émancipation de Rotterdam est nettement freinée par des troubles et tensions sous le règne de Charles Quint et surtout sous Philippe II.

En 1563, la ville de Rotterdam est accidentellement détruite par un incendie, puis la ville est occupée par les troupes Espagnoles de Maximilien Van Boussu, qui tentent de reprendre les lieux qui sont dans les mains des Anglais. Finalement, Rotterdam reprend du devant et chasse les Espagnols. Elle accueille par la suite les artisans d'Anvers, qui fuyaient l'inquisition. A la fin du XVIème siècle, un plan d'agrandissement et de rénovation du port et du canal maritime, dote alors Rotterdam d'un nouveau et vaste quartier portuaire équipé de plus de dix bassins profonds. Au XVIIIème et XIXème siècle, elle échange ses produits, et cela de façon ininterrompue avec la France et l'Angleterre, puis elle se tourne vers l'Indonésie et l'Amérique et devient l'une des étapes la plus importante de la compagnie des Indes Orientales. En 1622, la ville compte 45 000 habitants et jusqu'à 1795, Rotterdam accroît sa population de 117%, un taux qui s'explique non seulement par sa prospérité économique, mais aussi par son ouverture religieuse; elle accepte même les milliers de réfugiés, à la suite de la révocation de l'Edit de Nantes en 1685.

La ville est par la suite intégrée à la république batave de 1795 à 1806, puis au royaume de Hollande de 1806à 1810, avant d'être annexée à l'empire Français de 1810 à 1813. En fait, elle est la victime du blocus occidental, qui provoque le déclin de ses activités portuaires. Cette période de récession ne prend fin qu'en 1863, avec le creusement d'une nouvelle voie d'eau, la Nieuw Waterweg en communication directe avec la mer, sous la direction de Pieter Caland. Il est vrai aussi qu'avec la séparation en 1830, de la Belgique et de la Hollande les difficultés étaient moindres. D'autre part, de 1870 à 1940, Rotterdam se dote de 20 nouveaux bassins, qui s'ajoutent donc aux précédents. Cependant, la Seconde Guerre Mondiale a mis à mal ces récents aménagements puisqu'ils sont détruits lors du Raid de Luftwaffe, le 14 mai 1940, mais ces infrastructures sont reconstruites par la suite.

Avec un trafic annuel largement supérieur à 300 millions de tonnes, le port de Rotterdam occupe incontestablement le premier rang mondial pour le tonnage des marchandises chargées ou déchargées. Mais son essor date surtout du XXème siècle, Amsterdam qui gardait l'avantage jusqu'ici. C'est grâce aux différents aménagements, canaux, bassins... avec un accès direct sur la Manche et la mer du Nord. Elle dispose de nos jours de trois ports pétroliers, et c'est surtout la situation géographique de Rotterdam qui explique sa croissance exceptionnelle dès le XXème siècle. Ce port dispose de plus d'un arrière pays très tendu grâce à la présence de la voie rhénane, qui est le principal axe de navigation intérieur, qui dessert notamment les régions les plus industrialisée d'Allemagne, si bien qu'un cinquième des marchandises de tout le port, soit 60 millions de tonnes passent la frontière germano-néerlandaise.

On retiendra aussi que près de 70% du trafic dans le port sont des entrées, essentiellement d'hydrocarbures, minerais métalliques et des denrées d'origines agricoles, en particulier des fruits tropicaux. Rotterdam qui cherche d'autre part, à s'intéresser de plus en plus aux ports voyageurs. Enfin, pour terminer sur ce port, son attrait repose surtout sur son organisation, la rapidité des opérations, mais aussi sur sa grande capacité de stockage, de ses entrepôts, et l'existence de services annexes, comme par exemple, celui de la réparation navale.

Au niveau de la ville même de Rotterdam, il faut savoir que l'agglomération comprend surtout des quartiers construits à la fin du XIXème et XXème siècle. En effet, la ville historique, aux dimensions assez modestes, n'a jamais habritée plus de 60 000 personnes. Rotterdam lourdement éprouvée par les bombardements de 1939-1945, qui n'ont laissé que quelques vestiges miraculeusement épargnée, comme l'hôtel de ville. En plus de cela, la forte croissance de 1870 à 1930, est témoignée par la prolifération de quartiers assez monotones, de maisons basses, de résidences bourgeoises et surtout ouvrières. Les formes d'urbanisation récentes comprennent les cités-jardins, avec des maisons individuelles et de grands ensembles. Les noyaux anciens de Schiedam et de Vlaardingen habitée par 100 000 Rotterdamois, qui ont conservé leur potentiel portuaire, forment maintenant avec le reste de Rotterdam, une agglomération continue. La rive sud, reste toujours le fief d'une urbanisation future toujours plus poussée.

Quant à la morphologie urbaine, elle est facilement remarquable par sa sectorisation, avec au nord-ouest les entrepôts et activités industrielles, les résidences au nord-est et au sud-ouest de la ville. Au centre, se trouvent les commerces. Il est vrai qu'avec la disparition des anciens bâtiments d'avant-guerre, cela a permis, contrairement à Amsterdam, de créer de vastes avenues et larges espaces de stationnement, bordées d'immeubles à étages, occupés eux par des sociétés commerciales ou financières, entre autre. Dans ce même centre sont remarquables, les salles de cinémas ou de concerts, les théâtres, restaurants, agences de voyages, grands magasins ou encore la fameuse Galerie piétonne: la Lijnbaan, qui fut la première du genre en Europe. L'on estime à 100 000, le nombre de personnes travaillant dans ce centre urbain, essentiellement des cadres et des employés de bureaux.

Une agglomération de cette taille, coupée par des voies importantes, pose de délicats problèmes de circulation: la jonction entre les deux rives est assurée depuis 1942 par le Maastunnel, auquel se sont ajoutés en 1964, le pont de Brienenard, et en 1967 le Benelustunnel, ainsi qu’une ligne de métro achevée dès 1968. Cette dernière qui a permis de diminuer l'engorgement des principaux axes routiers. Paradoxalement, malgré ces aménagements, la ville de Rotterdam a perdu depuis ces trente dernières années environ 100 000 habitants. Enfin, même s'il faut s'attendre peu à peu à un ralentissement de la croissance industrielle, le renforcement du pouvoir de direction économique de celle-ci, constitue le meilleur gage d'avenir.

Merci, vous pouvez me laisser vos remarques...

Venez visionner Rotterdam sur http://fr.youtube.com/watch?v=UwQ79AT4ql8
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