Bonjour à tous, bienvenue à la découverte de Tirana...
Tirana est la capitale de l'Albanie, elle est peuplée par 320 000 personnes. Cette ville est au centre du pays, entre les montagnes de Guégarie au nord et les régions habitées par les Tosques au sud. Elle est aussi située non loin de la côte, à quelques kilomètres de la montagne de l'Albanie et de l'un de ses principaux sommets, le Dajti qui culmine à 1612 mètres d'altitude. Tirana du grec " te ranat" qui veut dire " alluvions", en référence bien entendu à la fertilité des terres montagnardes.
Il faut d'abord savoir que Tirana a vu son développement grâce à son site plutôt favorable car Tirana s'est implantée au cœur du plaine offrant un passage facile vers la côte, recevant donc en abondance des eaux de l'arrière-pays, dominée par quelques collines couvertes d'une belle végétation. Cette zone qui a longtemps été marécageuse a subi de nombreuses transformations.
A l'époque, Tirana était un gros village balkanique, et mieux que ces villes voisines, a toujours été un grand marché, un carrefour de caravanes et de marchandises, circulant du nord au sud et de l'Adriatique vers l'arrière pays. Au temps de l'Albanie médiévale, occupée par les Ottomans, le bazar aujourd'hui détruit, attestait l'importance de la fonction commerciale. Avec l'arrivée de l'aristocratie et de la bourgeoisie on construit de belles demeures, marquées par l'architecture ottomane ou musulmane.
C'est l'indépendance théoriquement établie en 1912, mais surtout l'avènement du régime de démocratie populaire en 1946, qui entraîna la croissance de Tirana. Jusqu'avant, au cours notamment, de la période mouvementée que connue le pays de 1912 à 1945, la capitale albanaise accrue légèrement sa population et quelques quartiers s'étendirent dont celui d'un ensemble monumental le long d'une allée large qui demeure aujourd'hui une place bordée de ministères, de l'université et d'un Opéra.
C'est le régime socialiste qui a fait de Tirana une vraie capitale; cette ville a dès lors concentrée les organes du parti, de la planification et de l'Etat. La construction d'un réseau ferré dans le pays a permis la liaison de la capitale au port de Durresi, qui approvisionne Tirana; De nos jours, la ville est le siège d'importantes manifestations en tous genres, tant culturelles que sportives. Le nouveau palais de la culture, commencé lors de l'époque de l'amitié soviétique a été achevé grâce à l'aide chinoise. Enfin, la capitale est devenue un important centre industriel, les usines étant alimentées par la centrale hydro-électrique Lénine, située non loin de la ville.
L'activité industrielle à Tirana a une grande importance; au total la ville assure le cinquième de la valeur de la production industrielle globale du pays, et cela grâce aux nombreux ateliers de drap, de verrerie ou encore l'usine de tracteurs équipée par du matériel provenant de Chine. En fait, c'est l'immigration des paysans chassés de leurs villages par le mécanisation de l'agriculture, qui a permis d'assurer aux industries nouvelles, la main œuvre nécessaire. Un long processus avec des stages de formation de cadres qui ont eu lieu à Moscou et depuis 1961, ce sont les techniciens Chinois qui assurent sur place cette formation.
L'exode rural a provoqué une nouvelle morphologie urbaine. On retiendra l'afflux d'une main œuvre nouvelle auquel s'est ajouté un excédent naturel élevé dans la ville même, qui ont conduit le gouvernement à tracer un plan d'urbanisme faisant place à des ensembles résidentiels répartis à la périphérie, ainsi qu'à une restructuration du centre, où ont été démolis donc l'ancien bazar et autres quartiers. Ont vu le jour, de plus, de larges espaces verts, allant des simples jardins ou parcs aux stades et autres installations sportives, réalisant ainsi le type même de l'urbanisme socialiste.
La ville a gardé son charme touristique : les quartiers historiques restent largement entretenus, on y retrouve de nombreuses mosquées datant du XVIIIème et XIXème siècle, ainsi que des maisons et des rues d'époques anciennes, tout comme les édifices décorés datant d’occupation ottomane.
Enfin, un mot sur la population de la capitale albanaise, pour vous dire que Tirana n'est pas excessivement peuplée ni très étendue par rapport à l'ensemble du pays, qui compte plus de 3 millions d'habitants. La population de Tirana est passée de 12 000 habitants en 1920 à 17 000 en 1939, puis à 135 000 en 1950 et 180 000 en 1970, pour atteindre actuellement seulement plus de 320 000 résidents. En fait, il faut dire qu'un réseau de villes moyennes contrebalance parfaitement l'importance de Tirana dans tout le pays.
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