Posté le 16.07.2007 par Meddeh BELKANICHI
Bonjour, bienvenue... Partons pour Delhi...
Delhi est la capitale de l'Inde, c'est l'une des plus grandes villes du pays avec plus de 9 500 000 habitants. Delhi qui veut dire en français "porte".
Il faut savoir que le Delhi actuel se trouve au milieu des ruines d'anciennes villes juxtaposées. De 1553 à 1564, puis de 1639 à 1857, Delhi a été la capitale de l'empire mongol. Après la grande rébellion du milieu du XIXème sicle, elle a perdu sa fonction de capitale au profit de Calcutta, pour la retrouver néanmoins dès 1911. L'indépendance de 1947 lui a conféré un rôle très important puisque la disparition des Etats princiers lui permis de dominer la plus grande construction territoriale jamais réalisée dans le monde indien.
C'est donc la position géographique qui explique la fortune de Delhi. En effet, cette ville se trouve au centre d'un seuil, entre les reliefs qui montent vers l'Himalaya. C'est donc un lieu de passage facile qui met en communication plusieurs régions. La capitale indienne s'est développée et peuplée grâce aux anciennes invasions des envahisseurs, qui ont contrôlé au delà de Delhi, tout le nord de l'Inde.
Aujourd'hui, Delhi est une grande capitale, d'abord parce que la fonction administrative domine très nettement. Plus des deux tiers des actifs sont employés dans le secteur tertiaire, et près des deux tiers d'entre eux sont au service du gouvernement fédéral de l'Union indienne. De plus, la présence de la Cour, l'importance de la population, et sa situation au centre d'une région peuplée donc active, lui ont donné une tradition commerciale et artisanale non négligeable. A cela s'ajoute le fait que la ville a un rôle important de commandement économique. Ainsi, de nombreuses industries modernes ont également fait leur apparition grâce à la concentration humaine, à l'hydro-électricité himalayenne et à la présence des entrepreneurs. Cependant, ce sont les petits ateliers qui dominent, et le gouvernement a autorisé l'installation de grandes usines, notamment sur la zone industrielle, vers le sud-est.
Quant à l'organisation de la ville, on retiendra qu'au centre se trouve le vieux Delhi avec un entassement de maisons à deux ou trois étages, serrées le long de rues étroites, avec leur balcon de bois, si caractéristique des maisons indiennes. De plus, le commerce et l'artisanat, y sont les fonctions dominantes, comme dans le quartier le long de la Rue de l'Argent. D'autre part l'entassement humain est considérable puisque 70% des familles ne dispose que d’une seule pièce, et les groupes de huttes ne sont pas rares même près du centre. Enfin, il y a dans cette ville des constructions impressionnantes telles que le Fort Rouge, la Grande Mosquée et le mémorial de Gandhi, sur les bords de la Jamna. Quant aux quartiers du nord, ils représentent l'extension de la ville du XIXème siècle. Les anciens "civils lines" qui sont les vieux quartiers de résidence des fonctionnaires Anglais et le siège de l'administration jusqu'à l'achèvement de New Delhi, gardent leur caractère discret avec leurs villas et leurs bâtiments administratifs. Toujours au nord, plus modernes sont l’université et les ensembles résidences des classes moyennes, comme celui de Model town. Les usines et les colonies pour le logement des ouvriers y sont également assez nombreuses. Cependant, il ne faut pas oublier qu'un habitant sur deux vit dans les immenses bidonvilles que compte la ville.
Quant à New Delhi, au sud de la vieille ville; cet ensemble a été construit entre 1920 et 1930. Grandes avenues, bâtiments administratifs très éloignés les uns aux autres, verdures et plans d’eau, lui confèrent un certain charme. Au contact du centre historique, restaurants, commerces et hôtels engendrent une activité constante, d’autant plus que de grands immeubles, sièges de banques et de sociétés, en construction moderne ont donné naissance à un quartier d’affaires. Plus au sud coexistent les grands bâtiments administratifs et les villas des fonctionnaires, disséminées parmi les arbres. Les édifices officiels, œuvres des architectes britanniques sont plus sobres que ceux de Bombay ou de Calcutta. Enfin, des traces de l’ancienne splendeur de la ville se retrouvent ici et là, notamment dans les tombeaux d’Humayun et des souverains Lodi et le fameux Qutb minar, grande tour rose, où certains ont voulu voir la septième merveille du monde.
Merci pour votre lecture… Laissez-moi vos suggestions…
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Posté le 19.07.2007 par Meddeh BELKANICHI
Bonjour et bienvenue pour le découverte de Copenhague...
Copenhague est la capitale du Danemark, c'est une ville qui regroupe 1 500 000 personnes. Copenhague du danois Kobenhavn, veut dire "ports des marchands".
Alors qu'autrefois, il s'agissait d’un petit village de Vikings, c'est en 1043 que ce lieu est mentionné pour la première fois sous le nom de Havn, c'est-à-dire "port"; abri sûr où les pêcheurs et commerçants s'étaient installés, attirés par les pêcheries de harengs. Et c’est Absalon, évêque et seigneur du lieu, qui y fît construire en 1167, un château fort, qu'il entoura par ailleurs, par des fortifications, ainsi que le port et le village primitif; et c'est à ce moment là que la ville prit le nom de Copenhague. Par la suite, le développement rapide la cité provoqua l'hostilité de Lübeck, la plus importante des villes hanséatiques de la Baltique, qui fit incendier le port en 1249 tandis qu'en 1259, soit dix ans plus tard, le prince Jarmer, prince des Wendes, qui était un peuple slave du nord de l'Allemagne, renouvelait l'opération. En 1369, les gens de Lübeck s'emparèrent de la ville et détruisirent le château ainsi que ses édifices. Cependant, quelques années plus tard, la vitalité de Copenhague s'affirmait avec plus de 3 000 habitants.
Sous l'Union de Kalmar, de 1397 à 1523, et sous le début des temps modernes, le Danemark, uni à la Norvège, tenta de soumettre la Suède pour pouvoir réaliser une conférence pour lutter contre les villes allemandes de la ligue hanséatique. En 1417, le roi Erik de Poméranie fit de Copenhague sa résidence royale, le siège du gouvernement et une importante place militaire. Copenhague devînt la capitale du pays en 1479, est s'affirma alors comme métropole commerciale des Etats nordiques. La ville comptait une dizaine de milliers d'habitants, et en 1479, est fondée l'université. Les XVIIème et XVIIIème siècles, sous la monarchie absolue, furent pour la ville, une période de grandeur: au trafic de la mer Baltique, s'ajouta le commerce maritime sur toutes les mers du globe. Copenhague s'agrandit et embellit ses monuments. De l'époque de Christian IV, de 1588 à 1648, date de la construction d'un certain nombre d'édifices de style renaissance hollandaise, comme la plus ancienne Bourse d'Europe. Toutefois, la ville connue de terribles épidémies de pestes en 1711 et 1712, et des incendies qui la ravagèrent en 1728 et 1795, détruisant la partie médiévale.
Copenhague a aussi connu de grands chantiers. En effet, au château de Charlottenborg, aujourd’hui siège de l'académie royale des Beaux-arts, ont succédé vers le milieu du XVIIIème siècle, les nouveaux quartiers du nord, où les rues se coupent à ongles droits. De plus, l'aristocratie y construisit ses palais et le roi Fréderic V, l'église qui porte son nom. En 1760, été terminé le palais qui constitue aujourd'hui encore la résidence des souverains danois. Les constructions furent financées en grande partie par les bénéfices du commerce et de la navigation. Par ailleurs, en 1788, la ville comptait 100 000 habitants.
Il faut savoir que la première partie du XIXème siècle a été une période difficile pour l'activité économique de Copenhague. En 1801, l'Angleterre attaqua Copenhague pour la contraindre à quitter la ligue des neutres. Et en 1807, l'Angleterre bombarda de nouveau la ville parce qu'elle avait choisie le camp de la France; des dégâts lourds dont Copenhague se leva bien lentement. De plus, après la création du palais de justice, la ville cessa d'être fortifiée en 1856, ce qui lui a permis une croissance spatiale. Enfin, le XXème siècle, a vu se construire des quartiers résidentiels et pavillonnaires.
De nos jours Copenhague a des fonctions diverses, d'abord avec le grand héritage portuaire, qui a donné finalement naissance à la capitale du Danemark, nous avons affaire au plus grand port de la Scandinavie avec un trafic annuel de plus de 15 millions de tonnes. C'est aussi une ville industrielle, qui regroupe près d'un tiers des usines des pays, qui emploie plus de 150 000 personnes. L'industrie fait vivre 20% de la population, l'administration 25%, le commerce 17%, les transports 8%, les restaurants et hôtels 7%, et le bâtiment 6%, les industries mécaniques et électroniques représentent le tiers de toutes les industries, et Copenhague reste le grand producteur naval, avec le brevet de fabrication de moteur diesel notamment. Par ailleurs, cette capitale est le véritable centre culturel du Danemark avec son université, ses instituts scientifiques, ses musées aux nombreuses collections et ses riches monuments. C'est sans doute toutes ces raisons qui expliquent que Copenhague concentre plus d'un quart de la population du Danemark.
Merci pour votre lecture... A bientôt j'espère... Laissez-moi vos remarques...
Venez visionner Copenhague sur http://fr.youtube.com/watch?v=-nrM0QHiQSc
Posté le 21.07.2007 par Meddeh BELKANICHI
Bonjour et bienvenue à Bombay...
Bombay est la seconde ville de l'Inde, c'est la capitale de l'Etat du Maharastra au bord de l'océan Indien, elle est habitée par 10 millions de personnes. Comme Calcutta, la ville est une création de la colonisation, et elle lui doit les premières phases de son développement.
Il faut d'abord savoir que Bombay n'est pas restée déserte mais était occupée par des pêcheurs, et avec l'arrivée des Européens et avec la phase des comptoirs de 1534 à 1850, commence véritablement la croissance. La région appartenait d'abord aux Portugais qui développèrent peu le port. C'est lorsque Bombay fut cédée aux Britanniques, en 1661, que commença l'essor. La ville devint alors le principal contoir anglais de la côte ouest, mais aussi une base d'opérations contre les Marathes et enfin l'une des trois capitales de la "présidence" de l'Inde Britannique. La fonction commerciale et politique de cette ville permet d'atteindre les quelque 250 000 habitants en 1850.
A partir de 1850, les Britanniques s'intéressent à la culture du coton, qu'ils exportaient vers la Chine. De plus, usines et banques apparurent dans l'agglomération, dont l'activité a été stimulée par l'ouverture du canal de Suez et par la guerre de Sécession aux Etats-Unis, qui fit monter par ailleurs les prix du coton. En 1941, la ville comptait 1 500 000 habitants.
La Seconde Guerre Mondiale amena la création de vastes marchés, pour les marchés industriels et avec la politique d'industrialisation du gouvernement indien, Bombay draina bon nombre de capitaux. En même temps, l'accélération de la croissance démographique lui profita également. En 1951, la ville comptait 2 800 000 habitants, 4 100 000 en 1961, 6 millions en 1971, et il s'agit pour une large part d'immigrants, si bien qu'en 1951, seulement 27% de la population de Bombay, était née dans cette ville. Enfin, ce chiffre inquiétant de nos jours, résultat de la politique de l'enfant unique, Bombay ne compte que 700 femmes pour 1 000 hommes.
Quant à l'urbanisation, l'urbanisation affecte la totalité de l'île de Bombay. La ville s'étire sur plus de 25 kilomètres sur une largeur de 4 kilomètres. Les espaces les plus bas de la ville sont occupés par les pauvres, alors que les hauteurs de Bombay ont été recherchées par les habitants les plus aisés, car les brises de mer y apportent la fraîcheur. De plus, l'urbanisation a commencé au sud et à l'est de l'île, autour du port, puis a gagné les lieux du nord et de l'ouest. Des quartiers très différenciés reflètent l'Histoire de ce développement. Il faut savoir que le quartier du "fort" est situé au sud-est de l'île. Les installations militaires qui lui ont donné son nom ont maintenant disparu, et le quartier est devenu celui des affaires et de l'administration. Banquiers et administrateurs travaillent dans des bâtiments de style néo-gothique; les bâtiments récents se faisant timides.
Au niveau des quartiers, on retiendra que les quartiers résidentiels aisés entourent le fort de la pointe de Colaba et de la colline de Malabar, et que les villas côtoient maintenant des immeubles modernes très élevés. Les quartiers portuaires se trouvent près du fort alors que les industries se regroupent au nord de la vieille ville où les usines de textiles, souvent assez dégradées alternent avec des habitations surpeuplés. Quant aux usines modernes, le long de la voie ferrée alternent eux, avec les quartiers résidentiels moyens en immeubles collectifs, quelques unités résidentielles riches, et aussi avec de tristes bidonvilles au bord des marécages.
Enfin, sachez que d'une manière générale, les services n'ont pas pu suivre le rythme de l'urbanisation, et la vie à Bombay est pénible, du moins pour les plus pauvres. De plus, la liaison avec l'intérieur sont difficiles; les routes et le voies ferrées, peu nombreuses, constituent à travers les marais, sont surchargés. Les autorités cherchent maintenant à freiner la croissance de Bombay. On envisage même de créer une cité jumelle de Bombay, sur le continent, de l'autre côté de la baie. Dès à présent, le nouveau port de Trombay, améliore les relations avec l'arrière pays.
Voilà ce que l'on peut retenir de Bombay... Merci pour votre lecture et laissez-moi vos remarques... A bientôt...
Venez visionner Bombay sur http://fr.youtube.com/watch?v=ZGUUFB4R7-w
Posté le 11.07.2007 par Meddeh BELKANICHI
Bonjour à tous et bienvenue, je vous propose de faire un tour du côté du Caïre.
Alors Le Caïre, capitale de l'Egypte, elle est habitée par 10 millions de Cairotes. De l'arabe El Qahira, cela veut dire en français la Victorieuse.
Les étapes de croissance de la ville sont nombreuses. D'abord, le Caïre englobe les créations citadines successives depuis l'époque romaine. Les ruines de l'antique forteresse égypto-romaine de Babylone se retrouvent dans le quartier du vieux Caïre. Après la victoire d'Amr Ibn al-As en 640, le camp militaire arabe de Fustat, au nord de la citadelle, devient le berceau de la nouvelle capitale, appelé à remplacer l'antique Memphis. Ahmad Ibn Tulun, l'agrandit vers le nord-est, avec le quartier Al Qatahi, et fait construire la mosquée qui porte son nom, la plus ancienne de la cité. Ce sont finalement les Fatimides de Kairouan, qui vainqueurs en 969, fondèrent le Caïre, nouvelle ville tracée au carré, au nord de la ville de Fustat, depuis la rive droite d'un bras du Nil, le Khalidj. D'autre part, fondée dès 970, la mosquée d'Al-Azhar, qui signifie la brillante, est terminé en 972 et ouverte aux lettrés dès 988.
En 1169, Salah din, fondateur de la citadelle décide de l'union, dans une même enceinte, du Caïre et de Fustat. Par la suite, sous l'administration des Mamelouks, la cité s'étend à l'ouest du Khalidj dans l'île de Bulaq, et la jonction se fait entre le Caïre et Fustat, tandis que se multiplient les constructions de mosquées et de palais. Plus tard, la domination turque marque une stagnation de l'extension de la ville. C'est à partir du règne de Méhémet Ali et de ses successeurs, puis sous l'administration britannique, que commencent à se spécialiser certains quartiers, comme ceux du ministère, des commerces, ou encore ceux des résidences. Enfin, pour terminer sur la construction historique de la capitale égyptienne, sachez que depuis l'Indépendance du pays, en 1936, et surtout, depuis le renversement de la monarchie, en 1952, la ville n'a cessé de s'étendre. Aux quartiers du Caïre, le comité de planification du Grand Caïre a ajouté les anciens villages de la périphérie, qui appartiennent parfois à des provinces différentes.
En ce qui concerne la population du Caïre, il faut savoir qu'elle a doublé en seulement vingt ans, passant de 3 à 6 millions d'habitants. Cette évolution est inégale selon les quartiers. En effet, les quartiers administratifs et commerciaux du centre connaissent le phénomène de "cité" perdant leur fonction résidentielle au profit des bureaux et des magasins. En revanche, les quartiers de la grande périphérie connaissent des accroissements spectaculaires; en six ans, de 1960 à 1966, la population des quartiers sidérurgiques a augmenté sensiblement jusqu'à 115%, si bien que de nos jours, un habitant sur cinq, réside dans ces espaces. Entre la cité et les banlieues, les quartiers proches du centre ont les plus fortes densités.
Cette croissance rapide est due surtout aux soldes migratoires largements positifs, grâce ou à cause, de l'exode rural. En 1960, le recensement a révélé que 39% de la population cairote, n'était pas originaire de la capitale. L'attraction de la ville pour cause, s'explique par les progrès économiques, et surtout par le phénomène de centralisation des pouvoirs de l'Etat.
Justement dans le domaine économique, le secteur industriel ne concentre que 18% de la population active, tandis que les commerces et services, regroupent 24% des actifs. Le taux de chômage atteint lui les 30% des cairotes, cependant la tendance est à la baisse puisque dans les années 70, 53% des actifs étaient à la recherche d'un emploi. A part cela, il faut aussi dire que l'industrialisation s'est accélérée; les principales branches étant l'alimentation, le textile, essentiellement le coton, les produits chimiques, comme le savon, ou encore l'industrie mécanique, avec la construction, notamment de bicyclette.
Enfin, pour terminer, on retiendra que les voies de communication sont insuffisantes. Heureusement, le Nil assure un lien entre le nord et le sud de la ville. Le reste, périphérique de la capitale, est desservi par les voies ferrées, mais le point noir reste le manque de pont par rapport à l'énormité du trafic routier. Quant à l'aéroport international du Caïre, il connaît un trafic important.
Voilà c'est la fin de cet article des villes du monde consacré au Caïre, capitale de l'Egypte, j'espère vous avoir fait passer un bon moment... Vous pouvez laisser vos suggestions.
Venez visionner le Caïre surhttp://fr.youtube.com/watch?v=cSMa30Jsvfw
Posté le 18.07.2007 par Meddeh BELKANICHI
Bonjour... Partons pour Dakar...
Dakar est donc, la capitale du Sénégal, elle est habitée par 2 millions de Dakarois, elle est située sur la côte Atlantique. C’est la première ville d’ancienne colonie francophone et c’est aussi l’une des plus importantes villes de cette région.
Dakar est située à proximité de l’île de Gorée, qui était une possession hollandaise au début du XVIIème siècle, conquis par la France en 1677, elle fut le premier noyau de l’agglomération. Quant au site de Dakar, sur le continent, au sud de la presqu’île, il est occupé en 1857 et la ville fut érigée en commune en 1887. Gorée y est annexée en 1929, et est devenue aujourd’hui un centre touristique et résidentiel. La loi du 19 janvier 1964 a inclus l’ensemble de la presqu’île de Cap-Vert. De plus, dès la fin du XIXème siècle, avec la construction du chemin de fer, Dakar est reliée à St Louis, où on y aménage le port, et d’autre part, la capitale sénégalaise est mise en relation avec le Niger, ce qui était difficile avant l’installation du chemin de fer. Enfin, à ce rôle de plaque tournante dans les communications et le commerce, Dakar deviendra en 1902, la capitale administrative de l’Afrique Occidentale Française.
Le noyau historique de Dakar a son importance dans la mesure où la vieille ville, au voisinage du port, occupait l’extrémité nord de la presqu’île, avec le quartier des affaires européennes au sud du port, et le quartier mi-administratif et mi-résidentiel, vers le cap Manuel, avec le palais présidentiel et l’Assemblée nationale. En 1914, a été créée, au-delà du centre, vers le nord-ouest, la Médina, un faubourg africain regroupant les habitants de villages détruits à la suite de perte ; et plus tardivement au nord, fut aménagée une zone industrielle. Et depuis maintenant les années 70, le tissu a plus ou moins gagné toute la presqu’île. La Médina, a gardé ses empreintes du passé, et la communauté européenne s’y est infiltrée. Et de nos jours, tandis que la ceinture extérieure du grand Dakar s’est urbanisée avec des universités et des résidences de luxe, les bidonvilles eux, ont été repoussés vers l’extérieure et occupent d’immense superficie, principalement le long de l’autoroute qui joint la vieille ville à l’aéroport. Quant aux anciens villages d’agriculteurs, et surtout de pêcheurs, ils sont relativement isolés.
Un mot sur l’urbanisme de Dakar, pour vous dire que le développement urbain y est marquant, d’abord parce que l’extension de la ville, résulte plus d’une accumulation de population que d’une organisation cohérente. Un premier plan directeur en 1946, a tenté de délimiter un vaste territoire urbain et de réserver des emprises suffisantes, indispensables à l’extension de la ville. Ainsi, quatre zones ont été définies : une zone résidentielle africaine et européenne à l’ouest et au nord, une zone commerciale et administrative au sud, et un espace industrielle à l’est. Mais ce cadre de développement a subi quelques modifications en 1961, en raison d’un effort d’intégration des migrants ruraux, qui habitaient en masse dans les bidonvilles. Et c’est justement de nos jours encore ces bidonvilles, habitats auto-construits, situés en périphérie qui posent problème.
Les fonctions de la capitales sénégalaises sont nombreuses : il faut savoir que le rôle économique est déterminant, le port de Dakar, assure à lui seul, les deux tiers des exportations d’arachides du pays et la quasi-totalité des importations. Le trafic du port atteint près de 10 millions de tonnes, mais il pourrait être beaucoup plus important si l’insuffisance des fonds, à savoir de 10 mètres de profondeur, ne faisait pas détourner une partie des navires en passage, comme les pétroliers. Outre son atout maritime, Dakar excelle aussi dans le domaine banquier, avec le siège de la Banque Centrale de l’Afrique de l’Ouest, qui émet dans tous les pays concernés la monnaie CFA. C’est dans cette capitale que se trouve le centre industriel du Sénégal, de la production de savons, à la production de chaussures, en passant par les textiles, elle concentre bon nombre d’usines, avec des activités très diversifiées.
Enfin, le rôle administratif s’est maintenu, et la fonction universitaire et culturelle reste considérable, avec notamment l’université de Dakar ainsi que les musées ethnographiques et préhistoriques. Et dans ce pays où les familles sont le plus souvent pauvres, un actif fait vivre en moyenne quatre personnes. La répartition professionnelle se fait de la manière suivante : avec 28 % des Dakarois qui travaillent dans les industries, 28 % dans le commerce, 18% dans les transports et télécommunications, 10% dans l’agriculture et la pêche, et enfin 15 % dans toutes les autres activités diversifiées.
On retiendra pour finir, qu’avec une croissance rapide, Dakar connaît des problèmes d’approvisionnement en eau ; après avoir utilisé les ressources des nappes phréatiques, la ville doit acheminée les eaux du lac de Guiers, après et grâce à la construction d’une amenée d’eau.
Merci pour votre lecture… laissez-moi vos remarques…
Posté le 26.06.2007 par Meddeh BELKANICHI
Bonjour, je vous propose de découvrir Bagdad, la ville et son Histoire.
Bagdad est une ville habitée par moins de 5 millions de Bagdadis. Cette capitale d'Irak est traversée par le Tigre, et il faut savoir que du perse "bagh", qui veut dire "jardins" et "dad" que l'on peut traduire par "donner", Bagdad veut dire en fait "jardins donnés" (par dieu bien sûr.)
Bagdad a été fondée au VIIème siècle, sur les deux rives du Tigre, par le deuxième calife abbasside al Mansour. Celui-ci la baptise Madina al salam, à savoir "ville de la Paix", et il s'y installe en 763. Très vite, la capitale connaît un grand essor et devient la métropole économique, intellectuelle et artistique du monde musulman. Exaltée par les poètes, qui l'appellent "le paradis sur terre", la ville constitue une véritable merveille avec des somptueux palais et ses magnifiques jardins. Sa splendeur et ses activités, Bagdad les conservent même pendant la période de Samara de 836 à 842, capitale fondée par al-Mu'tasim pour son armée turque.
La ville développe peu à peu des activités commerciales, notamment des cotonnades et soieries, qui restent florissantes, de mêmes que les manufactures de cuir et de papier, ainsi que la construction des cristaux, des foulards et des tabliers. Ces activités, ajoutées à l'existence d'une armée et à la pratique de l'esclavage, expliquent d'une part, l'explosion démographique de Bagdad, qui atteint déjà 1 million d'habitants au Xème siècle; et d'autre part la diversité ethnique et religieuse de sa population. Cependant au début du XIème siècle, la capitale commence à décliner, la division de sa population entre musulmans chiites et musulmans sunnites, engendre des conflits, auquelle s'ajoute la naissance de mouvements contre les riches, qui terrorisent la bourgeoisie de Bagdad. Et comme si cela ne suffisait pas, les Ayyaruns, qui dirigent la ville, lèvent les taxes sur les marchés, pillent les boutiques, et s'installe alors un véritable climat d'insécurité. Des incendies et des inondations viennent s'ajouter à ces troubles qui provoquent d'énormes dégâts.
On retiendra dans l’Histoire de Bagdad, la journée du 10 février 1258, durant laquelle les Mongols ont donné le "coup de grâce" à cette ville. Alors, ne pensez pas que le "coup de grâce" a une connotation majestueuse, au contraire, il s’agit d’un massacre de plus de 100 000 habitants, des quartiers entiers sont détruits et la ville reste à la merci des pillages, si bien qu’au XIIIème siècle, les géographes parlent de Bagdad comme d’une ville en ruine.
A partir de 1410, Bagdad passe sous la domination turque, et ne se relève toujours pas de son déclin, et dès 1508, les Persans l’enlèvent aux Turcs, ces derniers qui la récupèrent en 1534, font de cette ville un chef lieu. Au XVIème siècle, la capitale irakienne paraît retrouver une partie de sa prospérité, elle devient un centre commercial important pour les Perses, l’Arabie et la Turquie. En 1623, la ville est de nouveau occupée par les Persans, mais les Turcs, sous le commandement du sultan Murad IV, la reprennent en 1638. Ainsi, et cela jusqu’à la Première Guerre Mondiale, Bagdad est gouvernée tant bien que mal par les Ottomans. En 1917, les Anglais s’en empare et en 1930, Bagdad devient la capitale d’un pays indépendant, l’Irak.
La ville désormais meurtrie depuis l’occupation américaine, par une guerre fratricide, se divise par de nombreux quartiers qui sont très contrastés. Le centre historique de Bagdad reste le fief des souks et bazars, que fréquentent avec joie les Bagdadis, un quartier qui est aussi au cœur des bâtiments administratifs, commerciaux ou bancaires. Au delà, vivent les plus aisés, au-delà en fait des risques d’innondations du Tigre, ici se concentrent surtout les chrétiens au sud et au sud-est. C’est dans cette même zone que se trouvent les ambassades.
Voila pour Bagdad capitale de l’Irak, vos remarques sont les bienvenues…
Venez visionner Bagdad sur http://fr.youtube.com/watch?v=avr997BzRuM
Posté le 24.07.2007 par Meddeh BELKANICHI
Bonjour et bienvenue pour ce voyage à Belgrade.
Belgrade est la capitale de la Yougoslavie, habitée par 1 500 000 personnes. Sa position géographique est celle d'un carrefour au confluent de la Save et du Danube.
Créée par les Celtes au IVème siècle avant Jésus Christ, le ville de Belgrade, à cette époque appelée Singidunum devient un centre important sous la domination romaine, mais sera ruinée au début du VIIème siècle par les Avars et les Slaves. Du coup, on ne reparle d'elle qu'au IXème siècle, sous le nom slave, cette fois-ci de Belgrade. Forteresse frontière disputée par les Bulgares, les Byzantins et les Hongrois, la ville est aux Serbes de 1284 à 1319 et au début du XVème siècle, elle devient alors, pour la première fois, capitale de l'Etat serbe; elle connaît par conséquent un grand essor.
Reprise par la Hongrie en 1427, Belgrade est un petit centre de la chrétienté face aux Turcs, qui s'étendent vers les Balkans, ces derniers s'emparent de la ville en 1521. Ville d'aspect oriental, aux populations diverses, Belgrade est pendant 150 ans, un grand centre commercial de la Turquie. Cependant, après le repli de la Turquie sur la Save et le Danube en 1699, cette ville redevient forteresse frontière, objet de luttes destructrices entre les Turcs et les Autrichiens, qui l'occupent en particulier de 1748 à 1739, développant ainsi des fortifications et des édifices européens. De 1806 à 1813, Belgrade est le centre de la Serbie en révolte contre la Turquie. Pôle d'une forte immigration, ville modernisée, Belgrade s'affirme, au cours du XIXème siècle, comme la capitale politique, culturelle et économique de la Serbie autonome en 1839, puis indépendante en 1878.
Après la Première Guerre Mondiale, durant laquelle l'Autriche occupe la ville, Belgrade est promue au rang de capitale dans le royaume des Serbes, Croates et Slovènes formé en 1918. Enfin, l'attaque soudaine et meurtrière de l'aviation allemande, du 6 avril 1941, marque le commencement d'une nouvelle occupation. Libérée en octobre 1944 par les partisans et avec l'aide de l'Armée rouge, Belgrade devient le siège des institutions fédérales de l'Etat socialiste yougoslave formée en 1945, en même temps que le centre de la république de Serbie.
De nos jours, la ville de Belgrade comprend 13 communes, dont Stari Grad qui est la vieille ville, le centre historique et Novi Beograd, la ville nouvelle. Six communes dont celle de Stari Grad ont plus de 100 000 habitants. La population agricole représente moins du dixième de la population active dans certaines zones de la ville, alors que dans d'autres régions, plus de 60% des habitants travaillent dans les métiers liés à la terre. Egalement, plus de 100 000 personnes travaillent dans les industries, 40 000 dans le bâtiment, 50 000 dans la communication et les transports, 60 000 dans le commerce, et 80 000 dans les services culturels, administratifs et sociaux.
Les fonctions qui enrichissent la ville sont doubles, d'abord industrielles puis tertiaires. L'implantation d'industries nouvelles a été favorisée par la tradition d'un artisanat ancien (cuirs et textiles) et des secteurs liés au trafic du port (constructions, industries, alimentations), mais c'est surtout l'industrie mécanique qui est la mieux représentée dans la banlieue de la ville, avec la production de machine agricoles et d’équipements, dont une partie est exportée vers les pays du Tiers Monde.
Quant aux services, ils l'emportent sur l'industrie. Belgrade compte les entreprises les plus considérables de la Yougoslavie pour le commerce avec l'étranger. Cependant, le trafic des gares et de l'aéroport sont de loin les plus élevés. Quant au port fluvial, il a un trafic dépassant les 5 millions de tonnes, dont 90% aux exportations. Enfin, tout autre domaine, la fonction fédérale de la ville s'exprime par la concentration des bureaux, ainsi son rôle international se remarque par le nombre d'étrangers, plus de 300 000 qui y transitent, pour assister aux congrès, entre autre.
Un mot enfin sur la morphologie urbaine, pour vous dire qu'au delà du centre, de sa cathédrale et ses rues étroites, se trouvent des quartiers neufs, plus l'on s’éloigne du centre historique, plus la place aux grands ensembles est importante, avec des villas et plus loin des maisons basses avec des jardins. La ville étant divisée par le fleuve la Save, dont des ponts modernes relient les deux rives. Les usines se trouvent en rive droite, alors que la rive gauche est le fief des administrations et de l'université.
C'est le mot de la fin, merci et n'hésitez pas à me laissez vos remarques ou suggestions...
Posté le 17.07.2007 par Meddeh BELKANICHI
Bonjour et bienvenue à Damas...
Damas est la capitale de la Syrie, c'est une ville habitée par 1 500 000 soit plus d'1/10 de la population de tout le pays.
Si l'on ne peut pas déterminer la date exacte de la fondation de Damas, on sait en revanche, qu'elle est déjà conquise dès le XVème siècle avant Jésus Christ, par le pharaon Thoutmosis III. Par la suite, elle passe successivement sous la domination des Araméens, des Babyloniens, des Grecs, avant de tomber aux mains Romaines au 1er siècle avant Jésus Christ. A partir de 365, elle fait partie de l'empire byzantin. Au VIème siècle, la ville connaît des difficultés économiques dues surtout aux guerres persiques Cette situation, ajoutée aux divergences idéologiques entre Damas et la métropole, rend le régime byzantin très impopulaire, et facilite l'occupation de la ville par les Arabes, et cela à partir de 635.
La ville va alors se dégager de l'influence occidentale pour évoluer dans l'orbite orientale. En grande partie islamisée, elle adopte la langue des nouveaux envahisseurs, à savoir l'arabe. En 660, elle passe même au rang de capitale sous la dynastie des Omeyyades et à l'arrivée au pouvoir des Abbassides, le centre de l'empire est déplacé en Irak, et Damas devient alors une simple ville de province, qui resta néanmoins une ville active d'opposition et de révolte contre la nouvelle dynastie. Jusqu'à 1076, Damas passe de dynastie en dynastie, jusqu'à donc la domination turque, et connaît alors plus d'un siècle d'anarchie. En 1154, Damas retrouve son statut de capitale, mais en 1260, elle est prise par les Mongols.
Ce sont alors les Egyptiens qui sont venus aux secours des habitants de Damas et jusqu'en 1516, elle est restait sous tutelle égyptienne. Puis, elle est passée sous domination ottomane, les Turques qui ont récupéré ce qui leur appartenait, et s'ils maintiendront jusqu'en 1918. Mais bien avant 1918, Damas s'est ouverte au commerce, développe son propre port et assure donc de grandes activités. En juillet 1860, après de longs compromis entre chiites et chrétiens, de terribles massacres religieux divisent les deux peuples. Et pour se débarrasser du fardeau turc, les Syriens avec l'aide de la Grande Bretagne, aboutissent à un plan d'action, certes réprimé le 6 mai 1916, où des partisans de la cause arabe sont exécutés, mais cela n'empêche pas que deux ans plus tard, la capitale soit évacuée par les Turcs. Damas retrouve alors son indépendance définitivement le 16 septembre 1941. Cependant, sa décolonisation ne se fait pas sans douleur, et la capitale syrienne est bombardée le 29 mai 1945.
Aujourd'hui Damas est une ville d'art, et cela grâce aussi à son Histoire. Damas a hérité d'un passé riche culturellement parlant. D'abord, la Grande Mosquée des Omeyyades, est mis en chantier par al-Walid en 705, pour être le siège éclatant de la suprématie politique et du prestige moral de l'Islam. Construite en dix ans, elle atteint pleinement le but recherché par l'ampleur et la majesté de ses richesses de décors, par la splendeur de ses matériaux et pour l'importance dans son rôle culturel. Avec une entrée d'arcs et de colonne, un sol entièrement marbré, plus des murs, qui ont reçu une parure de mosaïques; ces éléments participent à la grâce et à la fantaisie de ce monument religieux.
A l'époque du Moyen-âge, alors que la Syrie construit traditionnellement en pierre, la capitale, elle utilise aussi le bois et la brique, ce qui embelli les édifices. Les universités construites sont de formes très variées. Parmi les œuvres de cette longue période, il faut au moins citer les madrasas du XIIIème siècle, Adiliyya et Salahiya, les madrasas qui sont des écoles.
Enfin, à l'époque ottomane, sous la domination turque, Damas voit la construction de prestigieuses demeures, parmi lesquelles le Palais Azm, modèle accompli de la citadine, avec son hammam pour les femmes, ses bâtiments domestiques et ses nombreuses cours. Les traditions des grands ateliers ne se perdent pas, et le musée de Damas possède lui, aujourd'hui, une belle collection d'antiques, et conserve bon nombre de pièces des arts de l'Islam.
Merci... vos commentaires...
Posté le 22.07.2007 par Meddeh BELKANICHI
Bonjour partons pour Beyrouth...
Beyrouth est la capitale du Liban, c'est une ville habitée par près d'1 500 000 personnes. Beyrouth qui vient de la langue sémitique, qui est une langue essentiellement d'Afrique du nord et d'Asie Occidentale, et si l'on traduit le mot "Beyrouth" en français cela donne "le puit".
Il faut tout d'abord savoir que ce n'est pas le site géographique qui explique la fortune de Beyrouth. En effet, même si le sol a toujours été propice à toute installation, le vent lui est largement présent. Il n'empêche que Beyrouth est repérée par les Romains dès le XVème siècle avant Jésus Christ, ils s’y installèrent et le christianisme s'implanta très tôt. Cependant, un tremblement de terre la dévasta en 551.
A partir de 1516, la capitale passa sous le joug Ottoman. De ce fait, au XIXème siècle, Beyrouth n'était qu'un petit village de 6 000 habitants qui faisait médiocre figure par rapport à Tripoli. A cette époque, la population était majoritairement musulmane, alors que parmi toutes les agglomérations du littoral, Beyrouth était la plus proche des secteurs de population Chrétienne. Et lorsque les émirs libanais sentirent le besoin d'une ouverture sur le reste du monde extérieur, c'est dans cette petite ville qu’ils concentrèrent leurs efforts de préférence à d'autres agglomérations plus excentriques.
C'est dans ce contexte que dans les années 1820, sous la protection de l'émir Bachir Chibab et sous la période égyptienne, que se dessine déjà l'essor des relations commerciales et spirituelles avec l'Occident. Plus tard, la guerre civile de 1975 à 1976 a ruiné les fonctions bancaires, commerciales et touristiques de la ville, faisant par ailleurs des milliers de victimes et causant de terribles dégâts matériels. Il a fallu attendre un an plus tard pour relancer la reconstruction. Enfin, il faut penser bien sûr aux dernières destructions due à la sixième guerre du Liban contre Israël, des conflits qui affaiblissent toujours un peu plus la capitale.
En ce qui concerne l'évolution de la population, on retiendra que la croissance a été rapide puisqu'en 1848, il y avait 15 000 habitants, en 1880, il y en avait 80 000, en 1939, 120 000, en 1950, 300 000 et en seulement 20 ans, la ville a gonflé de 600 000 personnes pour atteindre aujourd'hui les 1 million et demi de résidents. En résumé, en 150 ans la capitale a gagné plus de 1 480 000 habitants. Cette population est répartit par secteur, c'est ce que l'on appelle une ségrégation plus religieuse que sociale; les chrétiens, qui représentent plus de 60% des Beyrouthins se logent à l'est, quant aux musulmans, ils habitent dans les quartiers de l'ouest et au sud de la ville.
Quant aux activités des actifs de Beyrouth, sachez qu'il a plus de 200 000 ouvriers, qui se répartissent les travaux entre les industries alimentaires, les industries de constructions ou encore de textiles. Toutefois, même si elle n'est pas négligeable, le secteur industriel n'est que secondaire. En effet, c'est essentiellement dû au dynamisme de sa population, de son activité commerciale et de ses relations lointaines, que vit la Cité. Son port, dont son trafic total avoisine annuellement les 3 millions de tonnes, dont 80% aux importations, ajoute à ses fonctions nationales un rôle important de transit vers la Syrie, la Jordanie et l'Irak. Enfin, sachez aussi que l'un des éléments essentiel de la prospérité de Beyrouth, qui vient s'ajouter aux précédents, est celui du rôle de la place financière et de refuge des capitaux, affirmé depuis l'instauration du secret bancaire en 1956, pour tout le Moyen-Orient et même au-delà.
Merci laissez vos remarques...
Posté le 14.07.2007 par Meddeh BELKANICHI
Bonjour... Découvrons Dublin...
Dublin est donc la capitale de l'Irlande, elle est peuplée par 95 000 Dublinois. Dublin qui signifie en gaélique, qui est une langue celte, "étang noir". Cela fait référence au nom d'un bassin affluent du fleuve Liffey, près duquel s'est érigée la première place forte des Vikings.
Selon les historiens, ce serait dès 291 que Dublin serait née. Jusqu'avant, la région été occupée parce qu'elle servait de zone de refuge par son relief, et parce qu'elle permettait une voie de communication avec l'intérieur du pays, grâce au fleuve de la Liffey donc. Cependant, c'est surtout à partir du IXème siècle que les pirates norvégiens fondèrent les premières villes d'Irlande, et en même temps que Cork, Limerick et Waterford, Dublin prit son essor. Norvégiens et Danois se livrèrent à de terribles luttes, et les Norvégiens installés y restèrent.
En 1170, les anglo-normands débarquèrent en Irlande sous la conduite de Richard de Clare, comte de Peurbroke, et ils prirent Dublin. Un an après, en 1171, le roi Henri II visita la ville et il se la réserva, tout comme sa région. Puis d'importantes chartes se sont succédées en vue de lui accorder plus d'indépendance et de liberté; on retiendra par exemple les négociations de 1172, 1207, 1216, 1217 ou encore ceux de 1227.
Dublin eu de nombreuses difficultés. En effet, en 1316, cette ville fut assiégée par les Ecossais d'Edward Bruce; mais il est aussi vrai qu'elle value des honneurs comme par exemple lorsque le roi Richard II, en particulier, y séjourna pendant cinq ans, de 1394 à 1399.
Au XVIème siècle la ville n'a pas eu à souffrir ni de la reprise de l'Irlande par les Tudors, ni des différents persécutions religieuses consécutives; bien au contraire, le resserrement des relations avec l'Angleterre accrut l'importance de Dublin, si bien qu'en 1591, une université, celle de la Trinity College, fut créée, et le port de la capitale prospéra. Toutefois, la guerre civile royaliste obligea la ville à se rendre en 1697 aux troupes parlementaires du colonel Michaël Jones afin d'échapper aux Irlandais soulevés. En 1689, le roi Jacques II, fuyant le Royaume Uni, tenait son dernier parlement à Dublin en ordonnant la confiscation des biens des protestants.
Le XVIIIème siècle est une période de calme, la ville s'embellit et connaît même une vie intellectuelle active. Cependant, les hostilités reprirent, avec en 1798 la tentative des Irlandais unis, à s'emparer de Dublin, et pendant tout le XIXème siècle, la capitale est troublée par des agitations tantôt sociales, tantôt nationalistes. Au XXème siècle, la cité est au cœur des mouvements anti-anglais. C'est là que resurgie une culture, qui même lorsque qu'elle fait usage de la langue anglaise, se veut néanmoins originale. Les terribles luttes sociales de 1913 et 1914 ayant créées un terrain favorable, les extrémistes irlandais se soulevèrent à Dublin, notamment le 24 avril 1916, mais les Britanniques reprirent la ville, celle-ci qui souffrit par ailleurs de la ratification du traité de séparation entre le Royaume-Uni et l'Irlande, dès 1922. A partir de 1931, la plupart des dégâts étaient réparés, mais la capitale irlandaise subit un bombardement par l'aviation allemande en avril 1941. Enfin, plus récemment Dublin est au cœur de tensions parfois violentes entre catholiques et protestants.
Quant à l'organisation de la ville, sachez que le noyau historique se trouve sur la rive gauche, entre son château et ses bâtiments datant du XVIII et XIXème siècle qui se dressent sur le relief à plus de 20 mètres de haut. Ce dernier est relié à la cathédrale catholique par Dame Street, rue aristocratique du XVIIème siècle, aujourd'hui bordée de banques et de bureaux d'assurance, et la Grande rue la prolonge vers l'ouest. Ce quartier qui s'est tout de même dégradé renferme des échoppes, des terrains vagues et des blocs d'appartements construits par la municipalité. Quant au nouveau centre, qui se déplace vers l'est, il concentre la banque d'Irlande, le parlement, le gouvernement, la résidence du maire, à savoir la Mansion House, mais aussi la principale rue commerçante, Grafton Street ainsi que l'université catholique, et la fameuse université protestante: le Trinity College.
Le centre des affaires, lui se trouve le long de la belle avenue qu'est O’connell Street, avec le principal pont l'O’connell Bridge, qui assure difficilement la liaison entre la rive nord et sud au quartier central. Au delà du centre, s'étend le vieux Dublin, construit pour l'essentiel avant 1830, ce vieux Dublin, qui, surtout dans son secteur sud-est, présente une très grande collection d'immeubles géorgiens, en briques, à étages d'architecture sobre et élégante, dont beaucoup servent d'hôtels et de bureaux, mais il y a aussi un certain nombre de taudis en cours de rénovation ou de démolition. Enfin, à l'ouest, au bord de la Liffey, s'étend l'immense brasserie Guinness, qui emploie plus de 4000 employés; c'est la plus grande entreprise de la ville et même de tout le pays. Dublin qui s'est aussi étendue au-delà des canaux, où on y trouve les monotones faubourgs victoriens et contemporains, bourgeois surtout au sud et ouvrier au nord. Les petits immeubles locatifs se mêlent aux maisons isolées avec de petits jardins. Enfin, c'est à l'ouest de la ville que se trouve le Phoenix qui est le plus grand jardin public du pays avec 350 hectares.
Merci pour votre visite et votre lecture... A bientôt j'espère et laissiez-moi vos remarques...