Posté le 15.07.2007 par Meddeh BELKANICHI
Bonjour et bienvenue à Djakarta...
Djakarta est la capitale de l'Indonésie, peuplée par 6 millions et demi de Djakartais, elle se trouve sur l'île de Java, proche du 5ème parallèle sud, à peu près au même niveau que la ville de Brasilia au Brésil.
Tout commence en 1511, les premiers Portugais arrivèrent sur les lieux, et ils y découvrirent alors un simple petit village de pêcheur, qui s’appelait Sunda Kepala, village installé au bord de l'estuaire de la rivière Ciliwung. Cependant, alors que les Portugais s’attachaient à cette ville, 1527 a été l'année noire pour eux puisque les musulmans conquièrent le bourg est décidèrent par la même occasion de la débaptiser pour l'appeler Jayakarta qui signifie "victoire paisible". Puis, en 1619, année noire aussi pour les musulmans puisque les Hollandais détruisent la ville pour la rebaptiser à nouveau, mais cette fois-ci Batavia. Ces nouveaux propriétaires battirent une forteresse. On creusa de plus, des canaux et on édifia des ponts, le tout sous le style hollandais, ce qui fit ressembler Batavia à Amsterdam.
Dès le XVIIIème siècle, les émigrés arrivaient et s'installaient le long des canaux, en dehors des murs de l'agglomération, et en 1810, le gouvernement d'Hernan Willem Daendels, transféra le siège du gouvernement de la vieille forteresse au nouveau quartier résidentiel de Weltevreden. A cette époque, la république batave avait été annexée par les armées de l'Empire et le drapeau de Napoléon flottait sur les édifices publics de la capitale hollandaise qui comptait alors environ 50 000 habitants. L'ancien noyau urbain concentrait et concentre toujours, avec sa forte présence chinoise, les activités commerciales; par contre, le déplacement du siège du gouvernement entraîna lui un transfert des activités administratives dans le nouveau quartier.
Quant à la troisième phase d'urbanisation, elle débuta au XIXème siècle, et cette fois-ci, il s'agissait d'un véritable éclatement de la ville dans toutes les directions, et le style colonial s'imposa, c'est-à-dire, la construction de demeures spacieuses et bâties au fond de vastes jardins, ainsi, les maisons étaient moins serrées. Et c'est à cette même époque que l'on décida d’ouvrir au centre de Djakarta une très grande place, une place de réunion qui occupe désormais le centre de la plupart des villages indonésiens. Cependant, ces lieux qui étaient, et qui sont toujours confortables, étaient réservées aux Européens. La ville de Batavia, comptait en 1905, quelque 173 000 habitants, si bien que la ville se développa vers le sud-est, annexant les villages alentours, et la veille de l'attaque japonaise de 1942, ce sont plus 173 000 personnes mais 500 000 individus qui habitaient là-bas.
De nos jours, le long de la voie express, qui relie le centre de Djakarta, vous retrouverez des rizières, alors qu'à l'est de la capitale, vous pourrez remarquer les boutiques, les cabanes et les nombreux jardins. A l'ouest, ce sont les studios de télévisions, de radios, le parlement et un immense stade de 80 000 places, construit avec l'aide soviétique, qui sont présents.
Avec le départ des Hollandais, le malheur des uns fait le bonheur des autres; les Indonésiens ont pu occuper l'ensemble des résidences, mais dans les années 70 surtout, la ville a beaucoup souffert de l’impressionnant exode rural, puisque plus de 300 000 personnes sont venues s'y installer. Face à l'ampleur des mouvements de migrants, les autorités municipales, n'avaient plus le choix que de laisser faire. Ces campagnards s'installaient dans l'anarchie la plus totale. En 1970 toujours, on estimait à 5 millions de Djakartais vivant à la capitale. Djakarta qui ressemble davantage à une agglomération de villages qu'à une ville, du fait des matériaux de constructions essentiellement végétales. Et dans le but de résoudre ce problème que l'on construit depuis le mandat du président Sukarno, des immeubles de 15 à 30 étages.
Enfin un mot sur les fonctions urbaines de Djakarta, pour vous dire que comme il y a beaucoup de paysans, environ 100 000 d'entre eux poursuivent leurs activités agricoles. Quant aux autres, ils travaillent dans les transports, c'est le cas pour environ 460 000 personnes, et d'autres dans le commerce, ce qui créé plus de 600 000 emplois; alors que l'industrie, elle fait vivre que 100 000 actifs. Mais ce que l'on retiendra sans doute, c'est le chiffre alarmant et inquiétant de chômeurs, puisque se serait 1 million de Djakartais qui serait sans ou à la recherche d'un travail, soit 1 habitant sur 6. Djakarta qui mise par ailleurs énormément sur le tourisme pour un meilleur développement.
Merci, à bientôt... vos remarques...
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Posté le 23.07.2007 par Meddeh BELKANICHI
Bonjour et bienvenue à Berlin...
Berlin est donc la capitale de l'Allemagne, c'est une ville habitée par 3 millions de personnes, ville au cœur du pays. Berlin du latin "berolina" qui veut dire " barrage sur la rivière".
Berlin voit réellement son apogée au cours du XIIème siècle où on la considère comme une place de commerce, alors qu'elle était jusqu'ici qu'une simple commune. A partir de 1440, l'Electeur Frédéric II y fait construire sa résidence, ce qui permet à la future capitale de devenir le lieu privilégié de la résidence princière. Bien après, en 1539, lorsqu’arrive au pouvoir l'Electeur Joaquim II, Berlin se transforme religieusement et devient protestante. La guerre de 30 ans, éprouve durablement la ville et ses quelque 6000 habitants.
Puis, les électeurs se suivent mais ne se ressemblent pas: lorsque Fréderic Guillaume II prend ses fonctions en 1640, ce dernier fait agrandir la ville en construisant de nouveaux quartiers et profite de la révocation de l'Edit de Nantes par Louis XIV, en 1685, pour accueillir les quelque 20 000 réfugiés, ce qui permet à Berlin de devenir, sans doute, une grande ville protestante.
La ville se veut ouverte sur l’Europe et le reste du monde, c’est pourquoi en 1737, elle démantèle ses fortifications, et en 1747, elle atteint pour la première fois les 100 000 habitants. Et il faut attendre 1823 pour que sa population double. La ville s’étend vers l’est et en périphérie, vers Unterden Linten et Tiregarten.
Avec la construction des usines et la course à l’emploi qui s’en suit, les offres d’embauches se multiplient donc, ce qui attire de nombreux ruraux. De ce fait, la ville compte désormais 461 000 Berlinois, et en plus de cela, elle devient la capitale non seulement de la Prusse, mais aussi celle du III Reich. Se lance alors une course à l’innovation, une expansion rapide de la ville, on décide de l’aménagement des voies maritimes, de la ligne de métro inaugurée en 1902, et Berlin atteint les 3,7 millions d’habitants en 1910. Cependant, la croissance rapide de Berlin, que pourtant rien ne semblait pouvoir arrêter, est brutalement stoppée, et cette ville évolue, mais dans le mauvais sens. Elle subit, en effet, de plein fouet les deux grandes guerres mondiales, elle devient le fief du nazisme hitlérien, puis Berlin se transforme en un champ de bataille de la guerre froide. Mais auparavant déjà, avec la capitulation de l’armée allemande le 2 mai 1945, la ville est divisée en quatre secteurs régies sous l’URSS d’une part, et des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de la France d’autre part. Le 13 août 1961, en seulement une nuit, le mur de Berlin est construit, divisant alors « deux Berlins » que toutes les doctrines opposent. Et c’est en 1991, le 9 novembre que la réunification définitive a lieu avec la chute de l’URSS Gorbatchvien, et avec auparavant bien sûr, la chute du « mur de la honte » en 1989.
De nos jours, Berlin porte toujours en elle les cicatrices du passé et de sa division, dans la mesure où l’est de la ville reste plus développée que l’ouest, qui est frappée par un taux de chômage plus élevé. Il en est de même pour la culture, il y a plus de théâtres, de musées à l’est berlinois qu’à l’ouest. Quant à la démographie, elle reste plus forte à l’est qu’à l’ouest. Tout cela n’est que la conséquence et le résultat d’une séparation de plus de 40 ans.
Cependant, Berlin essaie de vivre avec ses contrastes et essaie même d’en faire un atout pour le domaine touristique notamment, avec plus de 6 millions de touristes annuellement, on peut dire que la capitale allemande fascine et attire des curieux en masse. De plus, cette ville est largement privilégiée par ses espaces verts nombreux et diversifiés. Berlin tente de concilier au mieux espaces naturels et habitats, ce qui participe sans doute aux charmes de cette dernière.
Enfin, un mot qui concerne les difficultés démographiques que subit la ville tout comme le pays d’ailleurs, pour vous dire que Berlin fait appel, afin d’assurer le renouvellement des générations, à l’immigration Turcs et Polonaise, puisque cette ville ne se situe que seulement à 80 km des frontières polonaises.
Merci d’avoir lu, si vous avez des remarques, elles sont les bienvenues…
Venez visionner Berlin sur http://fr.youtube.com/watch?v=se8v8cCesVA
Posté le 13.07.2007 par Meddeh BELKANICHI
Bonjour... Allons du côté de Hong Kong…
Hong Kong, grande ville de la Chine, située géographiquement bien au sud est du pays. C’est l’un des "quatre dragons", qualifié ainsi pour son explosion au niveau économique et son insertion rapide dans les échanges dès les années 70. Ville au littoral, elle est peuplée par près de 7 millions de personnes.
Hong Kong est une ville récente, beaucoup plus récente que New York par exemple. Alors qu’elle n’était autrefois qu’un centre de pêche, sachez que ce n’est qu’en 1842 qu’elle née réellement avec l’arrivée des Britanniques colonisateurs, et ces derniers ont préservé l’avantage des activités portuaires déjà exercées, pour assurer des liaisons directes avec l’Europe.
Pendant le deuxième grand conflit mondial, Hong Kong est occupée par l’armée japonaise, puis se remet lentement de cette période de déclin tout en devenant une terre d’accueil pour des milliers de Chinois fuyant le régime communiste de Mao Zedong, qui arrivent donc sur cette portion de terre encore capitaliste. Hong Kong mettra du temps pour être réellement rattachée à la Chine puisque ce n’est que le 1er juillet 1997, qu’elle est une ville chinoise à part entière. Jusqu’ici la Chine se disputait le monopole de la ville avec le Royaume-Uni.
Hong Kong a eu jusqu’à récemment une histoire mouvementée, mais elle est aujourd’hui une grande ville économique. Cependant, comme toutes les agglomérations du monde, elle est un exemple parfait pouvant illustrer les différences entre les hauts et les bas de l’échelle sociale, qui sont, il faut le dire, nettement plus importants là bas, qu’en Europe; l’écart se faisant entre les milliardaires qui se rendent au golf en hélicoptère, et les familles souvent nombreuses et vivant dans des habitats collectifs les plus précaires. A distinguer aussi entre les deux, une classe moyenne Hong Kongaise, formée en majorité de col blanc, à savoir d'employés de bureau.
Mais le plus grand problème que connaît de nos jours la ville, ce n’est pas celui de la misère ou de la délinquance, c’est tout simplement celui de l’espace: Hong Kong manque cruellement de terre, avec près de 7 millions d’habitants, la ville se situe en zone étroite de seulement 1000 km², d’où les innombrables constructions verticales, c’est une Hong Kong qui se développe en hauteur, prisonnière des barrières montagneuses et du littoral.
Les difficultés que rencontrent la mairie de Hong Kong la pousse à mener une politique, qui peut vous paraître surprenante, puisqu’elle se voit contrainte de limiter les entrées de nouveaux candidats, qui veulent donc y vivres, afin alors d’éviter d’empirer la situation déjà préoccupante. En effet, l’on peut retenir ce chiffre révélateur et inquiétant, à savoir que quotidiennement 150 personnes viennent s’installer à Hong Kong, venant donc encore et toujours surcharger la ville. Face à cela, les 120 000 Philippins demandeurs d’asile restent sans réponse et en attente de l’autre côté de l’océan.
Et ceci explique cela, pour résoudre cet handicap, Hong Kong construit: elle est un véritable chantier; des travaux immenses avec une forêt de gratte-ciel toujours plus dense. On construit alors petit afin de démultiplier les appartements, il n’empêche que le nombre de demandeurs de logements reste toujours aussi impressionnant. En fait, la moindre parcelle de terre est exploitée. On y développe en plus des polders, c’est-à-dire des constructions sur l’eau, et sachez qu’en plus de cela il est même question de raser l’aéroport de la ville, pour laisser place à des habitations. Enfin, s’ajoute ce chiffre inquiétant dans le domaine écologique, en rapport avec cette politique effrénée d’habitats, puisque l’on prévoit la disparition de 75 îles pour les programmes de poldérisation.
Tout de même, il faut reconnaître que si Hong Kong s’engage de jours en jours à de nouveaux projets, c’est parce qu’elle a un budget économique imposant. Hong Kong se porte bien, avec le statut de quatrième place financière du monde, de premier port à conteneur, de huitième puissance commerciale du globe, elle capte en effet les plus grands investisseurs du monde occidental: banques, compagnies d’assurances et grandes entreprises, notamment.
Merci, vos remarques…
Venez visionner Hong Kong sur http://fr.youtube.com/watch?v=p2fRaWgWTFM
Posté le 10.07.2007 par Meddeh BELKANICHI
Salut à tous, partons pour Londres...
Londres est donc la capitale du Royaume Uni, avec environ ses 7 millions d'habitants, elle est l'une des plus grandes métropoles européennes. Ville au sud-est du pays, au fond de l'estuaire de la Tamise.
Londres doit sa fondation aux Romains qui s'installèrent en 43 avant Jésus Christ et qui la baptisèrent Londinium. Une ville qui s'était développée pour rien puisqu'elle fut anéantie par les raids des peuples nordiques, mais prit un nouvel essor, au cours du Xème siècle en devenant une ville portuaire.
Cependant, la véritable période historique d'intense développement de Londres ne débuta qu'à partir du XVIIIème siècle. Depuis que les nordiques l'avaient conquise, la capitale britannique préserva ses capacités portuaires pour ainsi s'intéresser au commerce maritime. De plus, durant le même siècle, on retiendra la forte croissance démographique, plus de 850 000 habitants dès 1750, ce qui entraîna à la fois l'édification de quartiers agréables à l'ouest de la City, et la prolifération de la misère dans les quartiers sordides de l'est et de la périphérie.
Au milieu du XIXème siècle, Londres, berceau de la Révolution industrielle, connaît une arrivée en masse d'immigrés Irlandais et Juifs qui peuplent encore plus la ville, qui atteint les 3 millions d'habitants en 1860, et s'en suit une explosion démographique, puisqu'en seulement 40 ans, la population double pour atteindre donc les 6 millions de Londoniens en 1900: on appel alors déjà le "Grand Londres". Les conditions s'améliorent au tout début du XXème siècle, et le développement des transports collectifs ouvre la voie à un gigantesque étalement suburbain et pavillonnaire. Certes, Londres est durement éprouvée par la Seconde Guerre Mondiale, cependant la reconstruction rapide de la ville, permet dès 1960, une déconcentration de la population vers la périphérie.
Aujourd'hui, 6 800 000 personnes vivent à Londres, soit un sixième de la population. Elle est l'un des maillons forts de l'économie, dont elle conserve un certains monopole, puisqu'elle est avant tout une ville d'activité de services, qui en font avec New York et Tokyo, l'une des trois places financières mondiales. La société industrielle du passé a donc plutôt disparu pour laisser place aux activités tertiaires qui permettent un emploi à quatre habitants sur cinq de la capitale, d'où l'installation ici et là de sièges sociaux de grandes entreprises ou encore de commerces de luxe. La City reste favorite et idéale pour l'installation en chaîne des banques, des sociétés d'assurances et compagnies maritimes.
Quant aux industries présentent à Londres, vous les trouverez le long des axes de communications, chemins de fer et autoroutes, surtout vers l'ouest et le nord-ouest de la capitale avec des grandes usines automobiles et pharmaceutiques entre autre. De plus, dans une société où l'industrie lourde est primordiale, les centrales électriques, nucléaires et les raffineries de pétrole sont situés à l'entrée de l'estuaire.
Face à cette forte urbanisation et implantation industrielle, Londres veut tout de même préserver une ceinture verte, une large bande de verdure et de forêt en périphérie de la capitale, entoure la ville. Londres joue aussi sur son esthétisme, en créant des news tows, qui sont des petits quartiers chics qui logent jusqu'à 70 000 personnes, afin d'installer ainsi un équilibre entre lieux de travail et lieux de résidence.
Enfin, Londres est une plaque tournante de transports, même si elle ne dispose que de 60 kilomètres de quais portuaires, le marché maritime se porte bien. Ainsi, si vous avez la chance de vous y rendre, pensez à visiter notamment le château de Windsor, et la tour Big-Ben, vous passerez alors peut-être par l'un des quatre aéroports dont dispose la ville de Londres qui accueille annuellement plus de 70 millions de visiteurs.
Vous pouvez me laisser vos remarques... A bientôt...
Venez visionner Londres sur http://fr.youtube.com/watch?v=qXXBYj-mT7w
Posté le 12.07.2007 par Meddeh BELKANICHI
Bonjour... vous allez découvrir la Paz...
Alors la Paz est une ville habitée par plus de 2 millions de personnes. C’est l’unique grande ville du pays. Elle est située dans la zone de montagne andine, plus loin s’y trouve la forêt amazonienne.
C’est par le processus de colonisation que la ville est née. En effet, les colons espagnols s’emparèrent des lieux en 1548, non pas comme capitale, mais seulement pour en extraire les ressources de mines d’or. Ce centre d’exploitation minier abritait quelques dirigeants espagnols et une main d’œuvre indienne servile. Cette origine explique les difficultés qu’offre le site de la Paz, imposé par la proximité des mines d’or. La ville est effectivement construite dans un ravin au cœur du haut plateau andin et le noyau primitif de la ville s’est installée dans la très étroite vallée de Choqueyapu, à 850 mètres en contrebas de la surface générale, qui est de 4 000 mètres d’altitude.
Pour assurer sa croissance et vu l'exiguïté de cet espace, la ville a due utiliser, au fur et à mesure de son développement, les parties voisines du site, c'est-à-dire les versants très raides de la vallée, ou les vallées encore plus étroites des petits affluents qui se jettent dans cette rivière. La Paz actuelle a due encore s'étendre sur le plateau, et ce dernier lui ne présente pas de difficulté particulière pour les constructions, car son relief est assez peu contrasté, mais son altitude à 4 200 mètres, rend la vie très pénible en raison de la raréfaction de l'oxygène, en plus de cela, le climat y est rigoureux avec des étés sec et des hivers aux températures glaciales.
Au niveau économique, rappelons que la Paz est la seule grande ville de Bolivie, elle remplit donc toutes les fonctions dirigeantes de ce pays pauvre. Il faut dire qu'à l'ensemble des activités politico-administratives, s'ajoutent les quelques rares services destinés à la minorité plus riche de la population, à savoir les universités, les commerces et les banques. C'est également là que se trouvent quelques industries de bien de consommation lié à ce potentiel d'acheteurs; on y trouve une entreprise textile importante: la Sonatex, mais aussi des abattoirs ainsi que d'autres entreprises plus modestes de production alimentaire.
Un mot sur les différentes phases de peuplement de la capitale pour vous dire d'abord que malgré son importance par rapport au pays, cette ville n'abrite pourtant qu'un dixième de la population de toute la Bolivie, contrairement à des villes comme Buenos Aires ou Santiago qui regroupent eux plus de 5 habitants sur 10. Toutefois, la Paz est en accroissement rapide depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale. En 1900, la ville ne comptait que 53 000 résidents contre 320 000 en 1950, et 563 000 en 1970, pour atteindre de nos jours 2 millions d'habitants. Ajoutons que la moitié de la population résulte des migrations rurales toujours massives. Ces derniers fuient les conditions de misère de l'agriculture et de l'élevage sur les hauts plateaux andins. Cependant, ces ruraux de plus en plus nombreux, sous qualifiés, ont tendance à se regrouper dans des bidonvilles.
Il faut aussi savoir que l'espace urbain comprend dans la vallée le centre ancien de la Paz. On y distingue, par ailleurs, nettement la ville qui abritait les Espagnols, avec sa place centrale et quelques rues quadrillées, et la partie réservée aux employés indiens des mines d'or, avec ses rues étroites situées derrière l'église San Francisco datant du XVIIIème siècle. Au delà, les quartiers riches se sont implantés, entre les monuments modernes et les villas luxueuses comme dans les quartiers d'Obrajes et de Calacotos. Au contraire, les zones pauvres se situent sur les pentes raides de la vallée, avec des habitats de fortune coupés par des ruelles en escaliers. Enfin, quant au plateau, il abrite une sorte de ville nouvelle où une réelle plateforme de transport s'est développée avec ses routes, ses voies ferrées et son aéroport. Ce sont ces implantations qui ont donné naissance à un nouveau centre industriel, entouré par des résidences moyennes.
Cependant, malgré ses efforts, la Paz se caractérise toujours par une urbanisation encore faible et par une insuffisance de toutes les infrastructures; bien de quartiers souffrant de l'absence d'eau courante ou d'égout. Ainsi se reflète dans l'espace urbain de la capitale, la pauvreté générale de tout un pays.
Merci pour votre visite... Laissez-moi vos remarques...
Venez visionner La Paz sur http://fr.youtube.com/watch?v=NL5Hb1gNRpc