Afrique
Posté le 10.02.2008 par lesvillesdumonde
Bonjour à tous et bienvenue à Johannesburg...
Johannesburg est une ville d'Afrique du Sud, la première ville au niveau de la population avec près d'1 400 000 habitants. C'est une ville a majorité habitée par des Noirs, même si on estime à près de 500 000 le nombre de résidents Européens et 40 000 Asiatiques.
C'est après la découverte des champs aurifères, c'est-à-dire qui contiennent de l'or, que le gouvernement de Pretoria chargea Johann Rissik et Christiaan Johannes Joubert de choisir un site pour la création d'une ville au coeur de cette zone riche, c'est ainsi que naquit en 1886 Johannesburg à savoir " la ville de Johannes". Primitivement cité de mineurs, la ville s'est développée rapidement surtout à partir de 1930 et est devenue la capitale des affiares, la principale ville industrielle et le centre culturel le plus important de la république d'Aftique du Sud.
Aujourd'hui situé à 1750 mètres d'altitude et le grand Johannesburg s'étend actuellement sur 30 kilomètres du nord au sud et sur 20 kilomètres d'est en ouest. Le quartier des affaires qui fait figure de centre-ville, avec ses buildings et ses avenues rectilignes occupe l'emplacement des anciennes cités minières. On y retrouve bien sûre des banques, des bureaux, les administrations, mais aussi la plupart des théâtres et des cinémas ainsi que la gare. Et vers le nord, s'étendent largement les quartiers de résidences, avec essentiellement des villas entourées de jardins, comme par exemple le quartier d'Hyde Park ou de Randbeug.
A noter par ailleurs, une certaine ségrégation spatiale: alors que les Blancs ont tendance à occuper le centre-ville, les Noirs, eux, résident plutôt dans les espaces urbaines de l'est, tandis que les Asiatiques habitent au sud. Et justement si les zones résidentielles se sont surtout développées au nord, c'est parce qu'au sud notamment, se sont implantées les usines d'activité industrielle. La principale zone industrielle étant celle de Selby ou encore de Springfield. On y retrouve en fait plus de 90% de toutes les usines de Johannesburg. Finalement, d'autres espaces industriels existent, mais restent moindres à l'est et à l'ouest du centre des affaires.
L'activité industrielle est donc très importante à Johannesburg. Ce secteur économique intéresse environ 200 000 salariés, Johannesburg qui intervient pour 75% dans la production industrielle du sud du pays et pour 25% environ de celle de l'ensemble de la république. Alors bien sûre, les inustries mécaniques d'extarctions minières ou de montage automobile, viennent en tête, mais l'éventail et très ouvert comprenant encore l'électrique, la papeterie, la diamanterie et même des fabriques de cigarettes.
On retiendra aussi de Johannesburg qu'elle est un pôle culturel. Au delà de son université, cette métropole d'Afrique du Sud concentre plusieurs musées, comme l'African Museum ou le Jewish Museum. Des parcs botanniques ainsi que zoologiques sont remarquables comme le Zoological Gardens et le Melville Koppies Nature Reserve. De plus, les théâtres font de Johannesburg le principal centre culturel de la république d'Afrique du Sud.
Enfin, Johannesburg est le principal noeud de voies de communication, tant au point de vue routier qu'au point de vue ferrovaire, Johannesburg dessert de nombreuses villes provinciales, vers le Cap, Lourenço Marques, Durban et bien sûre vers la capitale qui est Pretoria. Quant à l'aéroport Jan Smuts, situé à 25 kilomètres de Johannesburg, il est le plus impotant de tout le pays bien avant celui de Pretoria, si bien qu'une quinzaine de compagnies aériennes y transitent.
Merci pour votre visite et pour votre lecture... Il ne vous reste plus qu'à me laisser vos remarques... A bientôt...
Venez visionner Johannesburg sur http://fr.youtube.com/watch?v=A20zI1ULV_A
--
Posté le 05.10.2007 par Meddeh BELKANICHI
Bonjour, partons pour Antananarivo...
Alors Antananarivo est la capitale du Madagascar, elle est habitée par environ 1 400 000 personnes. Située entre 1 200 et 1 400 mètres d'altitude, sur les hautes terres du pays merina. Antananarivo qui signifie en malgache "ville des mille villages" autrement dit " la grande ville".
C'est un roi local connu sous le nom d'Andrianampoinimerina, qui décida de fonder la première ville malgache par sa population et ses fonctions diversifiées, et cela dès 1787. Sous Radama Ier, de 1810 à 1828, la cité crût et son rôle de pôle de consommation s'accentua, et les colonisateurs français ont confirmé la place d'Antananarivo dans son rôle de capitale.
C'est l'ouverture des routes qui relient la capitale aux régions côtières qui provoqua un afflux massif d'immigrants. Ainsi, la croissance rapide de la ville entraîna, en plus de nombreuses transformations telles que l’assainissement des terres habitables, le remblaiement des marais et le percement de tunnels qui permirent la décongestation des collines, au profit des parties plus basses. En fait, c'est toute la morphologie d'Antananarivo qui s'est brutalement modifiée.
Aujourd'hui, on distingue différents quartiers dans la capitale malgache. Tout d'abord, la ville haute qui est riche en vestiges historiques, a perdu son rôle politique au profit d'un rôle plutôt culturel, résidentiel ou encore scolaire. Il y a ensuite la ville moyenne, qui quant à elle, est tournée vers les activités administratives, commerciales et hôtelières. Enfin, plus bas encore, les industries sont reines dans une banlieue de plus en plus prisée.
Il faut dire aussi que la capitale doit faire face à de terribles problèmes. Mis à part une minorité logée décemment, on retiendra que la plus grande partie de la population vit dans un état de surpeuplement qui dans certains quartiers, atteint des limites critiques. Et les difficultés s'accumulent: alimentation en eau défaillante, égouts défectueux, malpropreté... Cependant, paradoxalement, l'état sanitaire reste plutôt bon, les endémies ont disparu, la mortalité infantile a régressé. En fait, Antananarivo doit ces résultats à un excellent équipement médico-social. En fait, on vit souvent mal à Antananarivo, mais on n'y meurt moins que dans le reste du pays.
Quant à la population de cette capitale, elle est diversifiée, on peut parler d'un certains melting-pot, même s'il n'a bien sûre rien avoir avec celui des Etats-Unis, il est bien plus modeste; toutefois, on compte parmi les habitants d'Antananarivo, bon nombre de Français, mais aussi de Comoriens. On dénombre, de plus, des Indiens et Pakistanais, qui tiennent les bijouteries et les magasins de tissus, tandis que les Chinois et les Grecs, se réservent les épiceries.
Quant au reste de la population, il faut savoir que les actifs se partagent des activités tant commerciales que bancaires. Certains travaillent dans des agences d'assurances, alors que d'autres vivent grâce aux activités industrielles, notamment dans la construction automobile, les savonneries ou les papeteries. En fait, on estime à 10 000, le nombre d'ouvrier.
Voilà pour cette capitale du Madagascar, dont la moitié de la population a moins de 30 ans. Cette ville, qui par ses fonctions politiques et administratives, par son degré de développement et par sa phase d’occidentalisation, masque souvent aux yeux des touristes, les réalités plus traditionnelles et plus dure du reste du pays.
Vous pouvez me laisser vos remarques... A bientôt.
Venez visionner Antananarivo sur http://fr.youtube.com/watch?v=kMbinf3xAX0
Posté le 01.10.2007 par Meddeh BELKANICHI
Bonjour et bienvenue, découvrons Tunis...
Tunis avec ses près de 2 millions d'habitants, est l'une des plus grandes métropoles du Maghreb, il s'agit de la troisième ville de cette région après Casablanca et Alger. Tunis, un mot berbère qui veut dire "passer la nuit".
C'est la situation de Tunis, au carrefour des grandes voies de communication, qui explique son importance dès l'antiquité. Il faut dire que ce sont les émigrants installés à Carthage qui annexèrent, entre 480 et 450 avant Jésus Christ, la ville de Tunis, qu'ils fortifièrent. Le général romain Regulus s'en empare lorsqu'il vient assiéger Carthage vers 256 avant J.C. Détruite par des conflits successifs, Tunis retrouve un certain poids lorsque l'empereur Auguste décide de faire de cette ville le siège d'un évêché de l'église d'Afrique, et cela dès le début de notre ère.
La conquête arabe du VIIème siècle est bénéfique pour la ville, qui s'étend et devient rapidement une capitale florissante. En 894, Ibrahim II y installe le siège de son gouvernement, jusqu'ici implanté à Kairouan, et dès le XIIIème siècle, Tunis compte parmi les cités les plus riches du monde arabe, avec déjà 100 000 habitants. Elle rivalise alors avec le Caïre. La ville, à cette époque, est le principal centre de commerce entre l'Europe et l'Afrique du nord. Et les croisés français sont même venus assiéger Tunis, en juillet 1270, mais la mort de Saint Louis le 25 août, les obligea à lever le siège.
A partir du XVIème siècle, avec la décadence de la dynastie Hafside, les Turcs ont pris Tunis en 1534, qui est reprise par l'armée espagnole de Charles Quint en 1535 jusqu'en 1569, date à laquelle Alger s'en empare. Cependant, elle devient à nouveau sous les mains des Ottomans, qui en font la capitale de la Régence de Tunisie, à partir de 1574.
Alors que le début du XVIIIème siècle est marqué par les luttes internes entre dynastie locales, le XIXème siècle, marque l'arrivée des Français dès 1881, qui en gouvernant la pays, font de Tunis la capitale de ce protectorat. Tunis est alors en croissance constante jusqu'en 1942, où elle subit de terribles et de nombreux bombardements qui visaient à libérer cette ville occupée par les Allemands, et ce sera chose faite le 7 mai 1943, par la Ière armée britannique du général Anderson. Après la reconnaissance par la France de l'Indépendance de la Tunisie en 1956, Tunis devient alors dès le 25 juillet 1957, capitale de la République tunisienne.
Y n'empêche que certains étrangers vont rester sur place: à la veille de l'Indépendance, la ville même de Tunis comptait environ 140 000 Européens, principalement des Français et des Italiens, auxquels s'ajoutait une très importante colonie juive; bien sûre, presque tous ont quitté le pays entre 1955 et 1965, cependant en 1966, 40 000 étrangers résidaient toujours à Tunis. Ces derniers qui vivent de nos jours toujours dans ce centre historique moderne, et les habitations vacantes ont été très vite comblées par les catégories les plus favorisés de la société.
Actuellement, on retiendra que de nombreux secteurs d'activités participent à la richesse de la capitale. Le port tout d'abord de la Goulette assure annuellement un trafic de plus de 3 millions de tonnes de marchandises, alors que l'aéroport d'el Aouina est l'un des plus importants de l'Afrique du nord, grâce notamment à des touristes de plus en plus nombreux. De plus, les usines de fonderies, de verreries, ainsi que les industries alimentaires ou encore les entreprises de bâtiment, constituent des quartiers dit gris qui emploient bons nombres de Tunisois.
Cependant, le secteur tertiaire assure le plus d'emploi, avec des employés de part et d'autre de l'avenue Habib Bourguiba, travaillant que se soit dans les services nationaux, les maisons de commerce, dans les banques, les cinémas, les cafés ou encore au sein des sièges sociaux de grandes entreprises ou à l'université, ce sont finalement près des deux tiers de la population de Tunis qui sont ainsi occupés dans ce secteur tertiaire.
Ce sont ces facteurs qui expliquent l'attractivité de la capitale, avec son rôle politique, économique, culturel et intellectuel, la ville de Tunis regroupe à elle seule près d'un sixième de la population de toute la Tunisie, et accueille les 3/4 des moyennes entreprises. Ces deux chiffres témoignent parfaitement de toute l'importance de la capitale tunisienne.
Merci et laissez-moi vos remarques...
Venez visionner Tunis sur http://fr.youtube.com/watch?v=YES1AH4Vz3A
Posté le 29.06.2007 par Meddeh BELKANICHI
Bonjour... Bienvenue à Nairobi...
Nairobi est la capitale du Kenya, elle est habitée par environ 1 million de personnes. Nairobi, qui en masaï veut dire "eau fraîche".
Située à 1 600 mètres d'altitude, sur les hautes terres orientales du Kenya, Nairobi a été choisie en 1896 pour servir de dépôt lors de la construction du chemin de fer de l'Ouganda. Le site qui permettait, par ailleurs, un approvisionnement en eau, se prêtait bien à la création d'une ville. C'est ainsi que Nairobi est née, elle resta longtemps un "bazar" au profit des colons "white Highlands" avant de connaitre une croissance récente.
On retiendra que cette capitale à plusieurs atouts: tout d'abord, située à 110 km au sud de l'Equateur, cette ville a un climat très supportable pour les Européens; une température annuelle en moyenne de 17°C. Il faut aussi signaler comme facteur favorable celui de la position centrale de la ville dans l'ancienne Afrique Orientale Anglaise, qui lui permet une proximité avec les lieux de mis en valeur agricole (thé, café, blé et élevage). Nairobi est sur le principal axe ferroviaire et elle profite de la main d'œuvre importante que constituent les ethnies Kikuyu et Kalba au nord et à l'est de celle-ci.
L'organisation de la ville s'ordonne surtout autour d'un centre des affaires et commercial, à plan, en partie en damier. On y trouve des rues commerçantes avec des centaines de boutiques tenues par les Indiens, mais aussi d'imposants immeubles des grandes sociétés et des banques. Le quartier industriel, lui s'étend vers le sud-est, le long de la route qui mène à l'aéroport international et de la voie ferrée de Mombasa.
Nous avons aussi affaire à des ségrégations dans le domaine de l'habitat. Il y a effectivement les quartiers du nord-est qui s'étirent le long de la route de Thika, qui sont habités par les Africains, tandis que les Asiatiques résident surtout au nord, le long de la route de Nakuru. Enfin, à l'ouest, sur le plateau Kikuyu se trouvent les quartiers de résidences aisés, aux villas entourées des arbres et des jardins.
Quant aux principales fonctions économiques de Nairobi, on distingue les trois fonctions administratives, industrielles et commerciales car elles sont d'égales importances, en employant chacune de 30 000 à 35 000 personnes. Sur le plan commercial et bancaire, la plupart des firmes ont maintenu dans cette capitale kenyane leur siège social, et la ville demeure la zone commerciale des affaires de l'Afrique orientale, comme le marché central du café et du thé. En plus de ce rôle, Nairobi joue celui de capitale régionale, qui concentre la plus grande partie de la population et de l'activité économique du pays.
Cependant, Nairobi profite largement de ses acticités industrielles en étant le centre du Kenya et même de l'Afrique orientale avec environ 40% des employés qui travaillent dans se secteur. Ces derniers se répartissent dans les usines de savonneries, des huileries, dans les fabriques de meubles ou encore dans la confection de vêtements. De plus, il faut aussi souligner le poids des ateliers mécaniques liés au chemin de fer.
Enfin, Nairobi est aussi une capitale culturelle, avec son université bien sûre, mais aussi ses théâtres et ses cinémas qui participent à un centre touristique majeur. C'est d'ici que des milliers de visiteurs étrangers partent pour faire des circuits à travers les réserves d'animaux du Kenya et même du nord de la Tanzanie. Nairobi est un centre de communication routier et ferroviaire; et bien entendu à 10 km à l'est du centre ville, l'aéroport international est une plaque tournante vers la Grande-Bretagne, l'Inde, Madagascar et l'Afrique australe.
Merci pour votre lecture laissez-moi vos remarques...
Venez visionner Nairobi sur http://fr.youtube.com/watch?v=zKzbIm92JT8
Posté le 29.06.2007 par Meddeh BELKANICHI
Bonjour à tous et bienvenue à Oran...
Alors Oran est la deuxième ville d'Algérie, c'est l'une des plus importantes villes du Maghreb avec 600 000 habitants.
Fondée au Xème siècle, la cité a été à plusieurs reprises sous tutelle espagnole et servait d'appui militaire et commercial ibérique. De la fin du XVIIIème siècle, jusqu'à la conquête française, la ville, fut la capitale du beylik turc de l'ouest, gouvernant de loin un territoire s'étendant des rives de la Méditerranée au Sahara. Puis, soumise aux Français dès 1831, elle devînt alors le principal point d'appui de la colonisation dans l'ouest de l'Algérie.
Oran a connu une croissance rapide, d'une modeste cité de 3 000 Oranais, elle se transforma rapidement en une imposante métropole avec 106 000 habitants en 1906, 205 000 en 1936, et 312 000 en 1954. A la veille de l'Indépendance, Oran était occupée par environ 450 000 personnes, en 1962 donc. Bien sûre, il faut dire que le peuplement européen a joué un rôle prépondérant pendant plus d'un siècle.
Depuis la conquête jusqu'en 1954, la population européenne fut constamment supérieure à celle d'origine algérienne et à l'heure de l'Indépendance, Oran comptait 200 000 Européens parmi les habitants. Dans ce peuplement, se trouvait l'influence des Espagnoles; Oran étant à moins de 200 kilomètres des côtes d'Espagne.
Oran a été par ailleurs au coeur des conflits d'Indépendance, la ville a subit avec rage et passion les dernières secousses de la guerre, avec des affrontements sanglants entre communauté musulmane et européenne.
L'Indépendance a conduit à une accélération de l'exode rural. En fait, depuis la fin du XIXème siècle, l'immigration de travailleurs ou de ruraux appauvris a constamment augmenté. Alors que les Algériens n'étaient que 3000 à Oran en 1866, soit 10% des effectifs de la ville. Ce taux n'a cessé de progresser avec 24% en 1936, 42% en 1954 et 50% de la population oranaise était d'origine algérienne en 1962. Les pauvres en provenance des campagnes sont venus occuper les bidonvilles qui contrastaient avec le centre européen. Et au lendemain de l'Indépendance, la vitalité démographique a presque comblée les vides laissés par les Européens.
Oran, la ville aux plusieurs fonctions, il faut d'abord souligner le poids du port qui même s'il est modeste, reste néanmoins important dans la liaison des marchandises diverses, agricoles et alimentaires, notamment entre l'Algérie et la France. Ce même port permet d'assurer des activités de pêches. Quant à l'industrialisation, elle s'accélère encore de nos jours avec de nombreuses entreprises qui se sont installées dans cette ville. Oran se présente ainsi comme un centre industriel important aux activités diversifiées, avec des branches métallurgiques et de textiles, par exemple, ou encore automobiles.
Oran, une ville régionale, avec son rôle administratif qui est remarquable par ses fonctions universitaires et bancaires, par son hôpital et ses médecins, par la présence d'un commerce de détail très actif et par des bureaux des grandes sociétés à capitaux d'Etat. De plus, l'industrie s'y est installée et le port d'Arzew à 50 kilomètres de la ville d'Oran, assure les exportations de pétrole et de gaz qui atteignent plus de 25 millions de tonnes annuellement.
Au niveau de la morphologie urbaine, vous l'imaginez sans doute, Oran porte encore très profondément la marque de son passé européen. Le site plein de grandeur et de beauté n'est pas cependant sans inconvénient. A l'ouest, s'élèvent au dessus de 500 mètres les rudes pentes qui abritent les quartiers précaires. Au pied de la colline s'étendent les quartiers anciens de la Marine et de la Calère. De plus, une falaise sépare les nouveaux espaces à l'ancien centre européen. Les quartiers de la Médina et de Médioni sont fortements prisés dans cette ville ou les activités tertiaires règnent. Enfin, vers l'est et le sud, se juxtaposent les belles résidences et les habitats délabrés. Toutefois, les bidonvilles ont été rasés dès l'Indépendance et aujourd'hui sachez que la ville d'Oran, tout comme l'Algérie d'ailleurs, est un véritable chantier où les HLM modernes sortent de terre.
Ce sera le mot de la fin, j'espère vous avoir permis de connaître ou de mieux connaître la ville d'Oran. Laissez-moi vos commentaires...
Venez visionner Oran sur http://fr.youtube.com/watch?v=a4C2nOqKHDw
Posté le 29.06.2007 par Meddeh BELKANICHI
Bonjour... partons pour Alger....
Alger, la capitale de l'Algérie, est une ville peuplée par plus de 4 millions d'Algérois. C'est une ville au cœur du Tell, une région remarquable pour ses atouts au niveau agricole, avec sans doute les meilleures terres du pays, riches en production de fruits et de légumes.
Il faut savoir qu'Alger a été une ville tardivement indépendante tout comme le pays d'ailleurs. En effet, depuis ses débuts, la ville a été successivement divisée entre des royaumes éphémères, plus tournées vers les contient que vers la Méditerranée, ce qui fit d'Alger une ville portuaire bien modeste. C'est avec l'arrivée des Turcs en 1516, qu'Alger devînt réellement un grand port de la Méditerranée.
Les Turcs qui prennent pleinement possession des lieux avec un dey, une sorte d'ambassadeur nommé par le sultan de Turquie qui gouverne sur l'Algérie. Ainsi, au XVIIème et XVIIIème siècle, la capitale devient le principal point d'appui de la guerre de course dans le bassin méditerranéen occidental et parallèlement une importante place de commerce. Ce commerce qui fait la fierté de quelque 100 000 habitants.
1830, est un tournant pour l'Histoire d'Alger tout comme pour le pays: après 314 années d'occupation ottomane, et suite à des différents avec la France à propos de dettes non payées, la France chasse les turcs et devient à son tour mettre des lieux. Ils posent pied sur Alger, qui est vraiment la première ville découverte par les colons. La métropole de la colonisation naît soudainement. Une colonie de peuplement dans tout le pays et Alger représente parfaitement ce phénomène, du fait qu'en 1906, on comptait 33 000 musulmans pour 112 000 Européens. Des Européens venant essentiellement de France bien sure, mais aussi d'Espagne et d'Italie, plus particulièrement des Maltais. Ce sont ces mouvements d'émigrations qui vont transformer le paysage urbain, avec création des facultés, villas luxueuses, centres administratifs...
Cependant 1954, est l'année de "l'algérianisation" de la capitale, les premiers mouvements contestataires naissent, les premiers mouvements insurrectionnels se font sentir, le désir d'indépendance est présent. Alger, la ville martyre pour les deux camps: les Français célèbrent leurs ultimes espoirs sur les places de la capitale le 13 mai 1958, notamment, tandis que les indépendantistes préparent les ripostes. En 1962, l'Algérie et Alger se vident des Européens et aspirent au renouveau de l'Indépendance. Un élan freiné en grande partie surtout depuis les années 90, durant lesquelles Alger a lourdement subi et a été largement éprouvée par les massacres terroristes.
Aujourd'hui, cette période noire qu'a connue la capitale est révolue, et les activités économiques redémarrent en grande pompe. Alger est la deuxième métropole économique du Maghreb, après Casablanca. Elle concentre activités politiques et administratives, le gouvernement et les grandes sociétés industrielles de l'Etat, comme celles de la sidérurgie et de la commercialisation des hydrocarbures. Il ne faut pas perdre de vue que c'est toute l'Algérie qui tire profit du potentiel en gaz et pétrole qu'elle possède. En plus de cela, Alger est le centre culturel du pays avec bon nombre d'universités et de grandes écoles, sans oublier les médias et la presse audiovisuels. Alger remarquable enfin pour ses activités portuaires, puisqu'elle exporte plus qu'elle n'importe; elle exporte surtout les matières premières indispensables.
Enfin, pour terminer, un mot sur Alger même, sur ses quartiers et ses habitants, pour vous dire que la ville n'a cessé de s'accroître, si bien que le grand exil des Français a été largement compensé par l'exode rural. Le cosmopolitisme européens a été remplacé par la diversité algérienne, et pour cause, aux vieux Algérois, sont venues s'ajouter les Kabyles, les fellahs du constantinois, c'est-à-dire les paysans, ou encore les gens de la Mitidja ou des montagnes voisines. A ce sujet, on retiendra que plus de la moitié de la population d'Alger, ne s'est installé que récemment. Toutefois, des européens revivent à Alger, on les estime à 40 000 qui occupent surtout les postes de cadres. Ces derniers résident notamment dans l’ancien centre ville européen distinguable par la prolifération de bâtiments de commerces, d'administrations ou de sociétés... Le quartier est cerné par celui de la Casbah, qui est un des premiers quartiers de la capitale, et de Belcourt, construit à l'époque coloniale. Et au delà, s'étendent les plus récents espaces mis en place par la politique de "recasement" des populations des bidonvilles. Enfin, les hauteurs qui dominent la ville, ont toujours accueilli les demeures les plus luxueuses à savoir, les villas des dignitaires turcs, les maisons des plus riches familles françaises et maintenant les ambassades. Les quartiers industriels quant à eux, s'étendent au sud-est de l'agglomération, vers Hussein-Dey.
Merci, à bientôt et laissez-moi vos remarques...
Venez visionner Alger sur http://fr.youtube.com/watch?v=Z0WWl5ySQJY
Posté le 11.07.2007 par Meddeh BELKANICHI
Bonjour à tous et bienvenue, je vous propose de faire un tour du côté du Caïre.
Alors Le Caïre, capitale de l'Egypte, elle est habitée par 10 millions de Cairotes. De l'arabe El Qahira, cela veut dire en français la Victorieuse.
Les étapes de croissance de la ville sont nombreuses. D'abord, le Caïre englobe les créations citadines successives depuis l'époque romaine. Les ruines de l'antique forteresse égypto-romaine de Babylone se retrouvent dans le quartier du vieux Caïre. Après la victoire d'Amr Ibn al-As en 640, le camp militaire arabe de Fustat, au nord de la citadelle, devient le berceau de la nouvelle capitale, appelé à remplacer l'antique Memphis. Ahmad Ibn Tulun, l'agrandit vers le nord-est, avec le quartier Al Qatahi, et fait construire la mosquée qui porte son nom, la plus ancienne de la cité. Ce sont finalement les Fatimides de Kairouan, qui vainqueurs en 969, fondèrent le Caïre, nouvelle ville tracée au carré, au nord de la ville de Fustat, depuis la rive droite d'un bras du Nil, le Khalidj. D'autre part, fondée dès 970, la mosquée d'Al-Azhar, qui signifie la brillante, est terminé en 972 et ouverte aux lettrés dès 988.
En 1169, Salah din, fondateur de la citadelle décide de l'union, dans une même enceinte, du Caïre et de Fustat. Par la suite, sous l'administration des Mamelouks, la cité s'étend à l'ouest du Khalidj dans l'île de Bulaq, et la jonction se fait entre le Caïre et Fustat, tandis que se multiplient les constructions de mosquées et de palais. Plus tard, la domination turque marque une stagnation de l'extension de la ville. C'est à partir du règne de Méhémet Ali et de ses successeurs, puis sous l'administration britannique, que commencent à se spécialiser certains quartiers, comme ceux du ministère, des commerces, ou encore ceux des résidences. Enfin, pour terminer sur la construction historique de la capitale égyptienne, sachez que depuis l'Indépendance du pays, en 1936, et surtout, depuis le renversement de la monarchie, en 1952, la ville n'a cessé de s'étendre. Aux quartiers du Caïre, le comité de planification du Grand Caïre a ajouté les anciens villages de la périphérie, qui appartiennent parfois à des provinces différentes.
En ce qui concerne la population du Caïre, il faut savoir qu'elle a doublé en seulement vingt ans, passant de 3 à 6 millions d'habitants. Cette évolution est inégale selon les quartiers. En effet, les quartiers administratifs et commerciaux du centre connaissent le phénomène de "cité" perdant leur fonction résidentielle au profit des bureaux et des magasins. En revanche, les quartiers de la grande périphérie connaissent des accroissements spectaculaires; en six ans, de 1960 à 1966, la population des quartiers sidérurgiques a augmenté sensiblement jusqu'à 115%, si bien que de nos jours, un habitant sur cinq, réside dans ces espaces. Entre la cité et les banlieues, les quartiers proches du centre ont les plus fortes densités.
Cette croissance rapide est due surtout aux soldes migratoires largements positifs, grâce ou à cause, de l'exode rural. En 1960, le recensement a révélé que 39% de la population cairote, n'était pas originaire de la capitale. L'attraction de la ville pour cause, s'explique par les progrès économiques, et surtout par le phénomène de centralisation des pouvoirs de l'Etat.
Justement dans le domaine économique, le secteur industriel ne concentre que 18% de la population active, tandis que les commerces et services, regroupent 24% des actifs. Le taux de chômage atteint lui les 30% des cairotes, cependant la tendance est à la baisse puisque dans les années 70, 53% des actifs étaient à la recherche d'un emploi. A part cela, il faut aussi dire que l'industrialisation s'est accélérée; les principales branches étant l'alimentation, le textile, essentiellement le coton, les produits chimiques, comme le savon, ou encore l'industrie mécanique, avec la construction, notamment de bicyclette.
Enfin, pour terminer, on retiendra que les voies de communication sont insuffisantes. Heureusement, le Nil assure un lien entre le nord et le sud de la ville. Le reste, périphérique de la capitale, est desservi par les voies ferrées, mais le point noir reste le manque de pont par rapport à l'énormité du trafic routier. Quant à l'aéroport international du Caïre, il connaît un trafic important.
Voilà c'est la fin de cet article des villes du monde consacré au Caïre, capitale de l'Egypte, j'espère vous avoir fait passer un bon moment... Vous pouvez laisser vos suggestions.
Venez visionner le Caïre surhttp://fr.youtube.com/watch?v=cSMa30Jsvfw
Posté le 18.07.2007 par Meddeh BELKANICHI
Bonjour... Partons pour Dakar...
Dakar est donc, la capitale du Sénégal, elle est habitée par 2 millions de Dakarois, elle est située sur la côte Atlantique. C’est la première ville d’ancienne colonie francophone et c’est aussi l’une des plus importantes villes de cette région.
Dakar est située à proximité de l’île de Gorée, qui était une possession hollandaise au début du XVIIème siècle, conquis par la France en 1677, elle fut le premier noyau de l’agglomération. Quant au site de Dakar, sur le continent, au sud de la presqu’île, il est occupé en 1857 et la ville fut érigée en commune en 1887. Gorée y est annexée en 1929, et est devenue aujourd’hui un centre touristique et résidentiel. La loi du 19 janvier 1964 a inclus l’ensemble de la presqu’île de Cap-Vert. De plus, dès la fin du XIXème siècle, avec la construction du chemin de fer, Dakar est reliée à St Louis, où on y aménage le port, et d’autre part, la capitale sénégalaise est mise en relation avec le Niger, ce qui était difficile avant l’installation du chemin de fer. Enfin, à ce rôle de plaque tournante dans les communications et le commerce, Dakar deviendra en 1902, la capitale administrative de l’Afrique Occidentale Française.
Le noyau historique de Dakar a son importance dans la mesure où la vieille ville, au voisinage du port, occupait l’extrémité nord de la presqu’île, avec le quartier des affaires européennes au sud du port, et le quartier mi-administratif et mi-résidentiel, vers le cap Manuel, avec le palais présidentiel et l’Assemblée nationale. En 1914, a été créée, au-delà du centre, vers le nord-ouest, la Médina, un faubourg africain regroupant les habitants de villages détruits à la suite de perte ; et plus tardivement au nord, fut aménagée une zone industrielle. Et depuis maintenant les années 70, le tissu a plus ou moins gagné toute la presqu’île. La Médina, a gardé ses empreintes du passé, et la communauté européenne s’y est infiltrée. Et de nos jours, tandis que la ceinture extérieure du grand Dakar s’est urbanisée avec des universités et des résidences de luxe, les bidonvilles eux, ont été repoussés vers l’extérieure et occupent d’immense superficie, principalement le long de l’autoroute qui joint la vieille ville à l’aéroport. Quant aux anciens villages d’agriculteurs, et surtout de pêcheurs, ils sont relativement isolés.
Un mot sur l’urbanisme de Dakar, pour vous dire que le développement urbain y est marquant, d’abord parce que l’extension de la ville, résulte plus d’une accumulation de population que d’une organisation cohérente. Un premier plan directeur en 1946, a tenté de délimiter un vaste territoire urbain et de réserver des emprises suffisantes, indispensables à l’extension de la ville. Ainsi, quatre zones ont été définies : une zone résidentielle africaine et européenne à l’ouest et au nord, une zone commerciale et administrative au sud, et un espace industrielle à l’est. Mais ce cadre de développement a subi quelques modifications en 1961, en raison d’un effort d’intégration des migrants ruraux, qui habitaient en masse dans les bidonvilles. Et c’est justement de nos jours encore ces bidonvilles, habitats auto-construits, situés en périphérie qui posent problème.
Les fonctions de la capitales sénégalaises sont nombreuses : il faut savoir que le rôle économique est déterminant, le port de Dakar, assure à lui seul, les deux tiers des exportations d’arachides du pays et la quasi-totalité des importations. Le trafic du port atteint près de 10 millions de tonnes, mais il pourrait être beaucoup plus important si l’insuffisance des fonds, à savoir de 10 mètres de profondeur, ne faisait pas détourner une partie des navires en passage, comme les pétroliers. Outre son atout maritime, Dakar excelle aussi dans le domaine banquier, avec le siège de la Banque Centrale de l’Afrique de l’Ouest, qui émet dans tous les pays concernés la monnaie CFA. C’est dans cette capitale que se trouve le centre industriel du Sénégal, de la production de savons, à la production de chaussures, en passant par les textiles, elle concentre bon nombre d’usines, avec des activités très diversifiées.
Enfin, le rôle administratif s’est maintenu, et la fonction universitaire et culturelle reste considérable, avec notamment l’université de Dakar ainsi que les musées ethnographiques et préhistoriques. Et dans ce pays où les familles sont le plus souvent pauvres, un actif fait vivre en moyenne quatre personnes. La répartition professionnelle se fait de la manière suivante : avec 28 % des Dakarois qui travaillent dans les industries, 28 % dans le commerce, 18% dans les transports et télécommunications, 10% dans l’agriculture et la pêche, et enfin 15 % dans toutes les autres activités diversifiées.
On retiendra pour finir, qu’avec une croissance rapide, Dakar connaît des problèmes d’approvisionnement en eau ; après avoir utilisé les ressources des nappes phréatiques, la ville doit acheminée les eaux du lac de Guiers, après et grâce à la construction d’une amenée d’eau.
Merci pour votre lecture… laissez-moi vos remarques…