Amerique du sud
Posté le 18.06.2008 par lesvillesdumonde
Bonjour à tous et bienvenue à la découverte de Salvador...
Salvador est une ville du Brésil au cœur de l'Etat de Bahia, elle est occupée par plus d'un million de personnes. C'est la cinquième ville du Brésil. Salvador de son ancien nom Sao Salvador.
C'est en 1549 que Tomé de Sousa créa la ville, qui fut la plus ancienne cité du Brésil et la capitale de la colonie jusqu'au XVIIIème siècle, avant d'être remplacé par Rio de Janeiro. Elle dut sa croissance non seulement à sa fonction de capitale, mais également à son rôle de port d'exportation de la canne à sucre. Mais elle fut aussi tristement un grand lieu de commerce d'esclaves. De ce fait, au début du XXème siècle, sa population dépassait déjà les 200 000 habitants.
Il y a eu ensuite une période de relative stagnation: il faut dire que les fonctions urbaines ne connaissaient aucun développement spectaculaires même si sa population continuait à s'accroître du fait des migrations. Et c'est aussi pour promouvoir le développement de Salvador qu'elle fut choisie comme pôle d'implantation industriel dans le cadre d'un plan d'aménagement, qui à long terme lui a permis d'accroître sa richesse surtout grâce aux prélèvements de pétrole; alors qu'auparavant cette ville n'abritait seulement que des usines textiles et alimentaires traditionnellement liées au marché urbain.
Ainsi, c'est l'industrie de la raffinerie qui a permis l'essor d'un certain nombre d'industries chimiques. Effectivement, on s'est mis à produire du kérosène, du gaz; en plus les incitations fiscales, et les subventions, ajoutées aux facilités de crédit, ont permis la création d'un immense complexe dans la zone banlieusarde d'Aratu, située à 16 kilomètres de Salvador qui reste bien desservie par de routes. On y compte d'ailleurs plus d'une centaine d'entreprises. Cette fonction s'ajoute aux activités traditionnelles, qui animent toujours le centre des affaires de Salvador.
De plus, il faut souligner que cette ville brésilienne est un centre de maisons de commerce et d'entrepôts. C'est aussi un centre bancaire, mais sa fonction la plus importante repose sur son rôle intellectuel et culturel, lié bien sûr à son passé d'anciennne capitale coloniale. Son université possède un certain nombre de centres de recherche, notamment dans le domaine de la civilisation afro-brésilienne, Salvador étant la ville qui détient la plus forte proportion de population noire.
Cependant, cette ville n'est pas épargnée par le fléau de la pauvreté; Salvador doit faire face à un surpeuplement très net par rapport au nombre d'emplois offert et l'accroissement accéléré des années 70 et 80 n'a fait qu'amplifier le phénomène, parce que la misère des campagnes chasse de plus en plus de monde vers la misère des villes, ces populations s'abritant dans des bidonvilles.
Justement, l'organisation de la ville de Salvador est particulière parce que les quartiers marécageux, abandonnés, sont occupés par la fraction de la population qui n'a pu s'insérer dans l'économie urbaine; et puis il y a la vieille ville, entre les espaces de verdures, centre des affaires et monuments baroques, découpée par des taudis misérables. Quant aux quartiers aisés, ils sont remarquables face à la mer, véritable attrait touristique.
Des touristes qui font le détour pour profiter des richesses culturelles. Salvador est également remarquable par son architecture religieuse. Il faut le dire, cette ville possède un grand nombre d'édifices religieux, allant des églises aux chapelles et autres couvents. Tout cela œuvre des Jésuites dès leur arrivée au XVIème siècle. L'héritage est désormais riche: le couvent de Santa Teresa, fait aujourd'hui office de musée des Beaux-Arts. Sans oublier, le couvent de Sao Francisco détruit par l'invasion hollandaise puis reconstruit; et l'église de la Conceiçao da Praia. Tous ces édifices parmi tant d'autres aussi historiques que prestigieux, participent à la beauté de toute une ville, qui vacille entre richesse et pauvreté.
Merci pour votre visite et votre lecture... Vos commentaires et à Bientôt...
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Posté le 14.01.2008 par lesvillesdumonde
Bonjour à tous et bienvenue à Sao Paulo...
Sao Paulo est avec ses 16 millions d'habitants l'une des plus grandes villes de tout le Brésil, bien avant Brasilia ou encore Rio de Janeiro qui compte 10 millions d'habitants.
Sao Paulo est née de la découverte du continent américain.
Sa création au XVIème siècle, a donné naissance à une petite ville, qui a l'origine exercée une fonction religieuse et scolaire, et non comme les autres villes brésiliennes de son époque, qui elles avaient plutôt des fonctions commerciales et d'entrepôts. Avec l'œuvre des Jésuites, qui construisirent un collège en 1554, pour l'éducation des enfants; ceci incita le gouvernement portugais à installer aux alentours un certains nombre de maisons et de services administratifs. Au XVIIème siècle, les activités agricoles se développèrent aux environs de la cité. En 1776, on ne recense que 2026 personnes, de ce fait Sao Paulo ressemble à de multiples petites villes brésiliennes; rien ne laissant présager un avenir brillant. Le XIXème siècle apporte la mise en valeur plus intense de la région agricole grâce au développement de la culture de la canne à sucre, et le progrès de la culture du coton qui entraîna une certaine prospérité, si bien que Sao Paulo devînt le centre d'une zone plus riche, la ville anima donc un commerce plus important grâce à la commercialisation des produits agricoles, supérieur à leur voisin de Santos.
A partir de la première moitié du XIXème siècle, la croissance de Sao Paulo s'est accélérée, si bien qu'en 1836, on estime à 21 000, le nombre de Paulistes. A partir de 1870, les premiers grands propriétaires producteurs de café, que l'on appel les fazendeiros, s'installèrent à Sao Paulo. Ainsi, pour les besoins même de la culture, des sociétés font construire des lignes de chemins de fer, reliant Sao Paulo au reste de l'espace intérieur, et cette ville devînt lieux d'impact pour une grande vague d'immigration, qui fuit l'Europe, essentiellement des Portugais, Espagnols, des Italiens et autres ressortissants de nationalité argentine et uruguayenne. Et vers 1870, Sao Paulo est désignée comme capitale économique du Brésil, et de 1877 à 1914, un afflux massif d'immigrants; 1 819 000 plus précisément, dont 846 000 Italiens, qui firent repousser les vieilles limites de la ville qui déborde désormais de son site originel. La colline qui abritait le vieux collège des Jésuites, est devenue depuis le centre des affaires, où se localisent les magasins, les bureaux des maisons de commerce ou encore les banques. Quant aux quartiers résidentiels, ils s'étendent dans les vallées et les collines des alentours. Avec le XIXème siècle et l'industrialisation, les usines s'installèrent.
Et au XXème siècle, la croissance s'est poursuivit. Peu à peu Sao Paulo va attirer les investisseurs étrangers, si bien qu'en 1925, les capitaux canadiens provoquent la création de firmes d'automobiles américaines telles que Ford ou encore General Motors. A l'époque de la Seconde Guerre Mondiale, alors que la mécanique se développe considérablement, les premiers chimistes viennent s'y ajouter. La ville prend alors une importance démesurée: 1 300 000 habitants en 1940, 3 800 000 en 1960, et plus de 6 millions actuellement et même 16 millions si l'on tient compte de son agglomération. De ce fait, les émigrants continuent à s'y installer et notamment, cas surprenant, les Japonais qui représentent la première minorité ethnique après les hispaniques.
De nos jours, l'organisation de l'espace urbain est intéressante parce que contrairement à la plupart des autres grandes cités latino-américaines, qui se sont développées dans des sites de bord de mer, Sao Paulo, elle s'est installée dans un haut bassin ouvert au milieu des hautes terres du Brésil tropical. La ville se situe à plus de 800 mètres d'altitudes, alors pour assurer le lien entre les différents quartiers de celle-ci, nombreux sont les viaducs qui offrent une vue imprenable sur l'horizon. A l'origine du site, se trouvent de belles maisons avec jardin mais entourés par des alignements de gratte-ciel qui bordent des rues bien souvent étroites; c'est là que se concentrent les banques et sièges sociaux des grandes maisons de commerce. Alors, puisque le centre est à l'assaut des bureaux, symbole de la fonction dirigeante de la métropole, les quartiers riches se trouvent au nord et à l'ouest, toujours en quête du calme. Quant à la masse sans cesse croissante des gens pauvres et de la classe moyenne, a entraîné une extension considérable et tout autour de la ville, de quartiers plus modestes qui se sont développées d'abord à l'est et qui progressent maintenant dans toutes les directions. Le long des axes, des milliers de résidences individuelles précaires se sont aussi développées, encerclant même l'aéroport international de Viracopos, qui est tout de même à 90 kilomètres du ville-centre. Les touristes qui restent fascinés par l'extension et l'ampleur du phénomène urbain.
Quant aux grandes industries, elles ont conquis de nombreux espaces, à savoir le long des voies ferrées qui unis Sao Paulo à Santos, c'est aussi là que se trouvent les plus grandes industries de mécanique lourde, de construction automobile, de matériel agricole et de raffinerie de pétrole. Pour terminer, il faut dire que Sao Paulo doit faire face aux problèmes cruciaux de la métropolisation, il ne reste que des petites parcelles de terres: l'aménagement pose donc de sérieuses difficultés, que tentent de résoudre les services publics responsables de l'organisation de l'espace dans cette aire métropolitaine. Ce service voulant contrôler la croissance. Finalement, devant la menace d'asphyxie consécutive à la démesure de cet essor, peut-être serait-il préférable de replacer la ville dans le cadre d'un aménagement général de l'espace régional et national, et de trouver un moyen de freiner sa croissance, plutôt que de tenter seulement de l'aménager en acceptant son rythme actuel?
Voilà pour Sao Paulo... Des remarques, des suggestions... faites-moi en part...
Venez visionner Sao Paulo sur http://fr.youtube.com/watch?v=O26_pNIPMGo
Posté le 29.06.2007 par Meddeh BELKANICHI
Salut à tous, je vous propose de visiter Mexico...
Mexico, capitale du Mexique, est l'une des plus grandes villes du monde avec près de 30 millions d'habitants, au même titre que Tokyo ou encore Le Caïre. C'est une ville qui est à l'intérieure des terres, c'est le ville au cœur de l'Etat du Mexique.
De son ancien nom Tenochtitlan, au bord du lac Texcoco, cette ville était la splendide capitale des indiens aztèques, qui la baptisèrent Mexico. Fondée en 1325, ce n'est qu'en 1520 qu'elle accueille les Espagnols fraîchement arrivée de l'ancien monde. Un an après, après seulement deux mois de conflits, l'armée espagnole, avec à sa tête Hernan Cortès s'en empare. Dès le premier regard qu'il a posé sur cette ville, Hernan Cortès est fasciné et s'exclame: « Il n'y a rien de comparable en Espagne", il est en fait attiré par la beauté et l'organisation de Mexico. Cependant, avec les conflits, la ville est rasée mais aussitôt reconstruite dès 1522, par ces Espagnols avides de conquête, si bien que Mexico devient alors la capitale de la Nouvelle Espagne.
Mexico connaît un essor prodigieux surtout à partir du XXème siècle, avec notamment une croissance folle du nombre d'habitants. En effet, l'accroissement est spectaculaire puisqu'en 1900, elle a déjà 35 000 habitants et 96 ans plus tard, elle est rapidement peuplée par 20 millions de personnes, pour atteindre aujourd'hui donc les 30 millions d'habitants, et c'est cette explosion urbaine qui est le facteur principal de l'élargissement de cette agglomération, puisque l'on estime que 400 000 personnes viennent s'installer chaque année à Mexico. Cependant, ces nouveaux citadins ont tendance à s'abriter dans des bidonvilles, qu'ils construisent eux-mêmes, avec les quelques métaux de récupération qu'ils ont à portée de main. Ainsi, ces habitats spontanés s'étendent et s'étendent encore sur des dizaines et dizaines de kilomètres.
On a donc des Mexicos dans Mexico, avec des problèmes de ségrégation sociale et spatiale, avec au nord, à l'est et au sud-est, les quartiers pauvres; les classes moyennes étant au centre de la capitale. Quant aux zones d'habitats aisés voir franchement riches, on les retrouve à l'ouest, au sud et au sud ouest de la ville, et sachez que le critère qui permet de distinguer la différenciation et la ségrégation sociale entre les quartiers, là bas, c'est tout simplement par la consommation d'eau quotidienne.
A cela s'ajoute une panoplie de problèmes urbain, il faut dire que Mexico est bâti sur un site défavorable, sur des sols instables, si bien que par le poids des constructions, par le poids de cette ville, Mexico s'enfonce chaque année de quelques millimètres, qui a long terme déchaussent habitations et rues. De plus, sa folle expansion tend vers les lacs asséchés ce qui contribue aux inondations pendant les fortes pluies. A savoir aussi, Mexico est située à 2 500 mètres d'altitude, en zone sismique très active, pour preuve le séisme du 19 septembre 1985, qui avait fait à l'époque plus de 30 000 victimes, avec une magnitude de 8,1 sur l'échelle de Richter. Cet événement avait occasionné aussi de lourdes pertes matérielles et a réveillé les politiques Mexicains, puisque désormais, les nouveaux bâtiments, sont construits sous les normes antisismiques. Enfin, une des difficultés majeurs à laquelle doit faire face la ville, reste les problèmes des usines polluantes, qui en s'ajoutant au trafic routier, pose le problème crucial de la pollution, qui stagne sous forme de brume épaisse au dessus de la ville, à cause des barrières montagneuses.
La vie à Mexico n'est pas facile, mais elle attire des milliers de ruraux car elle offre, plus ou moins, des possibilités de travailler. En effet, de fortes activités basées sur l'électroménager et le montage automobile, entre autre, permettent de nombreux emplois, et l'Or Noir contenu dans les puits de la capitale, assure au Mexique tout entier une certaine richesse.
Voila ce qu'est Mexico de nos jours: une ville qui abrite un quart de la population du Mexique, avec des rues quadrangulaires, confronté comme la plupart des villes d'Amérique du sud à des problèmes d'insécurité. Néanmoins, ce qui attire les touristes reste incontestablement la richesse et les mystères historiques. Il est clair en tout cas que l'avenir de Mexico et du Mexique, est fortement lié aux relations qu'entretiens ce pays avec les Etats-Unis, et aux efforts que ces derniers voudront bien consentir pour soutenir l'économie de leur voisin, en particulier dans le cadre de l'ALENA (Association des Libres Echanges Nord Atlantique).
Voila pour Mexico, si vous avez d'autres informations à m'apporter n'hésitez pas à me laisser un message...
Venez visionner Mexico sur http://fr.youtube.com/watch?v=H4HTkXhYYuY
Posté le 29.06.2007 par Meddeh BELKANICHI
Bonjour et bienvenue, je vous propose de découvrir Rio de Janeiro...
Rio de Janeiro est une ville de pratiquement 10 millions d'habitants; située au sud-est du pays brésilien, elle est remarquable par sa présence sur le littoral atlantique, et l'on a tous en tête les belles images des fêtes de Noël passées là bas sur les plages et sous le soleil chaud d'été.
Peuplée à l'époque par des indigènes, ce n'est qu'en 1502, au lendemain de la découverte du nouveau continent, que la baie de Guanabara est reconnue par le Portugais André Gongalvez qui pensait avoir trouvé l'embouchure d'un fleuve qu'il baptisa alors Rivière de Janvier. Et il s'y attache rapidement pour s'enrichir notamment des richesses qu'offrent la nature, avec des exportations massives de sucre entre autre, vers l'ancien monde
Alors que les Portugais veulent le monopole des lieux, Français et Espagnols tentent aussi de s'implanter mais sont repoussés par les Portugais donc maître de Rio de Janeiro. Cette ville déjà valorisée par le sucre, révèle aussi d'autres ressources comme l'or et le diamant.
Au début du XIXème siècle, avec les guerres napoléoniennes, le roi Jean VI du Portugal s'exile avec sa cours à Rio de Janeiro en 1807, ce dernier qui s'intéresse à cette ville permet alors l'organisation et l'embellissement de celle-ci. Quinze ans plus tard, le 7 septembre 1822, une date importante pour le Brésil puisqu'il devient indépendant, ce qui permet à Rio de Janeiro de devenir la capitale du pays, statut qu'elle perdra bien plus tard en 1960.
Un mot sur sa population; on retiendra que son poids démographique a augmenté passant de 67 550 Cariocas en 1880 à plus de 2 millions en 1933, cette croissance est due à une forte immigration extérieure mais surtout intérieure, si bien qu'en 1950, seulement un peu plus de la moitié des habitants de la ville était originaire de celle-ci.
Aujourd'hui, aux facilités portuaires du site original, se sont imposés des inconvénients majeurs dès lors que la croissance de Rio de Janeiro s'est accélérée, et cela depuis surtout 1945. Le site est désormais bien étroit, la progression de l'urbanisation se fait donc vers le sud et le nord. Le processus se produit le long des côtes Atlantique où l'on y remarque les quartiers chics de la ville, avec des villas luxueuses avec vue sur la mer. Le paradis de Rio qui s'oppose brutalement avec l'enfer des favelas, ces quartiers d'intense pauvreté, qui eux se développent à l'intérieur des terres, toujours plus loin des côtes plagiaires. Ces quartiers ont accueilli en grande majorité les ruraux chassés par l'exode rural. Ces quartiers qui accueillent tout de même aussi les industries industrialo-portuaires, permettant ainsi des emplois. Bref, le contraste reste saisissant entre le sud peuplé par les "blancs" , les classes moyennes et aisés, correctement équipée en services urbains et en infrastructures; et le nord où y vit une population beaucoup plus colorée, dépourvue de tout revenu acceptable, vivant bien souvent sous le seuil de pauvreté, dans ces favelas sous équipés et mal desservis.
Quant au centre de la ville il reste le fief des centres d'affaires, quartiers hérissés de tour abritant de nombreux bureaux. En plus, là bas, les activités sidérurgiques sont en plein essor tout comme les activités de constructions navales, de raffinages ou encore de pétrochimie.
Enfin, pour terminer sur cette quatrième plus grande ville de l'Amérique latine, un mot sur le tourisme avec des curieux qui affluent encore et toujours, même si ces dernières années, il est vrai que le nombre de touristes diminue avec les craintes face aux réels problèmes d'insécurité qui sont présents à Rio de Janeiro. Mais pour les plus courageux ils ont bien sur la chance d'assister à ce qui est sans doute l'une des plus belles manifestations du monde, je vous parle bien sûre du Carnaval, qui fait de cette ville, une Cité qui s'intille et qui passionne le monde entier. Les écoles de samba et les cortèges magnifiques permettent, il faut le dire, un gros coup de pouce au tourisme, puisque c'est au moment de ces événements que le nombre de touriste culmine.
Merci laissez-moi vos suggestions...
Venez visionner Rio de Janeiro sur http://fr.youtube.com/watch?v=BcxNe2mRQFY
Posté le 29.06.2007 par Meddeh BELKANICHI
Bonjour et bienvenue à Santiago...
D'abord sa situation géographique: Santiago est la capitale du Chili, avec plus de 5 millions d'habitants, elle est la plus grande ville de tout le pays. Elle se situe au pied des Andes, dans une zone où celles-ci sont particulièrement élevées en raison des grands volcans, comme l'Aconcagua haut de 7000 mètres.
Il faut dire que si l'on s'est installé ici et pas ailleurs c'est parce que depuis l'époque, il y a des richesses minières en cours d'exploitation. Cependant, il est vrai qu'étant éloignée de la mer d'une centaine de kilomètres, cette ville n'a pas pu s'appuyer sur un port pourtant souvent essentiel dans la fonction métropolitaine des grandes villes d'Amérique latine. Sachez également que Santiago a été fondé en 1541 par Pedro de Valdivia, et les avantages cumulés du site et de la situation ont en fait rapidement une capitale pour l'ensemble des possessions espagnoles du sud-ouest. Le site permettait de se protéger contre les Indiens et de défendre donc facilement la ville. De plus, à cette époque toujours, la position au contact du Chili minier et du Chili agricole, à proximité du port de Valparaiso et sur la route traversant les Andes, favorisait l'implantation des fonctions administratives et commerciales durant l'époque coloniale. En 1609, la Real Audencia se fixa définitivement à Santiago, qui affirma dès lors une supériorité incontestée sur la ville rivale, Concepcion.
Dès le départ la ville de Santiago avait de nombreux avantages dans la mesure où le Chili colonial avait déjà une vocation terrienne et provinciale plus affirmée que d'autres possessions espagnoles et portugaises de l'Amérqiue latine. Sa capitale, en dépit de sa situation à l'intérieur des terres, a pu, dès le début exercer pleinement sa fonction de centre principal, mieux que les villes littorales, excentriques par rapport à la vallée intérieure. Dans la seconde moitié du XIXème siècle, la mise en place d'un réseau ferré, puis de routes, a permis de resserrer encore la fonction centrale de Santiago. De ce fait, le XXème siècle se caractérise par des migrations accélérées vers la capitale et par la fixation d'une bonne partie de l'essor industriel dans un même espace ou à sa périphérie.
Actuellement, le Grand Santiago, qui est composé de 17 communes renferme environ un tiers de la population chilienne, alors qu'il en abritait que 20% en 1940. Cet accroissement est d'abord dû à des contingents de plus en plus importants de migrants venus des autres régions du Chili, non seulement des campagnes, où l'on ne parvient pas à donner du travail à une jeunesse de plus en plus nombreuses, du fait de l'éxcédent des naissances sur les décès; mais aussi de la région nord, où la crise des mines, particulièrement de nitrate, a entraîné une phase de sous-emploi; et du sud enfin, où la colonisation par l'immigration européenne a connu des difficultés qui ont poussé certains de ces immigrants vers la capitale nationale. A cela s'est aussi ajoutée la croissance démographique locale. Et aujourd'hui, malgré l'essor des fonctions de Santiago, cette population n'est pas pleinement employée par les activités économiques, qui tentent vraiment de rattraper l'essor démographique, si bien que de nos jours la ville contient plus de 40% des chômeurs de l'ensemble du pays.
Et pour terminer un mot sur l'espace urbain, pour vous dire que d'une façon générale celui-ci est assez diversement utilisé en dépit de la très grande prédominance des petites maisons basses dans les quartiers de résidence, et il s'agit d'une première adaptation au danger, toujours présent, avec les tremblements de terre qui affectent la région, cela à cause de la proximité de la Cordillère des Andes. Le centre de la ville correspond encore à la vieille cité par Valdivia, autour de la place d'Armes, et de part et d'autre de ce grand espace rectangulaire, des immeubles de styles variés longent des rues étroites. Cet espace entre la fonction de centre des affaires, avec des sièges sociaux, bureaux ou commerces, et un habitat pauvre. Au delà de ce centre ancien, l'essentiel du plan est formé de rues en damier. Dans ces rues et tout autour de la colline San Cristobal, s'étalent un très grand nombre de maisons, qui révèlent des contrastes très saisissants en fonction de leur qualité et de la classe sociale des habitants qu'elles abritent. Au pied des Andes, Barrio Alto est une cité-jardin pour gens riches, là où le ciel y est dégagé et le brouillard rare. Au contraire, vers le sud, vers le sud-ouest et particulièrement vers le nord, ce sont développés des quartiers populaires.
Merci pour votre visite... A bientôt... Vos commentaires bien sûrs...
Venez visionner Santiago sur http://fr.youtube.com/watch?v=mfxl4WMLBb4
Posté le 20.07.2007 par Meddeh BELKANICHI
Bonjour et bienvenue pour découvrir Buenos Aires...
Buenos Aires est la capitale de l'Argentine, c'est une ville habitée par plus de 10 millions de Portenos. De l'espagnol "Buenos Aires" cela veut dire "bon air".
Buenos Aires resta longtemps une petite ville, tirant peu de bénéfice de sa situation à l'embouchure du Rio de la Plata, dans lequel les Espagnols ne voyaient qu'un axe menant vers les Andes. Ce n'est qu'à la fin du XVIIIème siècle seulement qu'elle prit de l'importance, alors que Pedro de Mendoza l'a fonda en 1536, alors qu'il était à la recherche de mines d'or. Ainsi, à partir de 1776, elle devint la capitale de la vice-royauté du Rio de la Plata, et à la veille de l'indépendance, sa situation va la mettre en valeur et va en faire un pôle qui draine et qui expédie les marchandises produites à l'intérieur et vers lequel convergent donc toutes les influences du monde extérieur, qu'il transmet à l'ensemble du pays.
La croissance de Buenos Aires se poursuit en 1870, puisqu'elle compte 177 800 habitants, soit 10% de la population d'Argentine. C'est à la fin du XIXème siècle que les fonctions commerciales et industrielles de la ville vont s'accroître considérablement, en même temps que se développent l'agriculture céréalière et l'élevage bovin. C'est cette économie agricole, qui va permettre la mise en valeur de la Pampa, qui repose sur l'exploitation et se rattache directement au commerce international par l'intermédiaire de Buenos Aires. Ainsi, la fonction portuaire de cette ville est incontestable, et son poids va s'intensifier encore à la fin du XIXème siècle, quand celle-ci est rattaché aux réseaux de lignes de chemin de fer. C'est alors qui s'est affirmée l'influence rayonnante de la capitale.
Le rayonnement se poursuit, c'est à Buenos Aires que sont installées, les premiers manufactures tant dans le domaine de l'alimentation que dans celui des vêtements. Déjà, à la fin du XIXème siècle la ville compte plus de 700 000 habitants. Cet essor se précise encore XXème siècle, lorsque la position de la capitale se trouve renforcée par la création d'un éventail routier qui se déploie à partir d'elle. De plus, c'est dans cette ville que vont s'installer et se fixer les compagnies financières et les banques, c'est ici que vont se développer toutes les fonctions administratives du gouvernement et c'est là-bas aussi que l'activité industrielle va prendre son essor dès la fin de la Première Guerre Mondiale.
Le Grand Buenos Aires, c'est-à-dire la ville plus les banlieues immédiates, concentre aujourd'hui plus du tiers de la population de toute l'Argentine. Cette agglomération a d'abord une fonction de métropole internationale. Son complexe portuaire qui s'étend sur une quinzaine de kilomètres, assure un trafic de plus de 50 000 tonnes, il assure ainsi la majeure partie du commerce internationale de l'Argentine. Buenos Aires est encore aujourd'hui essentiellement un port d'exportation de viande et de blé, et importe des produits agricoles. La fonction de la métropole s'exprime également par le trafic important des deux aéroports internationaux avec des milliers de touristes chaque année. De plus, cette capitale est le centre unique des grandes banques du pays. C'est le lieu d'implantation de tous les sièges sociaux des grandes entreprises commerciales. C'est la ville intellectuelle, artistique et culturelle de toute l'Argentine.
En fait, la capitale argentine groupe environ 50% des établissements industriels de tous le pays et fournit aussi plus de 50% de l'ensemble des emplois liés au secondaire. C'est là que plus de 800 000 ouvriers travaillent dans les grandes usines de fabrications automobiles Ford, Chevrolet, Peugeot et Citroën.
Enfin, on retiendra que le Grand Buenos Aires et son site de 3000 km² connaît des difficultés diverses. En effet, le site d'abord ne présente pas de conditions biens favorables à l'organisation de l'espace urbain. Il faut dire que la capitale est victime de vents importants et est menacée par des inondations. En plus des raisons physiques, s'ajout le fait que la ville espagnole devenue aujourd'hui le centre des affaires, se vident de ses habitants. La ville reste divisée par secteurs, au nord, s'étendent les grands immeubles de luxe, alors qu'au sud, se trouvent les habitats dégradés, les bidonvilles, là où vivent les ouvriers pauvres et les sans travail. De plus, l'aménagement de l'espace citadin reste difficile entre les crises successives liées aux problèmes des logements et de la circulation des riches qui utilisent des moyens de transport individuel. Pour résoudre ces difficultés, on tente de limiter la croissance démographique de Buenos Aires, et l'on crée surtout des villes satellites situées à 100 ou 150 kilomètres de la capitale.
Merci...Vos remarques et suggestions...
Venez visionner Buenos Aires sur http://fr.youtube.com/watch?v=SmxqZqCpsCA
Posté le 12.07.2007 par Meddeh BELKANICHI
Bonjour... vous allez découvrir la Paz...
Alors la Paz est une ville habitée par plus de 2 millions de personnes. C’est l’unique grande ville du pays. Elle est située dans la zone de montagne andine, plus loin s’y trouve la forêt amazonienne.
C’est par le processus de colonisation que la ville est née. En effet, les colons espagnols s’emparèrent des lieux en 1548, non pas comme capitale, mais seulement pour en extraire les ressources de mines d’or. Ce centre d’exploitation minier abritait quelques dirigeants espagnols et une main d’œuvre indienne servile. Cette origine explique les difficultés qu’offre le site de la Paz, imposé par la proximité des mines d’or. La ville est effectivement construite dans un ravin au cœur du haut plateau andin et le noyau primitif de la ville s’est installée dans la très étroite vallée de Choqueyapu, à 850 mètres en contrebas de la surface générale, qui est de 4 000 mètres d’altitude.
Pour assurer sa croissance et vu l'exiguïté de cet espace, la ville a due utiliser, au fur et à mesure de son développement, les parties voisines du site, c'est-à-dire les versants très raides de la vallée, ou les vallées encore plus étroites des petits affluents qui se jettent dans cette rivière. La Paz actuelle a due encore s'étendre sur le plateau, et ce dernier lui ne présente pas de difficulté particulière pour les constructions, car son relief est assez peu contrasté, mais son altitude à 4 200 mètres, rend la vie très pénible en raison de la raréfaction de l'oxygène, en plus de cela, le climat y est rigoureux avec des étés sec et des hivers aux températures glaciales.
Au niveau économique, rappelons que la Paz est la seule grande ville de Bolivie, elle remplit donc toutes les fonctions dirigeantes de ce pays pauvre. Il faut dire qu'à l'ensemble des activités politico-administratives, s'ajoutent les quelques rares services destinés à la minorité plus riche de la population, à savoir les universités, les commerces et les banques. C'est également là que se trouvent quelques industries de bien de consommation lié à ce potentiel d'acheteurs; on y trouve une entreprise textile importante: la Sonatex, mais aussi des abattoirs ainsi que d'autres entreprises plus modestes de production alimentaire.
Un mot sur les différentes phases de peuplement de la capitale pour vous dire d'abord que malgré son importance par rapport au pays, cette ville n'abrite pourtant qu'un dixième de la population de toute la Bolivie, contrairement à des villes comme Buenos Aires ou Santiago qui regroupent eux plus de 5 habitants sur 10. Toutefois, la Paz est en accroissement rapide depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale. En 1900, la ville ne comptait que 53 000 résidents contre 320 000 en 1950, et 563 000 en 1970, pour atteindre de nos jours 2 millions d'habitants. Ajoutons que la moitié de la population résulte des migrations rurales toujours massives. Ces derniers fuient les conditions de misère de l'agriculture et de l'élevage sur les hauts plateaux andins. Cependant, ces ruraux de plus en plus nombreux, sous qualifiés, ont tendance à se regrouper dans des bidonvilles.
Il faut aussi savoir que l'espace urbain comprend dans la vallée le centre ancien de la Paz. On y distingue, par ailleurs, nettement la ville qui abritait les Espagnols, avec sa place centrale et quelques rues quadrillées, et la partie réservée aux employés indiens des mines d'or, avec ses rues étroites situées derrière l'église San Francisco datant du XVIIIème siècle. Au delà, les quartiers riches se sont implantés, entre les monuments modernes et les villas luxueuses comme dans les quartiers d'Obrajes et de Calacotos. Au contraire, les zones pauvres se situent sur les pentes raides de la vallée, avec des habitats de fortune coupés par des ruelles en escaliers. Enfin, quant au plateau, il abrite une sorte de ville nouvelle où une réelle plateforme de transport s'est développée avec ses routes, ses voies ferrées et son aéroport. Ce sont ces implantations qui ont donné naissance à un nouveau centre industriel, entouré par des résidences moyennes.
Cependant, malgré ses efforts, la Paz se caractérise toujours par une urbanisation encore faible et par une insuffisance de toutes les infrastructures; bien de quartiers souffrant de l'absence d'eau courante ou d'égout. Ainsi se reflète dans l'espace urbain de la capitale, la pauvreté générale de tout un pays.
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