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lesvillesdumonde
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New York, Honk Kong, Moscou ou Dakar... découvrez l'histoire des grandes métropoles de la planète.
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19.06.2007
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Europe

SALZBOURG. (AUTRICHE)

Posté le 17.02.2008 par lesvillesdumonde
Bonjour et bienvenue à Salzbourg...

Salzbourg est une ville autrichienne occupée par près de 170 000 personnes. Sa situation, sur le fleuve Salzach, au pied des Alpes, correspond à un important carrefour. Le nom de cette cité n'est pas sans rappeler les richesses des sous-sols en sel.

C'est pendant la période romaine, que la ville de Salzbourg est née sur la rive droite de la Salzach. Salzourg par ailleurs s'appelait à cette époque Juvavum. Pendant les temps médiévaux, se dégagèrent les quartiers qui devinrent les noyaux de la ville actuelle, comme celui de Bischofsburg avec les abbayes Sankt Peter, mais aussi celui de Nounberg. Mais c'est à partir du XIXème siècle que la ville s'est fortement développée entre croissance urbaine et croissance de sa population.

Pendant la période contemporaine, alors que Salzbourg fut longtemps une principauté religieuse, un prince archevêque y exerça son pouvoir et renforça l'autonomie urbaine par rapport à l'Autriche, à laquelle cette ville ne fut rattachée définitivement qu'en 1816. Et c'est en 1861 que l'expansion urbaine connut une nouvelle phase, avec la perte de ses forteresses. C'est à partir de ce moment que la population de Salzbourg va augmenter, elle ne va cesser d'attirer les populations essentiellement rurales. Alors qu'en 1900, seulement 33 000 personnes résidaient sur place, cinq ans plus tard, plus de 100 000 personnes s'y étaient installés. Ainsi, la superficie de Salzbourg est passée de 9 km² en 1900 à 25 km² en 1939 puis à 67 km² en 1950. Il faut dire que face à l'exode rural, la ville n'a cessé d'annexer des espaces de proximité qu'elle intégrait dans son agglomération, ce qui fait désormais de Salzbourg la quatrième ville d'Autriche.

Et de nos jours, Salzbourg reste avant tout un grand centre commercial et culturel. Bien sûr, les extractions de l'époque d'or, d'argent, de sel ou de cuivre ont laissé place aux industries du bâtiment ou de transformation de métaux. Le tourisme demeure l'une des activités majeures de cette ville. En fait, avec ses quelque 250 hôtels et près de 10 000 lits, Salzbourg est un des hauts lieux du tourisme autrichien et alpin.

Des touristes qui sont attirés par l'art de cette ville: Salzbourg possède de nombreux vestiges, comme d'abord la ville forteresse de Hohensalzburg qui domine la ville, mais aussi quelques églises médiévales comme celles de Nonnberg. Le centre-ville reste un des lieux le plus prisé et le plus visité grâce à ses trois vastes places, celle de la Cathédrale, ornée d'une grande statue de la Vierge, et celles de la Résidence et du Chapitre, animées par leur fontaines monumentales à la romaine. Le château de Hellbrunn est aussi un haut lieu touristique, avec son parc, ses eaux qui jaillissent de toutes parts et ses grottes. Enfin, en plus de la visite des jardins de Mirabelle, la maison de Mozart fait salle comble toute l'année puisque que c'est dans cette ville que le grand vertuose a résidé, dans une modeste demeure où sont conservés ses objets familiers.

Enfin, sachez que Salbourg était à l'époque considérée comme aussi belle que Naples et Constantinople. Cette ville que l'on retiendra également grâce au musée de Mozart, le Mozarteum, qui a reçu un trésor d'archives ainsi que le très simple cabinet de bois, où fut écrite "la flute enchantée".

Merci pour votre lecture... Vos commentaires...



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REYKJAVIK. (ISLANDE)

Posté le 10.02.2008 par lesvillesdumonde
Bonjour et bienvenue à tous pour le découverte de Reykjavik...

Reykjavik est habitée par seulement plus de 100 000 personnes. Elle est néanmoins la capitale de l'Islande. Reykjavik qui veut dire "la baie fumante" en référence au volcanisme de cette région.

Tout d'abord, sachez que Reykjavik est installée sur l'une des zones volcaniques active qui traverse l'Islande du nord-est au sud-est, ce qui entraîne la présence de nombreuses sources d'eau chaude autour de la ville. Ainsi, c'est toute la capitale qui tire profit de cette ressource aquatique naturelle en se servant donc de celle-ci pour assurer la ditribution de chauffage à domicile, et cela tout au long de l'année. Rappelons tout de même que cette ville islandaise est située à proximité de l'Artique et reçoit de façon quasi-permanente les vents glaciales du pôle nord.

II faut savoir que ce sont les premiers colonisateurs Vikings qui débarquèrent dans l'île vers 874 et s'installèrent donc sur ce site. Pendant des siècles, ce ne fut qu'une petite ville de pêcheurs et de marchands, avec quelques maisons de bois groupées autour du petit port et d'une modeste église. Au début du XIXème siècle, après les catastrophes démographiques provoquées par les éruptions volcaniques, Reykjavik ne comptait plus que 300 habitants. Il a fallu attendre 1900, pour que la population augmente un petit peu, avec le développement de la pêche, des industries et des relations maritimes. Ainsi, la ville comptait comptait 900 résidents.

Et c'est l'autonomie du pays en 1918 qui a permis à Reykjavik de s'agrandir, et encore plus à partir de 1944, quand la ville devenait la capitale de l'Islande et comptait alors 50 000 habitants. C'est ainsi que toute la ville s'organisa. Alors que le centre historique est fait de maisons basses et de rues en damier, le centre des affaires, lui, est composé de grands immeubles et de bureaux d'administration. Non loin de là, se trouvent la cathédrale luthérienne tout comme le parlement qui a été construit en 1881. L'hôtel de ville, enfin, se localise aussi à proximité de ces hauts-lieux. Et plus loin, se trouvent les bâtiments universitaires, fondés en 1911, avec la bibliothèque et autres résidences. C'est aussi là que s'élève depuis 1968, la Maison nordique de la culture, création que l'on doit à Alvar Aalto.

Par ailleurs, il faut ajouter que Reykjavik dispose du port de commerce le plus important de l'île. Ce complexe portuaire assure des liaisons maritimes internationales. C'est d'ici que sont acheminés les produits indispensables à toute une population. C'est de là que partent toutes les marchandises importées ou exportées. Vous l'imaginez sans doute, Reykjavik concentre la plus grande partie des activités portuaires du pays en étant donc en tête de ligne pour tous les services maritimes côtiers. La capitale islandaise dispose aussi de deux aéroports, le premier, dont les services rayonnent sur tout le pays en assurant les liaisons entre les principales villes du pays; et le second, celui de Keflavik, situé à une cinquantaine de kilomètres de celui de Reykjavik et qui lui permet les trafics internationnaux.

En fait, Reykjavik concentre bon nombre d'activités: en plus du poids portuaire dont dépend toute une économie, grâce notamment aux 100 000 tonnes de poissons, essentiellement de morues, qui sont pêchés annuellement et qui en font alors le premier port de pêche de l'Islande; il faut retenir que cette capitale dispose d'une importante raffinerie d'aluminium, tout en étant une ville industrielle en tout genre, tant dans les chantiers navaux que par de nombreuses usines alimentaires et de traitement de poissons. Enfin, il ne faut pas oublier que Reykjavik est le siège du gouvernement bien entendu, mais aussi du parlement, de la Cour suprême de justice, et autres grands instituts.

Merci pour votre lecture, vous pouvez me laisser vos remarques ou suggestions...

Venez visionner Reykjavik sur http://fr.youtube.com/watch?v=a2LXM3o4wF0

TIRANA. (ALBANIE)

Posté le 14.01.2008 par lesvillesdumonde
Bonjour à tous, bienvenue à la découverte de Tirana...

Tirana est la capitale de l'Albanie, elle est peuplée par 320 000 personnes. Cette ville est au centre du pays, entre les montagnes de Guégarie au nord et les régions habitées par les Tosques au sud. Elle est aussi située non loin de la côte, à quelques kilomètres de la montagne de l'Albanie et de l'un de ses principaux sommets, le Dajti qui culmine à 1612 mètres d'altitude. Tirana du grec " te ranat" qui veut dire " alluvions", en référence bien entendu à la fertilité des terres montagnardes.

Il faut d'abord savoir que Tirana a vu son développement grâce à son site plutôt favorable car Tirana s'est implantée au cœur du plaine offrant un passage facile vers la côte, recevant donc en abondance des eaux de l'arrière-pays, dominée par quelques collines couvertes d'une belle végétation. Cette zone qui a longtemps été marécageuse a subi de nombreuses transformations.

A l'époque, Tirana était un gros village balkanique, et mieux que ces villes voisines, a toujours été un grand marché, un carrefour de caravanes et de marchandises, circulant du nord au sud et de l'Adriatique vers l'arrière pays. Au temps de l'Albanie médiévale, occupée par les Ottomans, le bazar aujourd'hui détruit, attestait l'importance de la fonction commerciale. Avec l'arrivée de l'aristocratie et de la bourgeoisie on construit de belles demeures, marquées par l'architecture ottomane ou musulmane.

C'est l'indépendance théoriquement établie en 1912, mais surtout l'avènement du régime de démocratie populaire en 1946, qui entraîna la croissance de Tirana. Jusqu'avant, au cours notamment, de la période mouvementée que connue le pays de 1912 à 1945, la capitale albanaise accrue légèrement sa population et quelques quartiers s'étendirent dont celui d'un ensemble monumental le long d'une allée large qui demeure aujourd'hui une place bordée de ministères, de l'université et d'un Opéra.

C'est le régime socialiste qui a fait de Tirana une vraie capitale; cette ville a dès lors concentrée les organes du parti, de la planification et de l'Etat. La construction d'un réseau ferré dans le pays a permis la liaison de la capitale au port de Durresi, qui approvisionne Tirana; De nos jours, la ville est le siège d'importantes manifestations en tous genres, tant culturelles que sportives. Le nouveau palais de la culture, commencé lors de l'époque de l'amitié soviétique a été achevé grâce à l'aide chinoise. Enfin, la capitale est devenue un important centre industriel, les usines étant alimentées par la centrale hydro-électrique Lénine, située non loin de la ville.

L'activité industrielle à Tirana a une grande importance; au total la ville assure le cinquième de la valeur de la production industrielle globale du pays, et cela grâce aux nombreux ateliers de drap, de verrerie ou encore l'usine de tracteurs équipée par du matériel provenant de Chine. En fait, c'est l'immigration des paysans chassés de leurs villages par le mécanisation de l'agriculture, qui a permis d'assurer aux industries nouvelles, la main œuvre nécessaire. Un long processus avec des stages de formation de cadres qui ont eu lieu à Moscou et depuis 1961, ce sont les techniciens Chinois qui assurent sur place cette formation.

L'exode rural a provoqué une nouvelle morphologie urbaine. On retiendra l'afflux d'une main œuvre nouvelle auquel s'est ajouté un excédent naturel élevé dans la ville même, qui ont conduit le gouvernement à tracer un plan d'urbanisme faisant place à des ensembles résidentiels répartis à la périphérie, ainsi qu'à une restructuration du centre, où ont été démolis donc l'ancien bazar et autres quartiers. Ont vu le jour, de plus, de larges espaces verts, allant des simples jardins ou parcs aux stades et autres installations sportives, réalisant ainsi le type même de l'urbanisme socialiste.

La ville a gardé son charme touristique : les quartiers historiques restent largement entretenus, on y retrouve de nombreuses mosquées datant du XVIIIème et XIXème siècle, ainsi que des maisons et des rues d'époques anciennes, tout comme les édifices décorés datant d’occupation ottomane.

Enfin, un mot sur la population de la capitale albanaise, pour vous dire que Tirana n'est pas excessivement peuplée ni très étendue par rapport à l'ensemble du pays, qui compte plus de 3 millions d'habitants. La population de Tirana est passée de 12 000 habitants en 1920 à 17 000 en 1939, puis à 135 000 en 1950 et 180 000 en 1970, pour atteindre actuellement seulement plus de 320 000 résidents. En fait, il faut dire qu'un réseau de villes moyennes contrebalance parfaitement l'importance de Tirana dans tout le pays.

Merci pour votre lecture... Des suggestions, des remarques, des idées, n'hésitez pas à mon faire part...

RIGA. (LETTONIE)

Posté le 13.12.2007 par lesvillesdumonde
Bonjour, bienvenue à Riga...

Riga est la capitale de la Lettonie, c'est la plus grande ville des pays Baltes avec près de 900 000 habitants, c'est aussi le second port sur la mer Baltique après St Petersbourg. Celui-ci étant situé au fond d'un golfe qui s'étend tout de même sur 170 kilomètres et qu’est barré par deux grandes îles, celles de Saarema et d'Hiiumaa. C'est un lieu de pêche favorable puisqu'il n'est englacé que durant un mois d'hiver seulement.

Il faut savoir que le site de Riga a été occupé en 1158 par quelques marchands de Brême, qui y installèrent un entrepôt. A la fin du XIIème siècle, le moine Augustin Meinhard y édifia un monastère. En 1201, Albert de Buxhoeveden évêque de Livonie, fonda la ville et obtint du Pape Innocent III l'autorisation d'y fixer son siège épiscopal et y attira donc les marchands d'Allemagne. L'évêque, appuyé par les chevaliers Teutoniques, étendit bientôt sa puissance sur les terres avoisinantes. Riga devint rapidement un foyer d'évangélisation pour les Livoniens, et son siège épiscopal fut érigé en archevêché en 1255 par le pape Alexandre IV.

Dès la première moitié du XIIIème siècle, la ville refusa souvent de reconnaître l'autorité de l'archevêque et des Teutoniques. En 1282, elle adhéra à la ligue hanséatique et devint un actif centre de transit commercial entre l'Empire germanique et la Russie. En 1330, les chevaliers Porte-Glaive la soumirent à leur domination, mais la ville revint en 1366 sous l'autorité de ses archevêques. Après l'invasion des Russes qui brulèrent en partie Riga, en 1558, le grand maître des chevaliers Teutoniques, à savoir Gotthard Kettler, abandonna sa suzeraineté sur la ville. Par ailleurs, ayant conservée plus de vingt ans son indépendance, Riga passa cependant en 1582 sous l'autorité des rois de Pologne, tout en obtenant toutefois, le droit de pratiquer la religion protestante.

En 1621, le roi de Suède, Gustave Adolphe II, s'en empara. Pour la conserver, les Suédois durent à plusieurs reprises la défendre contre les Polonais et les Russes. Au cours de la guerre russo-suédoise entre Pierre le Grand et Charles XII, les Russes prirent Riga, plus précisément en 1710, après la bataille de Poltava en 1709, et l'annexèrent à leur empire.

Pendant la Première Guerre Mondiale, la ville fut occupée par les troupes de la VIIème armée allemande et cela dès le 3 septembre 1917. Après la défaite allemande, elle devînt capitale de la République lettone, proclamée en novembre 1918. Mais dès janvier 1919, elle tomba aux mains des bolcheviks, que les forces baltes et les corps allemands de Von der Goltz repoussèrent. Elle fut libérée le 22 mai 1919, et le 11 août 1920, fut signé le traité par lequel les Soviétiques reconnaissaient l'indépendance lettone.

Cependant, ces derniers ne s'en sont pas guère tenus puisque l'URSS réoccupa la Lettonie et sa capitale en juin 1940. La ville fut conquise le 1er juillet 1941 par l'armée allemande de Von Leeb. Les soviétiques s'en emparèrent de nouveau en octobre 1944 et la réunifièrent à l'URSS. Et il faudra attendre le démantèlement du grand empire soviétique en 1991 pour que la Lettonie, tout comme plusieurs pays d'Europe de l'est, puissent retrouver leur autonomie.

De nos jours, Riga est de loin la ville la plus peuplée de la Lettonie. Sa population est passé de 348 000 habitants en 1939 à 580 000 en 1959, et à 733 000 dans les années 70 pour atteindre actuellement quelque 900 000 résidents, dont la moitié est originaire de Russie. C'est une population par ailleurs de plus en plus vieillissante. Quant aux quartiers, bon nombre s'étendent sur la rive droite de la Dvina, en partie détruits, en partie restaurés, comme les églises ou encore l'hôtel de ville, par exemple. Il reste aussi la Guilde du XIVème siècle, dont la flèche de bois a été restaurée sous Pierre le Grand.

Quant à la ville moderne, avec ses édifices administratifs, ses usines et ses quartiers résidentiels, s'étale sur la rive gauche de la Dvina. Au total, Riga constitue un ensemble urbain très varié, c'est l'une des plus belles villes touristiques de toutes l'ex-URSS. Il faut dire qu'elle s'agrémente d'une vaste plage de sable fin et de dunes couvertes de pins, ainsi que des hôtels et des maisons de repos tout comme des colonies de vacances, qui se sont installés en bordure de cette plage, reliée à Riga par une route et une voie ferrée.

Enfin, Riga que l'on qualifie de Paris du nord grâce à sa beauté, possède d'abord un musée d'Etat contenant des documents sur l'Histoire de la ville, mais aussi un musée d'arts décoratifs, ou encore comme à Stockholm un musée ethnographique en plein air. C'est une ville donc industrielle avec ses usines de textiles, de bois, de constructions de tramways ou de téléphones et radios. Des matériaux exportés notamment à partir du port de la ville, dont le trafic avoisine annuellement les 15 millions de tonnes.

Merci pour votre lecture... Vos remarques bien sûrs...

MADRID. (ESPAGNE)

Posté le 23.08.2007 par Meddeh BELKANICHI
Bonjour à tous, bienvenue à Madrid...

Madrid est donc la capitale de l'Espagne, elle est située au cœur de la péninscule ibérique, dans l'autonomie de la Nouvelle Castille. Madrid, petite ville, du moins si on l'a compare aux métropoles de Tokyo, du Caïre ou de Mexico, puisqu'elle n'est habitée que par seulement 3 millions d'habitants.

931, est la date de la véritable ascension de Madrid. Cette année là, Madrid, mieux connue à cette époque sous le nom de Magerit, elle est alors une forteresse arabe. Elle est reconquise par les Castillans, qui reconstruisent au XIIème siècle et au XIVème siècle, de nouvelles murailles. Par la suite, la jeune ville s'embellissant, au XV et XVIème siècle notamment, les rois de Castille prennent de plus en plus de plaisir à s'y rendre et désormais à y séjourner. Ainsi, en 1561, le roi d'Espagne Philippe II, décide de transférer l'administration du royaume à Madrid, qui devient donc la capitale du pays espagnole. C'est ce qui va changer le poids démographique de la ville, puisque la présence de la cour, entre autre, y entraîne une évolution de la population. En effet, l'on passe de 20 000 Madrilènes en 1550 à 70 000 résidents en 1620.

Face à cette croissance, la ville doit s'agrandir, et c'est Philippe IV, grand chef de chantier, qui assure les travaux d'aménagements. Malgré tout, la superficie de Madrid reste la même pendant deux siècles, et il faut attendre le XVIIIème siècle, pour qu'un nouveau mouvement d'urbanisation se manifeste, la population passe alors de 177 000 habitants à cette époque à 300 000 Madrilènes en 1620.

C'est le temps d'un Madrid en profonde mutation, c'est la naissance des boulevards, tandis que les faubourgs se développent le long des axes de communication. La ville explose démographiquement, désormais 590 000 personnes vivent à la capitale en 1900 et 35 ans plus tard, le nombre de Madrilènes a tout simplement doublé atteignant donc le million d'habitants. Et Madrid est loin de freiner l'élan de milliers de ruraux. Elle est sans doute l'une des villes qui rend compte au mieux du phénomène dit d'exode rural. Elle attire donc encore et toujours et cela jusqu'en 1970. Pendant la guerre civile de 1936 à 1939, la ville est une véritable terre d'accueil, dans la mesure où Madrid demeure la capitale de la République jusqu'à la victoire franquiste du 28 avril 1939. Dans les années 50, nouvelles arrivées massives de provinciaux, et ce chiffre, qui témoigne de l'ampleur des mouvements migratoires puisque de 1950 à 1960, la capitale espagnole gonfle d'un million habitants supplémentaire, venant s'ajouter au million déjà présent. En dix ans, Madrid gagne autant d'habitants que pendant les 800 années précédentes.

Madrid hier, Madrid aujourd'hui... Créatrice, dynamique, Madrid s'est imposé en 15 ans comme un pôle économique et culturel majeur. Elle est aussi non seulement une puissance économique de premier plan, parce qu'elle est l'un des maillons forts de l'économie et Européenne et mondiale; mais aussi une puissance culturelle, déjà par son passé colonisateur, et par ses théâtres, ses musées, comme le Prado ainsi que ses fameuses corridas, qui attirent les touristes en masse. Cette capitale a également son complexe industriel depuis les années 60, avec des activités permanentes en ce qui concerne la mécanique, l'électronique et l'automobile entre autre.

Madrid comme toutes les villes a différents quartiers: alors qu'au centre se trouvent des logements bien souvent vétustes dans lesquelles logent les personnes âgées; les quartiers construit au XIXème siècle, au nord et à l'est de Madrid sont plutôt des quartiers résidentiels. C'est là où se trouvent aussi la plupart des ambassades. En un mot: les quartiers sont très hétérogène, d'un quartier à l'autre on sent le passage de l'architectures des différentes époques.

Un point sur les problèmes actuels, dans cette ville où les chantiers se multiplient; les problèmes liés surtout à la circulation. Alors que l'on estime un parc automobile privé énorme avec plus d'1 800 000 véhicules, qui circulent quotidiennement dans Madrid, le trafic est rapidement saturé aux heures de pointes, et c'est le centre qui reste le plus souvent engorgé. C'est pour faire face à ces soucis que la mairie à fait prolonger les lignes de métros, qui assurent par ailleurs, les 2/3 des transports publics.

Voilà pour Madrid, capitale de l'Espagne, siège du gouvernement central et résidence du roi Juan Carlos. A bientôt, vos remarques...

Venez visionner Madrid sur http://fr.youtube.com/watch?v=2YN_iBz1veY

MOSCOU. (RUSSIE)

Posté le 29.06.2007 par Meddeh BELKANICHI
Bonjour, je vous propose de mieux connaître la ville de Moscou.

Moscou est donc la capitale de la Russie, elle est située sur les plaines russes à peu près à la même latitude que Copenhague, elle est peuplée par 8 millions d’habitants. Le territoire de la ville, avec plus de 870 km², est, contrairement à ce que l’on peut penser, supérieur à celui de New York et huit fois plus vaste que l’espace parisien, ce qui explique notamment la présence de neuf gares et treize autoroutes qui s’échappent de la ville.

Moscou n’est pas une aussi vieille ville que cela puisque ce n’est qu’en 1147, qu’elle a été fondée. En 1326, elle devient la capitale religieuse du pays russe. Moscou qui se transforme encore et toujours par l’intermédiaire de nombreux princes et tsars qui se succèdent. Cependant, elle a beaucoup et fréquemment souffert des épidémies, des incendies et des guerres. Ainsi, après la Seconde Guerre Mondiale, Moscou est totalement ruiné par les bombardements massifs. Elle est reconstruite dans sa quasi-totalité, si bien qu’aujourd’hui, sachez que 90% des logements moscovites ont été construits après 1945.

Actuellement, Moscou est une puissance régionale. Cette ville qui s’est développée autour du Kremlin, qui en est le symbole fort, était autrefois une ancienne forteresse de la fin du XVème siècle, mais aujourd’hui, elle est la résidence de pouvoir d’Etat. Cette Maison Blanche russe, est le centre de la ville dont convergent les plus grands axes de communication, aussi bien que les grandes rues de la ville.

A Moscou, on y distingue nettement ses différentes couronnes. En effet, on démarque facilement le centre ville, par ses nombreux monuments historiques ainsi que par sa concentration d’emplois dans les services. Quant à la banlieue et à la périphérie, près des autoroutes, se distinguent les Moscovites logés dans des appartements individuels dans des immeubles collectifs, qui travaillent aux usines et surtout dans les industries lourdes qui se situent dans les mêmes zones. Et l’une des particularités de cette capitale, est que rares sont les villas, que l’on trouve finalement que si l’on cherche scrupuleusement, mais ces dernières ne font que le bonheur des membres du gouvernement.

Moscou reste le symbole fort et l’exemple le plus significatif de la ville communiste et socialiste, car l’on cherche à loger au maximum les Moscovites le plus près de leur lieu de travail, d’où les nombreux logements autour des usines.

En tout cas, si la « Troisième Rome » est le siège du gouvernement du pays, elle est aussi un centre actif, avec donc des industries, mais aussi des services scientifiques, qui emploient tout de même un actif sur quatre. On s’intéresse de plus aux activités de constructions mécaniques tels que l’automobile, l’aéronautique ou encore l’électronique

Il faut dire alors que l’on s’installe à Moscou pour y travailler, si bien que l’on estime que chaque année, la population de la capitale russe augmente de 100 000 habitants. Ce sont donc ces forts courants migratoires vers Moscou, qui ont forcé la mairie à mettre en place un dispositif légal de limitation de la population, dans le but d’éviter une trop forte concentration humaine. Il faut donc désormais pour habiter à Moscou, une autorisation de résidence, « la propiska » en russe : en principe seules en droit d’y vivre les personnes qui y sont nées ou qui sont munis d’un permis de travail. Cependant, cette politique semble inefficace du fait que les sociétés industrielles s’installent en masse dans la ville et ont donc besoin de main d’œuvre. Il faut dire quand même que l’Etat, ou plutôt le « Gosplan », qui représente l’autorité suprême en matière de planification, délivre des nouveaux permis avec la collaboration des grands chefs industriels. Toutefois, certains responsables donnent de faux papiers, ainsi, le Kremlin a pris des mesures draconiennes afin de limiter ces entrées clandestines, avec des contrôles directs et des dénonciations de mariages blancs, destinés à obtenir plus facilement des titres de séjour. Il faut dire, que la population de Moscou est passée de 1,6 millions en 1912 à 8 millions actuellement ; c’est cette croissance rapide du nombre de Moscovites qui inquiète fortement les pouvoirs publics.

Merci pour votre lecture... A bientôt. Vous pouvez me laisser vos remarques...

Venez visionner Moscou sur http://fr.youtube.com/watch?v=fBnKtWSLG3w

PARIS. (FRANCE)

Posté le 29.06.2007 par Meddeh BELKANICHI
Bonjour et bienvenue à Paris...

Paris est la capitale de la France donc, et avec ses 11 millions de Parisiens, elle est l'une des plus grandes villes d'Europe.

L'Histoire de Paris est passionnante, à l'origine c'est le peuple celte des parisiis qui s'installa sur les bords de la Seine au IIIème siècle avant Jésus Christ, sur l'actuelle île de la Cité, facile à fortifier, ils s'y construisirent un village que l'on connaît tous sous le nom de Lutèce. En 52 avant J.C, avec la défaite de Vercingétorix, les romains investissent la région et reconstruisent Lutèce, en s'étendant sur la rive gauche du fleuve jusqu'au sommet de la montagne Ste Geneviève.

Au milieu du IIIème siècle, sous la pression des invasions barbares, la ville se replie sur le minuscule territoire de l'île de la Cité, fortifié avec des pierres des habitations de la rive gauche déjà détruites, et dès le IVème siècle, Paris, que l'on appelle désormais ainsi, renaît, elle est un temps résidence impériale sous Julien et Valentien. En 1508, Clovis, devenu roi chrétien y fixe son trône, et le triomphe du christianisme donne, lui, naissance à de nombreux monuments religieux, telle que la Basilique des St Apôtres, actuelle église Ste Geneviève.

Au IX siècle, Paris est délaissée, pour se défendre des invasions normandes. La ville renaît par la suite, par la rive droite, dynamisée par le commerce fluvial, si bien que dès le XIème siècle, le Mardi de Grèves, sur le port, se développe. Au XIIème siècle, Philippe Auguste fait de Paris, un immense chantier, manifestant un souci d'aménagement urbain. Au XIIIème siècle, Paris s'affirme comme le foyer intellectuel, avec la création de l'Université. La Cité, elle, s'affirme comme le centre de pouvoir politique et le cœur d'une capitale religieuse grâce à la construction de la cathédrale Notre Dame de 1163 à 1260. Par la suite, St Louis et Philippe Le Bel y fixent les origines du pouvoir: Parlement, Chambre des comptes, Trésor et Monnaie du roi, et face à Notre Dame, est érigé un vaste palais royal. Cependant, suite à la première révolution parisienne de 1358, Paris engendre la méfiance des souverains, qui déplacent leur lieu de résidence vers l'est, sur le chemin de Vincennes, au bourg St Paul, celui-ci, devient alors le foyer d'expansion aristocratique. Mais, par manque de chance, avec la guerre de Cent ans, les troubles sociaux, les maladies, dès le XVème siècle, Charles VII, décide de quitter Paris, pour la douceur de la Loire.

Paris en pleine croissance, avec la construction du pont Neuf en 1606, de la Place Dauphine, en 1607, et de la place royale, actuelle place des Vosges en 1612. François 1er s'installe au Louvres, Louis XIII aux Tuileries, Louis XIV à Versailles. S'en suit la construction de l'Hôtel des Invalides, les faubourgs St Honoré; la ville attire alors les ruraux, et Paris se développe vers l'ouest, avec les fameux Champs Elysée en 1724, la Place Louis XV, actuelle place de la Concorde en 1755, et avec Napoléon III, Hausmann, construit une caserne sur l'actuelle préfecture de la police. Construction de nombreux espaces verts aussi, comme le bois de Boulogne. Tous ces travaux d'aménagements ne cessent de renforcer le pouvoir attractif de Paris. Alors qu'elle est habitée par 2 millions de personnes au début du XIXème siècle, petit à petit, s'implantent usines, entrepôts et cités ouvrières.

Aujourd'hui, Paris n'est plus la même qu'hier, révolue le temps de la ville industrielle et bonjour la ville monde, avec sa place dans l'économie européenne, voir mondiale. L'augmentation des bureaux et leur modernisation, de la Défense aux Champs Elysée, en passant par Bercy, avec la tour Montparnasse, la tour emblématique, la plus haute d'Europe; offrent un espace qui s'étend sur plus de trois kilomètres. Sans compter qu'elle est la ville qui accueille le plus grand nombre de congrès, de salons et d'expositions. Un lieu culturel en puissance avec plus de 200 musées, 120 théâtres, et une Tour Eiffel qui passionne toujours autant, avec plus d'un millions de visiteurs chaque année, et bien sûr pour que vous ne dormiez pas dehors, vous avez le choix entre plus de 200 000 chambres d'hôtels, de quoi y trouver forcément son bonheur.

Voilà alors si vous n'êtes pas encore parti à Paris, vous savez ce qu'il vous reste à faire... En plus, vous avez le choix entre prendre la voiture et l'une des six autoroutes qui vous y conduira, ou prendre l'avion et vous arrêter à l'un des aéroports Paris-Orly ou Charles de Gaulle, ou sinon, prenez le train et faite arrêt à la gare de Lyon, de St Lazare, du Nord ou pourquoi pas à la gare Montparnasse...

Vous retrouverez à Paris, toutes les marques de l'Histoire que je viens de vous raconter.

J'espère que vous avez passé un bon moment. Merci et laissez-moi vos impressions.

Venez visionner Paris sur http://fr.youtube.com/watch?v=DOCdJpG13HQ

PISE. (ITALIE)

Posté le 29.06.2007 par Meddeh BELKANICHI
Bonjour et bienvenue à Pise...

Pise est une ville habitée par plus de 100 000 pisans. Située à 12 km de la côte Tyrrhénienne, elle vit grâce aux industries et au tourisme.

Il faut savoir que tout a commencé au IIIème siècle avant Jésus Christ, quand Pise s'est alliée aux Romains, auxquelles elle servait de base navale et militaire pour la conquête de la Gaule Césalpine. De plus, assujettie à Rome en 180 avant Jésus Christ, érigée en cité romaine en 89 avant Jésus Christ, puis en colonie par Octave, Pise développe ses activités portuaires en exportant déjà du vin, de l'huile, des céréales ou encore du poisson. Un port qu'aiment fréquenter les marchands Syriens et tous autres pèlerins. C'est grâce à la construction d'une puissante flotte, qu'elle repousse les incursions des Sarrasins des IXème et Xème siècle. En fait, la ville n'est impuissante que devant un seul ennemi: la malaria qui sévit dans les marais mal drainés.

On retiendra aussi qu'en 1015, Pise qui s'allie à Gênes réussit à chasser définitivement les Arabes, puis les conquêtes de Bône, de Palerme, de Valence, d'Ibiza et de Majorque, entre 1034 et 1114, lui assurant ainsi, la maîtrise maritime du bassin occidental de la Méditerranée, et lui fournissent les moyens financiers de construire la cathédrale dédiée à la Vierge Marie. A cette époque du XIIème siècle, la ville compte environ 15 000 habitants. Pise continue à prospérer, elle contrôle les trafics d'importations des produits d'Extrême-Orient, essentiellement les épices et la soie; et d'Orient, qui apporte du coton et du sucre, elle avait aussi regard sur les arrivées d'Afrique du nord, cuire et laine surtout.

Cependant, Pise a connu une période de décadence qui est dû à la diversification des activités artisanales de ses habitants, qui en faisait jusque là sa richesse. Finalement cela va lui porter préjudice à partir du moment où les rivalités entre les marchands et les chefs d'atelier vont se multiplier. Par ailleurs, Pise doit faire face au triomphe de Florence, Pise qui n'est alors plus capable de s'imposer face aux attaques de Florence donc, et cela dès 1222. De plus, la mort de l'empereur Frédéric II, condamne la vile à se défendre sans appui. Les villes de Florence et de Gênes font alors basculer le régime aristocratique de la ville au profit du peuple en 1284. Enfin Gênes, décidée à réduire la puissance maritime de Pise, abat par des assauts le port pisan, toujours en 1284.

Les conséquences de ces initiatives sont lourdes: il faut dire que privée de milliers d'hommes emprisonnée, étant le théâtre de nombreuses crises internes, Pise est finalement annexée par sa rivale Florence en 1406, elle prend alors possession de son Porto Pisano en 1421, tandis que les hommes d'affaires pisans se réfugient en Sicile. Enfin, devenue sous-préfecture du département de la Méditerranée en 1808, et dotée de l'Ecole normale supérieure italienne en 1813 par Napoléon Ier, Pise et alors au XXème siècle, l'un des principaux foyers de la vie intellectuelle de la péninsule.

De nos jours, Pise est une ville qui joue un rôle de carrefour ferroviaire et routier auquel se joignent des activités industrielles et tertiaires. L'industrie, justement, est caractérisée par la présence de grosses usines et d'un artisanat traditionnel. La grande industrie est représentée par la production de verre et de céramique, mais aussi de mécanique, à savoir Fiat. Quant aux activités tertiaires, elles sont nombreuse et diverses: l'université, créée en 1343, est très célèbre, complétée par des écoles d'ingénieurs et une école supérieur qui accueille plus de 10 000 étudiants. Le tourisme vient ensuite, tourisme d'abord balnéaire puis des édifices historiques, comme le pizzia dei Miracoli avec sa baptistère, sa cathédrale et son emblématique Campanile, mieux connu sous le nom de Tour de Pise.

Quant au paysage urbain, il est nettement marqué par la séparation entre la ville et les faubourgs, liés à la présence des remparts. la vielle ville est traversée par le fleuve l'Arno. Le secteur nord-ouest est celui de l'université, et ailleurs la résidence l'emporte à l'exception d'un axe nord-sud, qui concentre les commerces. Les faubourgs où vivent plus de 50% de la population, rassemblent aussi les industries. Pise est une ville moyenne.

Merci, laissez-moi vos commentaires... Au revoir...

ROTTERDAM. (PAYS BAS)

Posté le 29.06.2007 par Meddeh BELKANICHI
Salut... Bienvenue, je vous propose de partir à Rotterdam...

Rotterdam est donc la deuxième ville des Pays-Bas, elle est habitée par plus d'1 million de personnes. Enfin, elle est surtout connue parce qu'il s'agit du plus grand port mondial, puisque cette ville est située en province de Hollande Méridionale, avec donc un accès direct sur la Manche et la mer du Nord.

Alors, à l'origine Rotterdam était un village, et la future ville est née de la construction d'une digue vers 1240 sur la Rotte, rivière qui se jetait dans le Nieuwe Mars, l'un des bras du delta commun de la Meuse et du Rhin. Mais, Rotterdam est aussi née de l'installation d'une colonie près de cette digue. Elle accède à l'état de Cité par les chartes successives, en 1299, puis en 1328, mais il faut surtout attendre 1340, pour que Guillaume, comte de Hollande, lui accorde son statut définitif de ville. Rotterdam devient déjà à cette époque un port de pêche et assure ainsi des exportations de harengs. Mais son véritable essor ne date que de la seconde moitié du XVème siècle, avec notamment la gloire d'Erasme, qui est un érudit, un humaniste hollandais, et permit ainsi une certaine notoriété de la ville. Cependant, l'émancipation de Rotterdam est nettement freinée par des troubles et tensions sous le règne de Charles Quint et surtout sous Philippe II.

En 1563, la ville de Rotterdam est accidentellement détruite par un incendie, puis la ville est occupée par les troupes Espagnoles de Maximilien Van Boussu, qui tentent de reprendre les lieux qui sont dans les mains des Anglais. Finalement, Rotterdam reprend du devant et chasse les Espagnols. Elle accueille par la suite les artisans d'Anvers, qui fuyaient l'inquisition. A la fin du XVIème siècle, un plan d'agrandissement et de rénovation du port et du canal maritime, dote alors Rotterdam d'un nouveau et vaste quartier portuaire équipé de plus de dix bassins profonds. Au XVIIIème et XIXème siècle, elle échange ses produits, et cela de façon ininterrompue avec la France et l'Angleterre, puis elle se tourne vers l'Indonésie et l'Amérique et devient l'une des étapes la plus importante de la compagnie des Indes Orientales. En 1622, la ville compte 45 000 habitants et jusqu'à 1795, Rotterdam accroît sa population de 117%, un taux qui s'explique non seulement par sa prospérité économique, mais aussi par son ouverture religieuse; elle accepte même les milliers de réfugiés, à la suite de la révocation de l'Edit de Nantes en 1685.

La ville est par la suite intégrée à la république batave de 1795 à 1806, puis au royaume de Hollande de 1806à 1810, avant d'être annexée à l'empire Français de 1810 à 1813. En fait, elle est la victime du blocus occidental, qui provoque le déclin de ses activités portuaires. Cette période de récession ne prend fin qu'en 1863, avec le creusement d'une nouvelle voie d'eau, la Nieuw Waterweg en communication directe avec la mer, sous la direction de Pieter Caland. Il est vrai aussi qu'avec la séparation en 1830, de la Belgique et de la Hollande les difficultés étaient moindres. D'autre part, de 1870 à 1940, Rotterdam se dote de 20 nouveaux bassins, qui s'ajoutent donc aux précédents. Cependant, la Seconde Guerre Mondiale a mis à mal ces récents aménagements puisqu'ils sont détruits lors du Raid de Luftwaffe, le 14 mai 1940, mais ces infrastructures sont reconstruites par la suite.

Avec un trafic annuel largement supérieur à 300 millions de tonnes, le port de Rotterdam occupe incontestablement le premier rang mondial pour le tonnage des marchandises chargées ou déchargées. Mais son essor date surtout du XXème siècle, Amsterdam qui gardait l'avantage jusqu'ici. C'est grâce aux différents aménagements, canaux, bassins... avec un accès direct sur la Manche et la mer du Nord. Elle dispose de nos jours de trois ports pétroliers, et c'est surtout la situation géographique de Rotterdam qui explique sa croissance exceptionnelle dès le XXème siècle. Ce port dispose de plus d'un arrière pays très tendu grâce à la présence de la voie rhénane, qui est le principal axe de navigation intérieur, qui dessert notamment les régions les plus industrialisée d'Allemagne, si bien qu'un cinquième des marchandises de tout le port, soit 60 millions de tonnes passent la frontière germano-néerlandaise.

On retiendra aussi que près de 70% du trafic dans le port sont des entrées, essentiellement d'hydrocarbures, minerais métalliques et des denrées d'origines agricoles, en particulier des fruits tropicaux. Rotterdam qui cherche d'autre part, à s'intéresser de plus en plus aux ports voyageurs. Enfin, pour terminer sur ce port, son attrait repose surtout sur son organisation, la rapidité des opérations, mais aussi sur sa grande capacité de stockage, de ses entrepôts, et l'existence de services annexes, comme par exemple, celui de la réparation navale.

Au niveau de la ville même de Rotterdam, il faut savoir que l'agglomération comprend surtout des quartiers construits à la fin du XIXème et XXème siècle. En effet, la ville historique, aux dimensions assez modestes, n'a jamais habritée plus de 60 000 personnes. Rotterdam lourdement éprouvée par les bombardements de 1939-1945, qui n'ont laissé que quelques vestiges miraculeusement épargnée, comme l'hôtel de ville. En plus de cela, la forte croissance de 1870 à 1930, est témoignée par la prolifération de quartiers assez monotones, de maisons basses, de résidences bourgeoises et surtout ouvrières. Les formes d'urbanisation récentes comprennent les cités-jardins, avec des maisons individuelles et de grands ensembles. Les noyaux anciens de Schiedam et de Vlaardingen habitée par 100 000 Rotterdamois, qui ont conservé leur potentiel portuaire, forment maintenant avec le reste de Rotterdam, une agglomération continue. La rive sud, reste toujours le fief d'une urbanisation future toujours plus poussée.

Quant à la morphologie urbaine, elle est facilement remarquable par sa sectorisation, avec au nord-ouest les entrepôts et activités industrielles, les résidences au nord-est et au sud-ouest de la ville. Au centre, se trouvent les commerces. Il est vrai qu'avec la disparition des anciens bâtiments d'avant-guerre, cela a permis, contrairement à Amsterdam, de créer de vastes avenues et larges espaces de stationnement, bordées d'immeubles à étages, occupés eux par des sociétés commerciales ou financières, entre autre. Dans ce même centre sont remarquables, les salles de cinémas ou de concerts, les théâtres, restaurants, agences de voyages, grands magasins ou encore la fameuse Galerie piétonne: la Lijnbaan, qui fut la première du genre en Europe. L'on estime à 100 000, le nombre de personnes travaillant dans ce centre urbain, essentiellement des cadres et des employés de bureaux.

Une agglomération de cette taille, coupée par des voies importantes, pose de délicats problèmes de circulation: la jonction entre les deux rives est assurée depuis 1942 par le Maastunnel, auquel se sont ajoutés en 1964, le pont de Brienenard, et en 1967 le Benelustunnel, ainsi qu’une ligne de métro achevée dès 1968. Cette dernière qui a permis de diminuer l'engorgement des principaux axes routiers. Paradoxalement, malgré ces aménagements, la ville de Rotterdam a perdu depuis ces trente dernières années environ 100 000 habitants. Enfin, même s'il faut s'attendre peu à peu à un ralentissement de la croissance industrielle, le renforcement du pouvoir de direction économique de celle-ci, constitue le meilleur gage d'avenir.

Merci, vous pouvez me laisser vos remarques...

Venez visionner Rotterdam sur http://fr.youtube.com/watch?v=UwQ79AT4ql8

STOCKHOLM. (SUEDE)

Posté le 29.06.2007 par Meddeh BELKANICHI
Bonjour et bienvenue à Stockholm...

Stockholm est la capitale de la Suède, la Suède qui est au nord de l’Europe, entre la Norvège et la Finlande. C’est une ville qui est entourée par les eaux et qui est habitée par environ 1 500 000 personnes. « Stock » qui veut dire « pieu » et « holm » qui signifie « belle île ».

Ce serait vers 1252 que Birger Jarl, régent de Suède, fonda la cité de Stockholm sur l’île appelée aujourd’hui Staden, et fît construire par la suite son château qu’il appela les Trois Couronnes, mais celui-ci brûla en 1697, et sur ce même emplacement on construisit alors en 1754, l’actuel château royal.

Auparavant, en 1264, débutèrent les travaux de la cathédrale nationale de la Suède et de la Grande Eglise Storkyskan, dédiée à St Nicolas de Myre, qui était le patron des navigateurs. Le même édifice fut en grande partie reconstruit au XVème siècle, et très remanié entre 1736 et 1743; c’est dans ce monument religieux que les plus grands hommes du pays furent couronnés comme par exemple Magnus VII ou encore la reine Christine, ainsi que Charles XII, Gustave III sans oublier les rois de la maison de Bernadotte.

En 1397, Stockholm souffrit de l’Union de Kalmar qui plaça la pays tout entier, tout comme la Norvège, sous la souveraineté du roi de Danemark. Elle subit alors un lourd blocus, et c’est à la fin du XVème siècle que les admirateurs nationaux, les Stures, reprirent possession de la ville et du pays. Ce fut un gouvernement éphémère puisque dès 1520, le roi Christian II de Danemark, reconquit la Suède, qui fit reprit à la main de Gustave Vara, nouveau roi indépendant, et cela malgré les précédents massacres. Ainsi, il fit de Stockholm non seulement la capitale politique mais aussi économique de tout le pays. Cependant, la ville prit vraiment son essor que sous le règne de Gustave II Adolphe; sa population qui atteignait 9 000 habitants en 1632, passa à 40 000 en 1660 et en 1700 déjà 75 000 Stockholmois vivaient là-bas.

Au XVIIIème siècle, Stockholm devenue un important foyer culturel, scientifique et littéraire, commença à attirer les savants et les érudits. Au début du XIXème siècle, avec l’avènement de la dynastie des Bernadotte -c’est-à-dire, l’accès au trône de ces derniers- la ville se tourna, en profitant de la paix, au commerce libre, qui favorisa l’expansion de cette capitale. De plus, dans ce même contexte de calme, la population de la ville s'est accrue pour atteindre les quelque 50 000 habitants en 1850. Au XXème siècle, avec le développement des voies ferrées, Stockholm s’étend sur toutes les îles alentours de Staden, et cela sur un rayon de 3 kilomètres. La ville s’embellie avec des parcs, des immeubles, des usines en périphérie, et nombreux sont les monuments de cette époque, tel l’Opéra royal, le Musée national édifié en 1866 ou encore la Bibliothèque royale en 1870. Enfin, le Parlement et la Palais de justice furent inaugurés respectivement en 1905 et 1915.

De nos jours, tous les plans d’urbanismes sont caractérisés par les solutions apportées aux problèmes de la circulation, à savoir construction de grands ponts et d’échangeurs. Au delà de cela, on a bien relié des quartiers et même des villes satellites, au centre de la capitale, où l’on peut aussi bien résider que travailler. Depuis 1950, s’est construit le centre des affaires avec des hautes tours, sièges des grandes sociétés industrielles et bancaires. Et autour de la ligne centrale du métro se trouvent bon nombre de magasins. Il faut savoir que Stockholm est le centre commercial et industriel du pays. La ville concentre en effet, les usines sidérurgiques et les ateliers de constructions électroniques, tels que les réfrigérateurs, les aspirateurs ou encore les téléphones. Stockholm au centre de la Suède puisqu’elle regroupe 18% de la population active du pays, 27% des fonctionnaires et 28% des emplois commerciaux de tout l’Etat. Enfin, un dernier mot sur le domaine du tourisme, pour vous dire que grâce non seulement à l’atout climatique que possède la cité, avec notamment des étés agréables, et grâce à ses espaces verts, son centre-ville et ses monuments, empreintes indélébiles du passé; Stockholm est l’une des plus belles villes de toute la Scandinavie. Et l’aéroport international de Bromma est là pour en témoigner avec ses milliers de visiteurs chaque année.

Merci pour votre visite... Vous pouvez me laissez vos remarques...

Venez visionner Stockholm sur http://fr.youtube.com/watch?v=nzOYjjjNkHM
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